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 If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]

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MessageSujet: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Jeu 6 Aoû - 14:46


It's you, only you


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol

Il est tôt, très tôt. Le soleil ne s’est pas encore montré à l’horizon et si on y regarde de plus près, le ciel est encore étoilé. L’originel ne semble pourtant pas y prêter attention, assis dans l’obscurité la plus totale, un verre de bourbon à la main. Suite aux évènements des jours précédents, il était rentré le soir d’avant, s’était affalé dans un des fauteuils du salon et n’en avait plus bougé depuis. Ce n’est pas dans ses habitudes de rester aussi pensif, mais les temps l’exigent. De nombreuses choses venaient perturber la vie quotidienne du Mikaelson, un peu trop à son goût, lui qui, pourtant,  d’habitude aime l’action et la complexité de ce monde.

Si d’une part il s’inquiète pour la magie de ces lieux, la solution en est toute trouvée et Davina Claire se doit de mourir. Compléter le rituel est d’une importance sans égale au vu des évènements actuels. La tempête qui avait ravagé la Louisiane n’était autre que les pouvoirs de la jeune fille qui devenaient incontrôlables. Bien évidemment, il s’était allié aux sorcières et se trouve aujourd’hui prêt à aller chercher la gamine lui-même si cela se prouve être nécessaire. Kol ne compte en aucun cas voir sa ville détruite parce que Marcel ne supporte pas l’idée de voir sa petite protégée suffoquer dans son propre sang. Néanmoins, se rendre à la demeure pour enlever Davina était un pari risqué. Le jeune Mikaelson ignore d’ailleurs ce que pensent Niklaus et Elijah de toute cette situation. L’aîné des deux devait s’opposer à l’idée de tuer une gamine de seize ans, Nik par contre.. Nik devrait pouvoir être persuadé du contraire. La question est alors s’il est prêt à jouer ce rôle, la voix de la raison, auprès de son hybride de frère.

D’où le deuxième problème qui se présente à lui. Klaus et ses hybrides. Rebekah pouvait être d’une naïveté sans nom, loyale comme un toutou à qui on promet récompense. Si le vampire porte rancune à sa sœur, là, sur le coup, elle s’était prouvée une nouvelle fois d’une idiotie sans nom. Quelle idée, dire à Nik qu’il y avait encore des poches de sang ! Et pourquoi pas les lui apporter sur un plateau d’argent ? Combien de temps cela va-t-il durer avant qu’il n’ait sa petite armée à ses côtés ? Tous attachés à lui comme de véritables soldats, incapable de refuser le moindre ordre. Au moindre écart de conduite, les autres membres de la fratrie peuvent à présent aussi bien craindre la dague que la morsure d’un satané hybride. Le fait que le plus jeunes des frères n’aime aucune des deux possibilités peut dès lors ce comprendre. Surtout que dans son cas, Nik serait capable d’envoyer toute sa petite armée pour lui coller des hallucinations pendant une semaine. Mauvaise place qu’est celle du quatrième mousquetaire.

Finalement, le seul problème qui occupe le plus ses pensées est la situation actuelle, c’est-à-dire Laëtitia. Une fois de plus, alors qu’il lui semblait avoir dit à la médium de ne pas aller à la fête des sorcières, elle s’y était rendue. Certes, il n’avait pas exactement été explicite à ce sujet, mais c’était joué des mots et à ce jeu-là, seul Elijah peut se dire être plus doué que lui. Le vampire s’était dès lors contenté de ramené la médium au manoir et de partir toute la journée en la laissant là. Il n’était rentré que tard au soir, se demandant alors si elle s’attendait au même scénario que la dernière fois. Il n’en fût rien, l’originel se contenant d’une douche et de vêtements propre avant de quitter sa chambre, la laissant croire qu’il était partit chercher une proie pour la nuit. Bien évidemment, il n’était descendu qu’au salon sans savoir si elle était encore éveillée ou non.

Le soleil se levait à présent, le ciel étoilé laissant place à un ciel bleu azur, quelques nuages gris venant pourtant assombrir cette future journée. Kol ne bougea toujours pas, seul preuve d’un quelconque mouvement lors de la nuit durant étant la bouteille de bourbon à moitié vide sur la table basse du salon. Depuis quelques heures déjà, il se concentrait sur les battements de cœur qui animaient le manoir, ceux de la médium dormant à l’étage supérieur. Le temps de réflexion est cependant révolu, ça ne lui a pas plus apporté que la veille. La seule différence est à présent une longue liste de choses à faire, une deuxième liste de choses à ne pas faire et une troisième liste de choses qui pourraient potentiellement le mener dans un cercueil. C’est en vidant son verre qu’il laissa tout ça derrière lui, du moins pour l’instant. Une bonne dizaine de minutes passent quand il finit enfin par se lever, rangeant par la même occasion la bouteille de bourbon dans le bar et posant son verre sur ce dernier.

Ses pas le menaient alors à la cuisine où il finit par s’appuyer contre un des comptoirs, cette fois-ci un verre de sang à la main, dans la simple attente que Laëtitia se réveille.


Ps:
 
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Laëtitia Moonrise
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Jeu 6 Aoû - 19:10

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Un enfant sait très bien que s'il met la main sur quelque chose qu'il ne devait pas toucher, il se fera punir par ses parents. C'était inéluctable. Un mari trompant sa femme et laissant des marques de rouge à lèvres sur sa chemise mise au sale, savait qu'il finirait à la porte de chez lui en rentrant du travail. C'était tout aussi inéluctable. Dans la vie de chacun, il y avait des choix qui menaient à des conséquences que l'on ne voulait pas voir arriver, alors pourquoi faire ce choix ? Laëtitia avait bien entendu Kol quand il avait quitté le manoir. Même si sa demande l'avait horripilé, elle lui avait fait aussi froid dans le dos. Elle ne pouvait pas prétendre qu'elle n'avait pas compris que quelque chose se passerait cette nuit-là. Elle ne pouvait pas faire croire qu'elle n'avait pas hésité à retenir Kol et lui demander de rester lui aussi, de peur qu'il lui arrive quelque chose. Pour l'une des rares fois de sa vie, elle n'avait même pas cherché à savoir de quoi il s'agissait. Elle l'avait simplement écouté. Mais comment Kol pourrait-il croire ça alors qu'il l'avait vu sur les lieux de la fête ? La jeune médium avait attendu d'apercevoir Elijah, et puis elle les avait vus, eux. Des vampires à la solde de Niklaus. Alors, oui, ils ne faisaient aucun doute qu'ils devaient protéger Hayley mais... La jolie blonde avait toujours eu peur de ce frère. Celui qui savait pour sa relation avec le plus jeune des originels. Celui qui la menaçait sans cesse de révéler à Kol qu'il était au courant pour sa relation secrète. Pour elle, cette révélation était synonyme de séparation. Pourquoi le jeune Mikaelson resterait avec elle si elle n'avait pas l'aval de l'un de ses aînés ? Craignant de le croiser sur sa route, elle prit sa veste qu'elle avait laissée dans la chambre de Kol et dévala les escaliers.

Son cœur battait la chamade alors qu'elle s'aventurait seule en Nouvelle-Orléans. C'était d'ailleurs la première fois qu'elle le faisait. En général, Kol ne la laissait jamais sortir seule en Louisiane sauf à Sheverport, la ville où il dictait ses lois. Elle ressentit un pincement au cœur et regarda derrière elle, elle avait hésité à faire demi-tour. Mais non, Laëtitia préférait affronter une menace inconnue que celle qu'elle connaissait déjà. Et puis, ce que Kol ne savait pas ne pouvait pas lui faire du mal. Ce n'est pas comme s'il lui avait vraiment interdit d'aller à la fête. Reste au manoir avaient été ses mots. Elle n'était pas si loin que ça de lui... Ce n'était pas non plus comme si elle avait menti à Kol sur ses intentions. Elle lui avait demandé le matin si elle pouvait se rendre à la fête des sorcières. Ils étaient tous les deux montés dans la voiture. A priori, ça semblait vouloir dire oui ? Bien sûr, l'ordre qu'il lui avait donné était clair mais... Non, le manoir seule, elle ne pouvait décidément pas à la Nouvelle-Orléans.

La fête se passait bien, sans encombre. Elle était même ennuyante et peut-être stressante pour la petite médium. Mais ce n'était pas comme pour l'autre fête. Cette soirée avait lieu tous les ans, tous les ans elle se passait bien. Peut-être que Kol voulait simplement se rendre à un endroit sans elle ? Et par mesure de précautions, il l'avait laissé au manoir familial. Le soucis du détail. Combien de temps pourrait-elle se montrer distante aux yeux de tous vis-à-vis de lui si elle se trouvait toujours sur les terres des Mikaelson ? Finalement, bien maladroitement, elle voulait surtout garder le secret de leur relation. De peur qu'il ne la chasse si elle devenait bien plus concrète qu'un simple secret. Il avait fait son apparition alors que tout allait mal. Il était venu à la soirée quand cette dernière était un véritable feu de joie. Kol savait que cela allait très mal terminer. D'où la demande explicite de rester au manoir.

Le retour chez eux avait été interminable pour la médium. Elle qui aimait tant être conduite par Kol, le silence et l'ambiance de l'habitacle avait rendu tout le voyage très pénible. Elle était montée dans sa chambre en silence, maintenant ce qu'il semblait vouloir maintenir. Elle était angoissée, pétrifiée. Et si cette fois il en avait vraiment sa claque de tout ça ? De son comportement ? Et s'il la jetait dehors ? Il n'avait pas dit un mot, pas un cri, rien. Il était beaucoup trop calme et la médium craignait le pire. Elle déglutit alors qu'elle s'accrochait désespérément à son oreiller. Qu'allait-il se passer après ? Laëtitia n'était pas du genre à pleurer, encore moins depuis qu'elle voulait rester auprès de Kol. Se montrer faible près de lui risquerait d'effriter le peu de sentiments qu'il semblait éprouver pour elle. Elle en mourrait de perdre ça. La fatigue finit par l'emporter et elle s'écroula dans un sommeil profond. A son réveil, son oreiller était humide... Elle passa sa main dessus et s'aperçut qu'elle avait du pleurer dans son sommeil.

Si jamais Kol était rentré, il serait en train de dormir dans sa chambre, il était bien trop tôt. Le soleil n'était même pas encore levé. Elle s'assit sur le bord de son lit, elle avait juste soif. Elle avait surtout besoin de bouger. L'action l'empêchait de réfléchir, et tout ce qui lui venait en tête, c'était de se remettre à pleurer. Elle passa rapidement dans la salle de bain de l'étage pour s'asperger le visage d'eau froide. Elle se passa un rapide coup de brosse dans les cheveux. Son regard était vide de toute expression. Finalement, ses jambes la firent descendre les escaliers, doucement. Il lui fallait un verre, alors autant se diriger directement dans la cuisine. En plus, l'originel s'y trouvait rarement alors... Son regard tressaillit en l'apercevant, un verre de sang à la main. Machinalement, elle fit immédiatement demi-tour, bien que sa gorge était en feu. Elle n'avait pas envie de l'affronter et en même temps, si elle devait être mise à la porte ou quoi que ce soit d'autre, à quoi cela servait de retarder l'inévitable. Elle croisa les bras sur sa poitrine et fit volte-face.

« Bonjour... » fut le seul mot qu'elle réussit à sortir. Elle s'avançait maintenant dans la cuisine, cherchant à attraper un verre tout en masquant le fait qu'elle commençait à trembler de crainte de ce qui risquait de se passer ensuite.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Ven 7 Aoû - 2:27


It's you, only you


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol

Kol n’ignore pas l’état d’esprit dans lequel doit se trouver Laëtitia. Il n’a pas pour habitude de ne pas s’énerver, de ne pas s’emporter et d’agir avec violence à une situation qui l’échappe. Peut-être est-ce les problèmes qu’il rencontre, ou encore le temps maussade qui lui donnait l’envie de partir loin, en ayant pour seul compagnie la médium, être libéré d’une ville qui au fond ne représente rien à long terme. Peut-être s’était-elle attendue à le voir débarquer avec une fille, comme la dernière fois. Peut-être s’était-elle attendu à ne pas le voir dans les prochains jours. Le vampire s’en fichait éperdument. Qu’elle pense ce qu’elle veule, qu’elle panique à l’idée qu’il lui fasse du mal, au moins, elle regrettera sa décision et peut-être, oui, peut-être qu’elle l’écoutera, la prochaine fois. Peut-être qu’elle réfléchira avant de se lancer dans l’une ou l’autre aventure périlleuse. À force de n’en faire qu’à sa tête, elle risque un jour de se faire tuer. Une situation inacceptable pour lui, qui quoiqu’il en dise, se sentirait coupable. Un jour viendra sans doute où quelqu’un la blessera, où elle n’osera plus braver le danger comme s’il ne s’agit que d’une pièce de théâtre où elle se trouve avoir tout contrôle.

Balivernes. Laëtitia n’écoutait jamais Kol quand elle le devait et elle ne l’écoutera sans doute jamais. C’est à croire que le Destin s’acharnait sur lui, les seules fois où la médium devait impérativement faire ce qu’il lui disait de faire, elle faisait tout le contraire. La mort d’une précédente danseuse, laissant derrière elle un enfant de quatre ans, n’y changea rien. Alors il a préféré de pas entendre ses excuses, ne pas avoir à se calmer sous risque de vraiment lui faire du mal, c’est-à-dire physiquement. Évidemment, passer une nuit entière à ruminer ses pensées ne l’a pas plus avancé. Au contraire, il se trouve maintenant être fatigué, heureusement ce n’est là rien qu’un verre de sang ne peut pas remédier. Seule raison pour laquelle il s’est déplacé du salon à la cuisine. Le réfrigérateur contenait toujours plusieurs poches de sang. Quand un vampire habite quelque part, c’est la moindre des choses pour qu’il n’aille pas tuer d’innocents voisins. Ça ne risque pas d’arriver chez lui, car une des raisons de ses nombreuses sorties est bien qu’il aime s’abreuver régulièrement. Et bien que les poches de sang ne lui plaisent guère, il en possède un paquet.

L’originel n’aime pas le sang en poche, il aime boire à la souche et tuer ses victimes. Il ne peut s’en empêcher, c’est un coup d’adrénaline qu’il adore autant que la souffrance d’autrui. Plusieurs siècles auparavant, il pouvait s’attaquer à des villages entiers sans risquer la moindre réprimande. Aujourd’hui, s’il doit tenter une telle chose, non seulement aurait-il Elijah à dos mais sans doute aussi une armée humaine. Le rythme régulier formant une véritable mélodie prit fin, laissant place à des battements plus prononcés. La médium était donc éveillée. Il ne dû attendre qu’un court instant avant d’entendre les pas de la jeune femme, de la voir apparaître dans son champ de vision. Cependant, dès qu’elle s’aperçut de sa présence elle fit demi-tour. Ne la lâchant pas du regard, il ne bouge pas d’un cil mais est déjà prêt à la rattraper si elle se décide à retourner dans sa chambre. Laëtitia est loin d’être idiote, elle ne peut l’éviter et le sait d’ailleurs parfaitement bien. C’est anodin, craindre ainsi la réaction de la personne avec laquelle on vit. Pour des gens normaux du moins, ça le serait.

La médium semble pourtant prendre son courage à deux mains, même si en croisant les bras sur sa poitrine elle semble vouloir se protéger de lui. Le plus jeune frère Mikaelson ne la quitte toujours pas du regard, cloîtré dans le silence qui lui est des plus étrangers. C’est elle qui prononce le premier mot, un simple bonjour qui aux oreilles du commun des mortels n’aurait rien de bien étrange. Pour Kol, il ne peut y associer que les tremblements qu’elle tente de dissimuler. Elle a peur de sa réaction, des évènements à suivre et il le sait. Ce qui l’aurait d’antan ennuyé est le fait qu’elle soit au courant. Il n’a aucun doute à ce sujet, Laëtitia sait parfaitement qu’il s’amuse à être craint de tous, même d’elle par moment. Aujourd’hui ne fait pas exception, bien qu’il ignore s’il la laisse languir dans la peur par amusement ou par crainte qu’il arrive à prononcer des paroles blessantes qui lui briseront le cœur. Kol Mikaelson qui s’inquiète du bonheur d’autrui, qui l’aurait un jour cru ?

Malheureusement pour elle, la seule armoire contenant des verres se trouve derrière lui. L’originel ne doute pas une seconde qu’elle puisse attraper la première chose pouvant contenir de l’eau pour éviter à lui demander quoique ce soit. Néanmoins, bien avant que la médium ne se rende compte de ce dilemme, il lui propose un verre. Le sien, rempli de sang humain. Si son visage ne semble dévoiler aucune émotion, son regard en dit long. Elle ne doit pas espérer recevoir un autre verre, ni pouvoir boire de l’eau. C’est soit le sang ou rien. Une punition, en quelque sorte. Si la jeune femme est suffisamment réveillée, elle s’en rendra compte. Le Mikaelson peut faire pire, être d’ailleurs bien plus cruel et lui faire croire l’espace d’un instant qu’elle n’est plus qu’une proie à ses yeux. Ça n’est en rien un concept étranger pour la médium, qui dû subir un tel sort quelques mois auparavant. Au lieu de ça, il se contente de rester calme, de ne pas crier, pour ne pas dire rester complètement silencieux. Et il lui propose son verre, même si c’est bien du sang s’y trouvant. En somme, rien de bien grave, au contraire de ses habitudes les plus sanglantes.
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Laëtitia Moonrise
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Sam 8 Aoû - 0:05

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Même dans ce monde, il y avait quelque chose que personne n'était parvenu à faire : remonter dans le temps. Laëtitia aurait tellement chéri ce don si elle l'avait possédé. Elle n'avait jamais autant souhaité retourner en arrière pour changer une toute petite décision qu'elle avait prise. Si elle l'avait pu, elle serait restée au manoir sans l'ombre d'une hésitation. Peut-être que l'histoire lui aurait montré que cette solution aussi aurait été mauvaise. Elle l'aurait sûrement été. Mais elle l'aurait été moins que la voie qu'elle avait prise. Si seulement la médium avait réfléchis avant d'agir, elle se serait souvenue de cette nuit-là. La nuit où Kol Mikaelson avait été très clair avec elle. Ce n'était pas comme si elle l'avait oublié, la preuve en était qu'elle ne s'était plus jamais mise en danger... Jusqu'à la fête des sorcières... Mais c'était différent cette fois. Elle n'avait pas eu l'intention de se mettre en danger, bien sûr que non. Cela avait été plus fort qu'elle, elle n'était pas ce genre d'oiseau à pouvoir rester en cage. Son naturel avait dû reprendre le dessus sans qu'elle n'y prête attention. C'était ça le plus dur finalement, quand la colère ou la peur laissait place à la résiliation. Kol l'avait prévenue depuis le départ, il ne lui avait pas menti, elle s'était menti à elle-même. Il ne voulait pas être en couple. Le cœur de la médium se serrait tellement fort à chaque fois qu'il approchait une autre femme, à chaque fois qu'il en emmenait une dans sa chambre. Et si un jour, par inadvertance, il tombait sur la bonne ? Sur celle pour qui, plus rien d'autre ne contrait. Quelqu'un qui n'était pas comme Laëtitia. A quoi ressemblait la femme parfaite pour lui ? C'était une torture de se poser la question, parce qu'elle ne trouverait jamais cette femme dans son reflet. La preuve en était qu'ils en étaient encore là. Elle s'était mise en danger, elle ne l'avait pas écouté.

Pourquoi un originel vieux de plus de mille ans se fatiguerait avec une enfant blonde et stupide ? Il réclamait sa liberté, qu'elle arrête de chouiner quand il batifolait, parce qu'il ne lui appartenait pas. Ce que c'était dur d'y penser soi-même. Il ne lui appartenait pas. Elle avait décidé de s'offrir à lui, de n'être plus qu'avec une seule personne : lui. Mais l'originel n'avait jamais souhaité que ce soit la même chose de son côté. Les conciliations avec les deux jeunes gens n'étaient plus possibles. Elle avait fauté une fois de trop, démontrant à Kol que, décidément, ils ne pouvaient pas fonctionner ensemble. Tant d'efforts, pendant des années, tout cela pour rien. Tout était brisé parce que ses pas l'avaient mené au mauvais endroit, au mauvais moment. L'originel ne pouvait pas se contenter d'une seule femme, mais s'il acceptait que l'une d'elle vive avec lui, elle devait se plier à ses conditions. La médium ne pouvait plus supporter de voir des femmes le toucher, glousser et finir dans le lit de l'homme qu'elle aimait. Elle se trouvait même incapable de rester à sa place, même quand, pourtant, elle pensait avoir fait tant d'efforts pour y rester. Elle ne convenait pas à Kol et l'originel n'avait pas à devenir son prince charmant. Elle n'était qu'une petite médium parmi tant d'autres. Combien en avaient-ils eus dans son lit après tout ? Elle crut qu'elle allait faire un arrêt cardiaque à cette pensée.

Alors, voilà où ils en étaient, n'est-ce pas ? Voilà pourquoi Kol ne disait pas un mot. C'était la fin. La fin d'un bonheur fragile qu'elle avait tant voulu protéger et qu'elle avait pourtant brisé avec soin. Elle pleurerait, plus tard, mais ce n'était pas le moment, ce n'était plus la peine. Pleurer ne l'aiderait pas à remonter le temps. Pleurer ne ramènerait pas Emy, cette danseuse morte dans une chambre du manoir, celle qui était une jeune maman innocente dans toute cette histoire. Celle que Laëtitia avait tué sans le vouloir. L'ombre d'un instant, toutes ces idées lui donna le tournis et elle pensa s'évanouir. Mais pour l'heure, c'était sa soif qui lui demandait de l'attention.

Kol n'avait pas souhaité lui répondre. C'était vraiment fini, inutile de se débattre face à l'inévitable, elle l'avait tellement reculé. Mais tout compte fait, c'était comme la mort, elle pourrait la combattre autant de fois qu'elle le voudrait, elle finirait par la rejoindre. C'était un fait pour une petite médium à condition humaine. Encore tremblante et pas tout à fait résolu, elle ouvrit le placard face à elle. Elle n'y trouva que les assiettes. Elle le ferma, se rappelant que c'était celui à côté qui contenait les verres... L'originel était devant et lui en tendait déjà un. De la générosité ? Un dernier verre avant qu'elle ne fasse ses bagages ? Non, ce n'était rien de tout cela. Elle en eut un haut-le-cœur dès qu'elle comprit où il voulait en venir, toujours en silence. La jolie blonde avait l'impression d'avoir été choisi pour tester de nouvelles méthodes de tortures. Il lui demandait de boire du sang humain... Elle ne buvait déjà celui de Kol que pour certaines raisons très spécifiques. Parce que lorsqu'il lui en tendait, il ne plaisantait pas et que si elle ne le buvait pas d'elle-même, la médium restait persuadée qu'il finirait par la forcer à le faire. Il y avait aussi cette autre raison tellement importante pour elle. C'était le seul moment où elle avait vraiment l'impression d'être totalement en couple avec lui. Quel vampire originel donnerait son sang à quelqu'un qui ne compte pas ? Elle avait l'impression de devenir un petit peu vampire, mais seul le sang de Kol lui plaisait. Parce que c'était le sien. Mais ce qui avait dans le verre n'avait rien du goût du sang du vampire, elle le savait très bien.

Pourtant, elle prit le verre qu'il lui tendait et sans le regarder dans les yeux, elle retenu sa respiration pour finir le verre d'une traite. Elle en avait les larmes aux yeux, de dégoût, de crainte de le rejeter immédiatement dans l'évier. C'était immonde, ça n'avait rien à voir avec le sang de l'originel, vraiment rien à voir. D'ailleurs elle s'approcha doucement de l'évier pour y déposer le verre sale et vide, restant la tête penchée plusieurs secondes au-dessus de l'évier, craignant qu'elle ne puisse pas digérer ce qu'elle venait d'ingérer. Puis vint enfin la résiliation, dure et cruelle, elle allait placer les mots que Kol ne voulait pas dire lui-même. Elle releva seulement la tête, fixant droit devant elle, ce serait moins dur si elle n'avait plus à affronter les yeux de l'originel, les yeux du seul homme qu'elle aimerait à jamais.

« Je m'en vais cet après-midi ou ce matin, si tu préfères que je parte plus tôt... Je pars quelques jours et à mon retour. Tu n'auras qu'à changer la serrure pour que je comprenne que je ne suis plus la bienvenue ici. »

Dans la tête de Laëtitia, tout devenait limpide. Kol avait trois choix qui se posaient à lui : la mettre à la porte, la tuer ou l'enfermer. Après tout, cette menace lui était revenue en mémoire et pour dire vrai, à ses yeux, la mort serait une punition plus douce. Elle ne se voyait pas dans un grenier, à entendre les femmes glousser en bas et grimper sur l'originel. Ça y est, à cette vision, elle allait vomir. Même s'il avait choisi cette option, ce serait un véritable jeu du chat et de la souris dans le manoir, parce qu'elle ne se laisserait pas enfermer facilement.

« Je ne t'ai pas écouté, encore, alors que cette fois... Je n'avais vraiment pas l'intention de te déplaire. Depuis cette nuit-là, j'ai tout fait pour coller à l'image de la médium que tu voulais chez toi. J'ai échoué parce que je t'ai désobéis. Tu m'as donné une seconde chance et j'ai de nouveau échoué à coller à cette image. Je... » Elle serra ses doigts tellement fort contre l'évier qu'elle espéra que quelque chose se brise. Non, elle n'avait plus envie de parler, c'était trop dur. Elle resta quelques secondes silencieuses, le regard dans le vide, avant de murmurer les mots qu'il n'aimait pas entendre, mais ce serait la dernière fois, alors à quoi bon ? « Je t'aime Kol. »

Puis, sans un regard, elle passa devant lui, commençant à sortir de la cuisine tout en griffant machinalement son tatouage. Elle détestait ce dessin sur sa chaire, elle se détestait profondément et elle détestait n'avoir pas réussi à être celle qui gagnerait le cœur de l'originel.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Dim 9 Aoû - 23:16


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Laëtitia & Kol

Un verre de sang ne semble pas être grand-chose. Encore moins venant de Kol. Il est capable des pires atrocités et a une imagination des plus débordantes quand il s’agit de faire souffrir autrui. Elijah avait même qualifié cela comme une imagination vile et cruelle. Qu’importe. Si le vampire prend plaisir à voir souffrir les autres, ça ne regarde que lui. Et ses actions n’étaient rien comparé au passé, au début de sa transformation, lorsqu’il perdu la magie et gagne l’immortalité. La puissance d’être indestructible. Il en avait massacré, des villages entier, buvant à sa soif et au-delà. Torturant hommes et femmes pour se délecter de leur peur et de leurs peines. Si aujourd’hui l’originel aurait besoin d’une bonne raison pour s’en prendre à un enfant de moins d’une dizaine d’années, ce ne fût pas toujours le cas. Il fût un temps où il ne fit aucune différence, femmes enceintes ou enfants en bas âge, proies quelconque et identiques à ses yeux.

Le plus jeune frère Mikaelson ne s’était jamais adouci. Personne n’est jamais arrivé à le changer, un de ses frères aînés aurait pu tenter avec la même énergie qu’il disposait pour leur demi-frère, mais non. C’est un des actes les plus cruels qu’il ait eu à subir, un de seuls qui lui firent réellement de la peine. Sa propre famille ne l’avait jamais considéré digne d’intérêt suffisant pour l’empêcher de commettre des actes monstrueux. Entre eux, c’était pour toujours et à jamais, pendant que Finn et lui prirent la route de la solitude, seuls et abandonnés de tous. Bien sûr, une telle liberté fût d’antan une aubaine, faire ce qu’on veut quand on veut est plaisant. Ne plus avoir à craindre ce père qui effrayait toute la famille, cette femme qui voulait tant être une bonne mère mais qui n’y parvint pas. Alors il avait appris à s’éloigner des autres, à ne pas les laisser croire une seule seconde qu’il pouvait tenir à eux ou qu’ils pouvaient tenir à lui. Sa famille est toujours restée sa famille, même s’il est le vilain petit canard à qui ils portent intérêts quand ils ont besoin de son aide ou d’un larbin qui ne risque pas de vouloir les tuer définitivement.

Alors sa rencontre avec la médium était un miracle qui arrivait bien trop tard. Plus d’un millénaire trop tard. L’aurait-il rencontré il y a mille ans, peut-être la traiterait-il comme une égale. Peut-être ne serait-il pas dans cette situation actuelle, originel craint et dont tant voudraient la perte. Son propre frère disposait de dagues qu’il se ferait un plaisir d’employer. Et ce contre l’originel lui-même. Si sa fratrie venait à savoir ce que Laëtitia représentait pour lui, elle serait encore plus en danger. Comme si le fait que de nombreuses personnes n’aimaient guère les Mikaelson ne suffisait pas. De toute manière, il était un aussi grand danger pour elle. La médium ne connaitrait aucun danger, sauf celui du commun des mortels, n’aurait-elle jamais croisé la route de Kol. La laisser partir ? Non. Il en est hors de question.

La jeune femme comprend ce qu’il veut qu’elle fasse sans qu’il ait à dire un mot. Ce n’est pas de son gré, mais elle n’a pas le choix et ne l’ignore pas. Alors d’une traite, elle vide le verre et se penche ensuite au-dessus de levier. Il en vint à se demander un court instant s’il n’aurait pas mieux dû hausser la voix. Mais la médium se ressaisit, prononçant alors des paroles qui ne viendront qu’énerver l’originel. Au lieu de l’interrompre, il se tapit encore dans le plus grands des silences. Mais d’où lui vient l’idée qu’elle puisse partir ? Pire même, qu’il veuille qu’elle parte ? Certes, lors de leur dernière dispute concernant sa sortie à la fête de Marcel il lui avait lui-même dit de s’en aller.

Elle ne partirait jamais, il ne lui en donnerait d’ailleurs jamais l’occasion. Kol est profondément égoïste et possessif. Il ne peut que s’en vouloir lui-même qu’elle pense ainsi, mais en même temps, il ne veut pas qu’elle imagine pouvoir claquer la porte. S’il en oublie la fête des sorcières, ça fait quelques mois que la jeune femme tente de respecter toutes les règles qu’il lui impose. Et au vu des décisions qu’il prendrait dans le futur le plus proche, il lui avait semblé juste de profiter de sa présence. Bien sûr, c’est sans compter sa petite escapade à la fête des sorciers. Mais en attendant, il l’écoute, l’observe en silence. Elle dit alors ces deux mots qu’il n’aime pas forcément entendre. Ça lui est tellement étrange d’entendre quelqu’un lui dire ça qu’il a toujours du mal à s'y faire, à l’accepter d’une quelconque façon. Vient le moment où elle pense une nouvelle fois pouvoir partir, s’éloigner de lui sans qu’il n’en donne son accord. Ça l’énerve à un point qu’elle aurait du mal à comprendre. Il la suit et lui attrape le haut du bras de façon à la tourner pour lui faire face. Il lui tient alors les deux bras, pour éviter qu’elle ne se débatte ou qu’elle ne se blesse.

« Tu ne vas nulle part. Je ne veux pas que tu partes, il me semble te l’avoir déjà dit il y a quelques mois. Et il me semble aussi t’avoir dit que si tu prononçais la moindre parole indiquant le contraire, je ne serais pas responsable de mes actes. » Menace. Une fois de plus ou une fois de moins, ça ne changeait rien. Le vampire reste calme, peut-être parce qu’elle est la dernière avec qui il veut avoir un désagrément quelconque. Du moins aujourd’hui. Mais au lieu de donner suite à cette menace de la façon dont elle doit sans doute si attendre, l’originel vint lui voler un baiser. Furtif mais fiévreux. C’est sans doute dans cette seule intention qu’il lui a fait boire du sang humain, bien qu’il n’irait en aucun cas lui dire. Il ne voulait pas entrer en conflit avec Laëtitia, pas aujourd’hui. « Je n’ai pas l’intention de ramener une danseuse pour jouer au jeu du chat et de la souris, tout comme la dernière fois qu’il t’es venue de sortir sans mon accord. Tu as du craindre ma réaction pendant plus d’une dizaine d’heures et nous savons tous deux que tu n’as pas apprécié boire ce verre de sang. Considère cela être ta punition. » Et dit comme ça, on pourrait croire qu’il parle à un enfant. Un autre problème à soulever pour le vampire qui voit le mal partout et qui, même en étant protecteur, exagère de temps en temps sur les dangers qu’elle peut courir à l’extérieur.

Mais ce n’est pas là le but de tout ceci. Kol vint relâcher les bras de la jeune femme, prenant entre ses doigts une de ses mèches. « On passe la journée ensemble alors je te laisse une demi-heure pour te préparer. » Un rictus amusé au coin de lèvres, il reprit dans le seul but de l’agacer. « Je vais finir par croire que Beks a eut raison. Si on se promène comme ça en ville les oiseaux viendront se nicher dans tes cheveux. »
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Lun 10 Aoû - 23:03

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Certaines personnes regrettent d'avoir placé leur confiance dans telle personne. Ce n'était aucunement le cas de Laëtitia. Certains la jugeront sur son choix, mais elle est éperdument amoureuse de Kol Mikaelson et elle se moque bien de l'avis de tous les autres. Il est dangereux et sadique ? Et alors ? Non, c'est sûr que le Mikaelson ne ressemble pas à un vampire sortit du roman Twilgiht et encore heureux. La jeune médium l'aimait pour qui il était, elle l'aimerait toujours et à jamais et elle ne pouvait pas s'imaginer une seule seconde sans lui dans sa vie. Elle céderait la sienne sans l'once d'une hésitation si c'était pour sauver celle de Kol. D'ailleurs, il la tuerait sûrement une seconde fois pour avoir osé céder sa vie pour la sienne. Elle l'aimait et dans son fort intérieur, elle restait persuadée que l'originel l'aimait en retour. Sans doute qu'il ne partageait pas exactement les sentiments de la jolie blonde, mais pourquoi l'aurait-il fait habiter chez lui ? Pourquoi la protégerait-il s'il ne tenait pas à elle ? Le jeune femme l'aimait au point de prendre toutes les miettes d'affection qu'il était prêt à lui céder, même si elle ne pouvait retenir sa jalousie concernant les autres femmes.

On aurait pu appeler cela de la pure folie, ce couple officieux qui vivait ensemble et qui parfois se blessait l'un l'autre à leur manière. Une vie de couple normal risque de voir des verres et des assiettes brisées. Kol lui, risquait de retrouver Laëtitia en proie aux pires dangers, voir pire encore, sur le point de mourir s'il arrivait ne serait-ce que quelques secondes trop tard. Laëtitia quant à elle savait très bien ce qui l'attendait si jamais elle enfreignait une règle de l'originel. Craignant toujours de se retrouver à la porte, il en était rien puisque le vampire n'était pas à court d'idées imaginatives pour la punir et lui faire comprendre qu'elle avait intérêt à l'écouter. Vu ce qui était arrivé la dernière fois, la jolie blonde avait très bien enregistré le message. Au bout d'un moment, les efforts de Kol avaient payés pour qu'elle comprenne enfin que se mettre en danger n'était pas une glorieuse idée.

Oui, la petite médium avait décidé de filer droit ou dans tous les cas, elle avait arrêté ses escapades nocturnes, que l'originel ignorait toujours par ailleurs. Mais même en étant la plus disciplinée possible, elle avait eu un moment de relâchement et avait filé à la fête des sorcières sans le consentement de Kol. Quelle horrible erreur venant de sa part au vu du résultat. Une nouvelle fois, elle craignait de le perdre, pire, elle se résignait. Si même avec une telle leçon, elle était capable de lui désobéir encore, pourquoi la garderait-il ? Même s'il l'appréciait, pourquoi se gêner d'un boulet ? Surtout venant de la part de cet originel qui prenait son plaisir là où bon lui semblait sans se soucier de personne. Du moins, c'est l'image qu'il souhaitait renvoyer aux autres. Le pauvre avait dû changer sa façon de vivre pour une ridicule petite médium inutile. Même la famille du vampire n'avait pas forcément droit aux traitements de faveur dont elle bénéficiait. Comment cela pourrait-il évoluer dans le bon sens maintenant qu'elle avait encore montré que la discipline n'était pas son fort ?

Avec une fierté mal placée, elle espérait profondément que quiconque d'autre, face à ce verre de sang, aurait geint ou aurait seulement dévié le verre. Elle avait envie de se montrer téméraire, courageuse et d'une détermination sans faille devant lui. Personne d'autres n'auraient pu la convaincre de boire un verre de sang, d'ordinaire elle n'était pas orgueilleuse au point de se risquer à tomber malade. Elle trouvait ce genre de challenge particulièrement puérile de la part des humains. Mais il s'agissait d'autre chose, peut-être d'une punition ou ce qu'elle craignait le plus, du dégoût de l'originel pour la médium. Peut-être souhaitait-il ainsi lui montrer qu'elle n'était strictement plus rien à ses yeux, plus qu'une fourmi à écraser avec sa botte. Laëtitia garderait la tête haute tant qu'elle le pourrait pourtant.

La médium avait cru bon de tempérer les choses. Si jamais ce qu'elle pensait n'était pas ce que souhaitait réellement le jeune Mikaelson. Alors elle avait évoqué quelques jours sans lui, comme un couple normal qui demanderait une pause, bien qu'elle n'en avait aucunement envie. Mais le silence de Kol lui laissait imaginer les pires horreurs. Dans sa tête, rien n'allait plus, un calme plat semblait signifié qu'il était dorénavant complètement indifférent quant à son cas. Son cœur se resserrait petit à petit alors qu'elle faisait déjà ses valises dans sa tête en quittant la cuisine. La poigne de Kol l'a prenait par surprise et son visage ne manquait pas de le signaler. Pourtant elle se tût, craignant seulement la suite des évènements . Sa première réaction alors qu'il la maintenait comme un chat à qui on apprends qui est le maître fut de baisser le regard, son sang frappant contre ses tempes.

A ses premières paroles, elle ne put que relever la tête, elle entendait comme un sifflement dans ses oreilles. Elle avait complètement oublié ce passage mais s'en souvenait très clairement maintenant… Est-ce qu'il allait la mordre sans aucune délicatesse ? D'où le fait qu'il lui tenait les bras ? J'ai peur aurait été une pensée raisonnable et pourtant elle affronta le regard de Kol, sur la défensive. Mieux valait se taire à cet instant précis. Ses battements cœur ne pouvaient que s'accélérer quand il se rapprocha. Mais ce fut de la surprise qui aurait pu se lire dans ses yeux juste avant qu'elle ne se mette à rougir. Elle ferma les yeux en recevant son baiser, ne pouvant qu'apprécier le moment alors que deux secondes auparavant, elle s'imaginait agonisante sur le carrelage.

Elle se pinça les lèvres quand il lui reparla du verre de sang, n'aimant pas le goût qu'elle avait gardé en bouche. Son regard changea instantanément quand Kol vint jouer avec l'une de ses mèches de cheveux. Elle adorait qu'il joue avec, tant pis si ça la faisait ressembler à un chat qui allait se blottir contre lui pour ronronner. Son cœur se remit à battre fort, mais pour une toute autre raison cette fois. Elle allait pouvoir passer toute la journée avec Kol et rien n'était plus précieux à ses yeux. Bien sûr, il ne put s'empêcher de lui balancer dans la figure le fait qu'elle était aussi bien coiffée qu'à la soirée.

« Haha… » fit-elle faussement pincée. « J'essayais de passer incognito et ce n'est pas mon genre de sortir en étant coiffée comme un épouvantail. » Elle lui montra seulement le bout de sa langue rose comme seule réplique à sa moquerie. Elle finit par se réfugier contre lui, le temps de quelques secondes qu'elle ne voulait pas perdre. « J'ai eu envie de faire ça à la minute où tu as repoussé celui qui a voulu toucher mes cheveux à la soirée… » confessa-t-elle dans un murmure. Elle se mit alors sur la pointe des pieds avant de mordiller légèrement le cou de Kol et d'y déposer un baiser. Un peu de provocation ? Evidemment ! Ensuite, elle fila vers sa chambre pour se préparer. Elle fonça dans la douche et décida d'adopter une tenue légère tout en mettant des petits talons, ne sachant pas où Kol souhaitait l'emmener.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Mar 11 Aoû - 21:59


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I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol

Si Kol avait la possibilité de voir dans le future, il pourrait comploter dans le dos de Klaus sans se faire de soucis. Pour l’instant, il ignore que c’est en réalité Rebekah qui possède les dagues. Bien qu’en y réfléchissant bien cela n’est pas bien mieux. Mais toujours mieux que Nik. Quand l’hybride originel viendrait à apprendre que son plus jeune frère cherche une nouvelle fois à lui mettre des bâtons dans les roues, il serait furieux et viendrait sans nul doute le trouver pour le daguer. C’est la punition favorite de Niklaus pour ses frères et sa sœur. Une dague en plein cœur, un cercueil portant le nom de celui ou celle s’y trouvant et une pièce ou l’autre pour y être affichés comme des trophées.

Un avenir peu enviable et sans doute plus proche qu’il ne puisse imaginer. Kol n’en doute pas une seconde, Nik finirait par venir le chercher, dague à la main et sans doute aidé d’Elijah et Rebekah. S’opposer au demi-frère est dangereux, s’opposer à toute la famille l’est encore plus. L’originel s’est depuis longtemps résigné à jouer ce rôle. Celui du frère qui finissait toujours par suivre la voie menant à son intérêt personnel, quitte à ce que sa famille en paye un certain prix. L’hybride originel faisait la même chose, la seule différence étant dès lors qu’on semble tout pardonner à ce dernier. Quoiqu’il en soit, l’originel allait finir entre quatre planche avant la fin de l’année s’il ne trouvait pas l’idée qui l’en sauverait. Son alliance avec les sorcières n’avait dès lors plus comme seul but de sacrifier Davina. Sa dernière alliance avec les sorcières de la Nouvelle-Orléans avait plutôt mal finit, mais soit. Cette fois-ci il avait une marge d’avance sur Niklaus, ce dernier étant trop concentré sur ses précieux hybrides. Il ne fallait à Kol qu’une autre et unique chose ; avoir une marge d’avance sur Rebekah et Elijah. Sa sœur se trouvant en mauvaise posture avec Nik, il n’y avait qu’Elijah à rayer de l’échiquier.

C’est en partie la raison pour laquelle il préparait depuis quelques temps déjà une sortie avec Laëtitia. La raison principale étant qu’il veut passer du temps avec elle, -le menace d’une dague à l’art de le faire réfléchir un peu-, et aussi qu’elle n’ait cherché à désobéir aux règles qu’il lui impose. Sauf la nuit des sorcières, bien évidemment. Leur relation n’a rien de sain et le vampire le sait. La médium tient à lui, est amoureuse de lui au point de lui pardonner les moindres atrocités qu’il peut se voir commettre à sa présence. Il avait bien sûr connu quelques femmes aux fils des siècles qui s’étaient attachées à lui, cependant, il n’avait jamais réellement retourné cette affection et n’avait cherché qu’une compagnie agréable pour passer le temps. La majorité d’entre elles étaient d’ailleurs mortes, d’autres transformées et ayant eu le cœur blessé pour un petit temps avait de passer outre cette histoire. Et c’était là toute la différence. S’il venait à abandonner la médium à son sort, elle ne vivrait pas. Elle n’a pas besoin de le lui dire pour qu’il le sache, parfois un regard en dit bien plus long. Pour la jeune femme, la simple idée qu’il la rejette semblait déjà la fin du monde, même lorsqu’il la laissa à Boston et revint la chercher, elle n’avait pas refait sa vie comme il s’y était attendu. Pourtant rien ne lui laissait savoir qu’il fût alors dagué et enfermé dans un cercueil. Non. Rien.

Rien ne lui disait non plus qu’il l’aimait. Le Mikaelson n’est pas du genre à dévoiler de tels sentiments, même à la principale concernée, ne s’en croit d’ailleurs pas capable. Tant d’années à vivre en étant un simple monstre, certes, à la façade d’un homme comme tous les autres, mais dangereux et mortel. La jeune femme ne lui demandait rien, ni sa fidélité, ni une déclaration d’amour digne de Roméo. Contrairement à d’autres, elle ne cherche pas à le voir changer. Même sa propre famille qu’il arrive à éloigner par ses actions le jugent et l’arrêtent si nécessaire. Laëtitia ne cherche pas à faire cela. Il y a quelques mois de cela, il avait tué une danseuse au sein même du manoir, joué au chat et à la souris avec les deux femmes et l’avait même blessé de ses paroles. Si elle prit la porte à ce moment, c’est seulement parce qu’ils s’étaient disputés et qu’il le lui avait dit. En fin de compte, au lieu de partir elle s’était retrouvée à chercher le bracelet qu’il lui avait offert. Toutes ces choses, elle lui pardonnait tout ça sans demander d’excuse en retour car elle le connaissait assez pour savoir qu’il ne demandait que rarement pardon. Et malgré tout, elle ne part pas. Elle se contente de rester au manoir et de ne rien lui dire sur divers comportements qu’il peut avoir et qui doivent lui déplaire.

Tout comme maintenant. Elle pouvait avoir peur, craindre le moindre de ses mouvements car il a toujours été impulsif et violent. Quand quelque chose lui déplait, c’est la colère qui l’emporte et la violence qui en suit est tout aussi terrifiante que sa rancune. Au lieu de cela, elle n’hésite pas à affronter son regard et s’il lui en laissait l’occasion, elle se défendrait également par des dires qu’il n’a pour l’instant pas envie d’entendre. Il tient à rester calme et à profiter de la journée. Amusé par les dires de la médium, Kol se retint de lui faire une énième pique. Passer incognito à moins de trois mètres d’un vampire originel, mais quelle bonne idée ! Elle ne lui en veut pas pour le verre de sang, du moins c’est ce qu’il se décide à croire quand elle se réfugie contre lui. Passant ses bras autour de la taille de Laëtitia, il se contente de répondre à sa dernière remarque en se souvenant de l’abruti qui s’était approchée d’elle. « Celui-là, je lui aurait bien coupé la langue et les mains. Il ne perd rien pour attendre. » Dit-il en lui caressant les cheveux. La rancune est une longue histoire de famille, mais le sorcier ayant adressé la médium par le petit surnom de trésor avait réellement énervé Kol. Jamais il ne laisserait un autre homme toucher Laëtitia, encore moins en sa présence. Et pendant les quelques secondes ou le vampire rumine ses idées noir et les scénarios sanglants qu’il réserve dans un futur proche au sorcier, la médium vint gentiment lui mordiller le cou. Un grondement lui échappe alors qu’il tente de ne pas rentrer dans ce petit jeu de provocation. Laissant ainsi la médium monter les marches pour aller se préparer.

Si Kol en viendrait à suivre ses envies, ils ne quitteraient pas le manoir de la journée. Mais ils passaient rarement la journée ensemble. S’appuyant contre un des murs du couloir, l’originel entend la jeune femme se préparer et sort son portable de sa poche, en envoyant quelques messages à quelques vampires sous son contrôle. Normalement plus solitaire, il avait fini par trouver l’utilité d’une petite armée de vampires à sa botte. Si Nik peut avoir des hybrides, pourquoi se gênerait-il à hypnotiser des vampires pour faire ce qu’il dit ? De plus, il veut juste s’assurer qu’ils ne rencontreront aucun membre de sa famille, ou un de leurs sbires.  Rangeant son portable, le regard de l’originel se pose sur Laëtitia qui vient enfin le rejoindre.

Tel un véritable gentleman, il vient lui ouvrir la portière et la referme derrière elle. Si Kol préfère se déplacer à vitesse vampirique, il prenait bien souvent la voiture depuis que la médium se trouve être avec lui. Il en avait d’ailleurs encore changé, possédant cette fois-ci une Peugeot Berline 508. Il finirait par changer pour autre chose, en attendant, il se dirigeait vers le centre de la ville. «Si tu veux faire quelque chose, tu me les dis et on le fera. Tant qu’on ne quitte pas Shreveport. » Se trouver dans une autre ville ne lui vient même pas à l’esprit, surtout pas avec la médium à ses côtés. « J’avais prévu cette journée depuis un moment déjà, je t’avoue que j’ai été à deux doigts de tout annuler suite à ta présence à la fête des sorcières. Tu vas me dire que je ne te l’ai pas formellement interdit et c’est vrai. Je ne peux même pas t’en vouloir, je me joue moi aussi des paroles des autres et je ne vais pas te reprocher de le faire aussi. » Se concentrant  sur la route, Kol ne lançait pas un regard à la médium, sans quoi elle y verrait la lueur noire y siégeant alors qu’il repense à l’autre pingouin ayant voulu l’approcher. « Je me ferais plus clair à l’avenir, si ensuite tu fais à ta guise, soit. Tu étais en danger à cette soirée et tu le sais. Je n’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose Laëtitia, mais je ne peux rien faire si tu t’amuses à de telles escapades nocturnes. »
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Jeu 13 Aoû - 0:37

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Niklaus était une personne que la médium craignait plus que tout. Comment le frère hybride avait-il compris ? Etait-ce parce qu’il avait croisé la blonde une fois de trop dans son manoir ? Depuis qu’il avait appris pour sa relation étroite avec son frère Kol, l’hybride originel faisait chanter la petite médium. Telle une marionnette, il la forçait à essayer de développer ses dons, mais pourquoi ? Peut-être aurait-elle dû en parler à Kol directement. Mais cela revenait à lui dire qu’un autre membre de sa famille à part Elijah, connaissait leur relation étroite. Jamais il ne voudrait la garder près de lui s’il le savait. Pourquoi le ferait-il si sa famille ne l’aimait pas ? Laëtitia était prête à vendre père et mère pour rester aux côtés de Kol. Mais ce n’était pas son cas, n’est-ce pas ? De crainte de le perdre, elle se sentait menacée de tous les côtés. Il était là le véritable problème, même si elle ne lui demandait rien en retour, elle espérait pouvoir entendre certaines choses de sa bouche. Mais ce serait les lui voler que de les lui demander. Ce n’était pas ce que voulait la jeune fille, elle espérait seulement être la seule personne dans toute l’immortalité de Kol à compter. Elle aurait souhaité être son unique amour, quitte à donner sa mortalité pour rester éternellement près de lui. Même si sa flamme de l’espoir s’éteignait, Laëtitia n’aurait voulu qu’une chose, qu’elle soit la seule personne au monde que Kol puisse aimer. Non, ce n’était vraiment pas quelque chose que l’on pouvait demander et seul lui pouvait le savoir.

Il lui arrivait en croisant le regard de Kol de se rappeler de ces mois seules à Boston. Vide de sens, vide de tout. Pourquoi avait-elle survécu ? Peut-être qu’un faible espoir lui disait qu’il reviendrait la chercher. C’était à peine si elle ne se laissait pas mourir pour lui, parce qu’elle en serait arrivée là. Il était bien plus vital que de la simple nourriture et de l’eau pour sa survie. Sans lui, elle dépérissait. Si Laëtitia avait été un animal de compagnie, elle aurait été un perroquet. Elle se laisserait mourir si elle ne le voyait plus, si elle ne pouvait plus espérer effleurer ses lèvres avec les siennes, pouvoir toucher sa peau du bout des doigts. Mais c’était un amour bien plus profond que cela. Quand la médium n’arrivait pas à dormir la nuit, c’est parce que l’originel n’était pas rentré. Il lui arrivait de poser sa main sur son cœur, en pensant à celui du vampire. S’il lui était arrivé quelque chose ? Si il avait été dagué de nouveau ? Laëtitia ne pourrait pas le supporter et elle ferait barrage avec son corps s’il le fallait pour éviter que Kol s’endorme de nouveau. Tant pis si cela signifiait qu’elle perdait la vie. Quelle intérêt avait-elle sans lui ?

Le plus ironique était de se rappeler de qui elle était avant d'être tombée amoureuse. Indépendante, elle ne supportait pas l'idée que quelqu'un puisse partager sa vie. Depuis le décès de sa mère et le départ de son ami d'enfance, elle se moquait pas mal des conséquences ! L'être humain n'était pas fait pour vivre seule ? Elle comptait prouver le contraire et jusqu'à ce que Kol rentre dans sa vie, elle avait plutôt bien réussi. Mais la jolie blonde n'était plus du tout la même personne et elle ne regrettait rien, strictement rien. Bien qu'elle craignait d'être étouffante pour le vampire, mais jamais comme sa famille, elle ne lui reprochait d'être qui il était. Il était parfois dur, parfois elle le trouvait injuste dans sa façon de la traiter. Mais elle se sentait pourtant rassurée après qu'il ait mal agit, parce qu'il lui donnait l'espoir qu'elle comptait vraiment. S'il y avait bien une personne sur cette Terre qui ne pourrait jamais le trahir, c'était bien elle.

La seule question était, elle aussi n'était qu'un passe-temps à ses yeux ? Une sorte de petite voiture pour que le garçon puisse jouer avec et ensuite s'en lasser ? Laëtitia était tout sauf une personne faible, une personne qui pleurait facilement. Pourtant, plus le temps passait, plus elle avait peur de le perdre, plus elle avait peur de voir que finalement, elle était comme toutes les autres. Une simple distraction, cela la tuerait sur place. Il lui avait dit qu'il n'avait jamais aimé aucune femme, mais elle ne pouvait s'empêcher d'espérer, quitte à vendre son âme au diable, que Kol finirait par être vraiment amoureux d'elle. Jamais elle ne le changerait, elle voulait qu'il soit ce qu'il lui plaît, parce que son amour était sans faille et qu'elle voulait surtout qu'il soit heureux. Seulement, elle aurait aimé être certaine qu'il n'y avait qu'elle. Oui, elle aurait aimé être vraiment en couple avec lui, même s'ils n'étaient que tous les deux à le savoir. Alors pourquoi ne pas poser les choses sur la table ? Parce qu'elle ne voulait pas que Kol se sente forcé. Elle ne serait pas heureuse si elle sentait qu'elle lui forçait la main.

Pour certaines choses, Laëtitia avait plus de mal à passer l'éponge ou à tout simplement arrêter de lui en vouloir. Mais elle était tellement soulagée de pouvoir se blottir contre lui qu'elle se moquait éperdument d'avoir dû boire un verre de sang. Elle l'avait cherché et elle s'en sortait plus que bien vu comment la dernière fois cela s'était passé. En réalité, la médium pensait qu'elle était bonne pour finir ses jours dans la cave, à moins que l'originel l'enferme dans le grenier pour être sûre qu'elle ne tente pas de partir à l'aide d'une petite cuillère pour creuser le sol. Contrairement à toutes les autres personnes qui fréquentaient Laëtitia, il était le seul à pouvoir obtenir des réactions inédites ou qui sortait de son code de conduite. Alors qu'il montrait à quel point il voulait faire souffrir un homme, elle s'en fichait. Pire encore lorsqu'il vint lui caresser les cheveux, elle aurait été capable de l'encourager… D'ailleurs les mots sortirent d'eux-mêmes. « Rien ne t'en empêche… Ses mains ne lui sont peut-être pas utiles. » En même temps, elle aurait pu être capable de lui dire qu'elle voulait bien rester à vie dans la cave juste parce qu'il lui donnait exactement ce qu'elle voulait à cet instant. Alors qu'elle réussit à le faire grogner seulement parce qu'elle avait effleuré son cou avec ses dents, la jeune femme ne peut que sourire d'amusement avant de filer en toute hâte.

Une fois qu'elle le rejoignit enfin, elle hésita presque à tendre la main pour qu'il en profite pour lui rendre ses clefs de voiture. Elle n'avait pas vérifié, mais elle se doutait que vu son escapade chez les sorcières, il avait dû les prendre là où elle les rangeait d'habitude. Au cas où elle referait une tentative de fuite, bien qu'elle s'était arrêtée au jardin la dernière fois. Au lieu de ça, elle le suivit jusqu'à sa voiture et s'y engouffra suite à son invitation, puisqu'il lui ouvrait la porte. « Merci Kol… » Non, c'était quelque chose qu'elle ne manquait jamais de dire quand il lui ouvrait une porte. Le vrombissement du moteur et la seule idée que c'était lui qui conduisait la comblait de joie. Même si elle ignorait ses vrais raisons, elle avait déjà compris qu'ils ne partiraient pas en voyage mais resterait en ville. « Je me demandais… » fit-elle en regardant le paysage défilé devant ses yeux. « Si on ne va ensemble qu'à la Nouvelle-Orléans ou à Sheverport, c'est parce que tu ne veux pas que l'on nous aperçoive ensemble ou parce que tu penses que les autres villes sont plus dangereuses ? » demanda-t-elle doucement, bercée par la voiture. Bien sûr, elle n'allait pas lui glisser qu'il lui arrivait d'aller à Alexandria pour voir Shelby si c'était la seconde raison. Elle y allait de jour de toute façon. Le fait qu'elle puisse choisir le lieu lui donna envie de répondre : dans ta chambre toute la journée ? Heureusement qu'il ne lisait pas dans les pensées. « Et bien… » tenta-t-elle en se pinçant les lèvres. « La Louisiane à plusieurs quartiers qui donnent l'impression d'être dans une autre époque, non ? J'aimerais bien pouvoir marcher dans de jolis quartiers qui me donneront l'impression que j'aurai pu te connaître plus tôt, même si je n'aurai pas l'occasion de porter de jolies robes. » plaisanta-t-elle. « Tu veux aller quelque part en particulier ? » questionna-t-elle en le regardant conduire. Son cœur se serre à l'évocation de sa dernière sortie, elle l'écouta une boule dans la gorge, qu'est-ce qu'elle voudrait remonter le temps pour effacer cette dernière erreur… « Je sais… » fit-elle dans un murmure, regardant de nouveau par sa fenêtre. « J'avais envie d'aller à cette soirée et quand on est parti tous les deux vers la Nouvelle-Orléans, j'ai cru que c'était parce que tu acceptais que j'y aille et j'espérais même y aller avec toi… Je suis restée au manoir au début. Alors que j'étais seule dans ta chambre du manoir familial, j'ai croisé des vampires… Je me suis demandé ce que j'allais faire si on me demandait qui j'étais et pourquoi j'étais là. Sur le moment, j'ai cru que ce serait mieux si je me cachais en ville. Je ne veux pas que tu décides que je n'ai plus à être dans ta vie si une personne que tu connais ne m'aime pas ou ne veut tout simplement pas que l'on soit… » Ensemble ? Ses doigts se resserrèrent sur ses genoux. « Non laisse tomber… » fit-elle doucement.

Laëtitia se battait contre elle-même et le fait que les larmes risquaient de venir d'elle-même si elle continuait. Non, pleurer n'était pas une option. « Je n'ai pas envie que tu abandonnes… » continua-t-elle finalement. « Je sais que ce que je faisais avant était mal, mais j'avais l'impression que si jamais j'étais face à un quelconque danger, tu serais toujours là pour me protéger. Alors quand j'avais peur de comprendre enfin que je n'étais qu'une fille parmi tant d'autres à tes yeux, j'avais besoin de prendre des risques. » fit-elle la voix étouffée, la tête complètement tournée pour que Kol ne puisse pas apercevoir son visage. Ses yeux étaient embrumés par les larmes, bien qu'elles ne coulaient pas. « Parce que si tu venais me sauver, c'est que j'étais spécial. Si tu ne venais pas, je mourais alors qu'importe… » Elle rentra ensuite dans un profond mutisme, incapable de dire quoi que ce soit pendant longtemps avant de réussir à se reprendre bien que c'était à l'intérieur qu'elle pleurait. « Dans ma tête, le seul risque que je courais à la fête, c'était un feu d'artifice. »

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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Jeu 13 Aoû - 13:14


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I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol

Excepté d’autres immortels, personne ne peut réellement comprendre ce qu’est vivre éternellement. Et même dans ce cas de figure, ça se présente assez mal pour la majorité des vampires. Oh, certains peuvent atteindre les sept ou huit siècles. Rencontrer de vampires plus âgés est rare, sauf les Mikaelson bien sûr. Et c’est là que la famille peut faire la force, car ils sont  les seuls à pouvoir comprendre. Vivre éternellement, depuis plus d’un millénaire, c’est voir le monde évoluer. Les générations défiler, les modes changées et les cultures disparaître. Kol s’était retrouvé à plusieurs reprises dans un cercueil, dagué contre son gré bien évidemment. Il avait manqué quelques siècles. S’il en a toujours voulu à son frère de l’avoir ainsi tenu prisonnier, il ne regrette en rien ces quelques années passées à n’être qu’un corps à la peau grisâtre et à la dague enfoncée en plein cœur. Ça ne l’avait rendu que plus mauvais, à chaque réveil, mais comme c’est passionnant de se réveiller au beau milieu d’une nouvelle époque et d’avoir à tout découvrir. Un vampire, au fil des siècles, perd l’habitude de s’émerveiller devant les choses méritant tout émerveillement.

Malheureusement, ce n’est pas seulement pour le matériel et les temps qui courent qu’on oublie de montrer quelconque intérêt sincère. Depuis sa transformation, Kol s’est créé une réputation des plus hostiles, faisant craindre le nom des Mikaelson les premiers siècles. En tout, il pouvait compter sur les doigts d’une main le nombre de femmes qui ont un jour su compter à ses yeux. Seulement trois. Et la troisième étant d’ailleurs Laëtitia. Pourtant, s’il doit venir comparer la médium aux deux autres, elle gagne haut la main. Il n’a jamais cru aux histoires contant coups de foudres et Destin quelconque. Ce qui n’empêche en rien le fait que dès leur première rencontre, il s’était décidé à obtenir l’affection de la jeune femme. Chose rare, lui qui s’est toujours amusé à de simples conquêtes passagères. Sa dernière pensée en se faisant daguer fût pour la médium. Sa première pensée quand on le libéra de sa boîte fût également pour elle. Il n’avait d’ailleurs pas tardé à aller la chercher.

On pourrait en conclure qui s’agit tout simplement d’amour. Il tient à elle comme elle tient à lui, sauf que là où elle met les mots lui n’en mets aucun. Quand on fait de son cœur une pierre pendant tant de siècles, il devient difficile d’accepter un quelconque changement. L’originel n’est pas comme sa sœur, qui, depuis leur transformation, n’aspire qu’à trouver l’amour de sa vie. Il n’est pas non plus comme ses frères qui semblent pouvoir aimer des femmes et un jour les oublier. Kol est quelqu’un d’extrêmement possessif, les gens ne sont pas des objets, certes, mais c’est un égoïste qui ne partage pas ceux qui lui sont chers. Si Niklaus ne ruinait pas toutes les histoires amoureuses de Bekah, ça pourrait tout aussi bien être lui qui le fait. Si un homme, quel qu’il soit, s’approche de Laëtitia, qu’il ne compte pas vivre plus d’une heure par la suite. Peut-être étais-ce ainsi pour une et simple raison, que la médium n’ait pas la même capacité que lui à se faire craindre de tous au nécessaire. Ce qui faisait néanmoins sa force devenait sa plus grande faiblesse. Il a tant d’ennemis que si un d’entre eux venait à apprendre pour la médium, le danger serait imminent. Et non seulement des ennemis. Kol sait que son demi-frère, en guise de punition quelconque, pourrait s’en prendre à la jeune femme pour l’atteindre à lui. Il préférait encore la dague.

La médium semble quelques fois oublier qu’il n’est pas bien de menacer quelqu’un de mort, ou même de parler de torture comme s’il s’agit d’une chose banale. Que l’originel le fasse est chose normale. C’est une nouvelle fois la preuve qu’elle ne tente jamais de le changer, ou même de le dissuader. Non pas qu’elle puisse y arriver. Le sorcier avait non seulement énervé le Mikaelson par ses paroles, mais aussi par son approche vis-à-vis de Rebekah. De plus, Cyanur ne semblait pas supporter Ryan alors Kol n’hésita pas une seconde pour se ranger du côté de l’autre vampire.

Néanmoins, la médium vint poser la question qui fâche. Kol sait très bien que s’il vient à lui dire qu’ils ne vont nulle part d’autre ensemble c’est pour que justement, on ne fasse aucun lien entre eux. Mais s’il répond ça, elle risque de mal le prendre. « Le danger est partout, même si je peux t’en protéger. » Nul besoin d’ajouter que c’est aussi la présence d’un originel qui peut parfois apporter plusieurs problèmes. « Nous pourrions rencontrer un membre de ma famille en allant autre part. Et au moins ils savent de choses, au mieux c’est. Crois-moi. » Qu’ils passent de leur temps ensemble ne serait en sois pas bien grave. Cependant, il ne veut en aucun cas que Nik, ou même les deux autres à bien faire, comprennent qu’il y ait plus que ça. C’est une question stratégique et qui plus est, Kol n’a jamais aimé qu’on se mêle de ses affaires. Non, c’est mieux ainsi. La jeune femme lui dit vouloir aller au quartier historique, si ça peut lui faire plaisir alors il n’a rien contre. Il vint répondre à son tour à sa question, un sourire amusé aux lèvres. « Non, je veux juste passer la journée avec toi, le lieu m’importe peu. » Si on devait voir tout ceci d’un point extérieur, le vampire, en manipulateur hors pair, sait très bien que dire pour amadouer la jeune femme à sa guise. Mais ce n’est là que la simple vérité. Kol aime bien sa ville, cependant s’il en venait aux lieux où il voulait réellement aller, tous étaient à des centaines de kilomètres d’ici.

En écoutant les explications de la médium, Kol vint à s’en demander s’il n’allait pas installer un verrou et plusieurs cadenas sur sa porte au manoir. Au moins, la prochaine fois, elle ne pourra en sortir. Ou il l’amènerait vers un hôtel. Elle ne finit pas sa phrase, mais l’originel sait très bien ce qu’elle allait dire. Il resserre inconsciemment sa prise sur le volant, c’est bien le sujet qui cause tant de problèmes entre eux au final. Elle en vint même à lui dire qu’elle avait ressenti le besoin de prendre des risques, ce dans le seul but d’attirer son attention et de s’assurer à ce qu’il vienne la protéger. En fin de compte, ce n’est pas qu’elle ne respecte pas ses règles qu’il déteste le plus, mais bien quand elle parle de mourir comme si c’est là la chose la plus anodine au monde. La jeune femme se tût ensuite, un long silence s’installant entre eux. Ils n’étaient plus très loin du centre de la ville, mais avec les piétons et les feux-rouge, ils en avaient encore pour une bonne dizaine de minutes. Un ricanement lui échappe à sa dernière parole. Mais bien sûr. Les feux d’artifices. Soit. « Tu n’es pas juste une fille parmi tant d’autres. C’est ridicule. Il ne me semble pas y avoir d’autres femmes qui logent dans mon manoir, ni personne d’autre que toi d’ailleurs. Tu crois que je laisserais la première venue habiter chez moi ? Vivre avec moi ? Les humains ne sont que de vulgaires proies et les autres, pour le peu qui m’importe, de simples pions qui finiront par se faire tuer. Je ne m’amuse pas à protéger n’importe qui ou à m'attacher à ceux me portant la moindre miette d’attention, ça c’est le rôle de Rebekah.  Si tu crois vraiment être comme toutes les autres, alors nous allons avoir un problème. » S’en était totalement absurde, si elle n’était pas spéciale à ses yeux il se serait déjà débarrassé d’elle. La médium pouvait bien se justifier du fait qu’il passe généralement ses nuits avec l’une ou l’autre humaine qui lui servait également de poche de sang, là, il n’aurait rien à redire. Quoiqu’il en soit, il quitte la route du regard et le pose sur la médium. Cette dernière semble avoir trouvé un tout nouvel intérêt pour le paysage et ça agace le vampire qui n’hésite pas à demander son attention. « Laëtitia. » Son ton au teint autoritaire se veut étonnamment doux, nul besoin de la braquer encore plus. Il n’a jamais aimé voir les femmes pleurer, ou du moins, celle à qui il tient.

« Si quelqu’un t’aurais demandé ce que tu faisais au Manoir, tu aurais dû répondre que tu étais avec moi. Même si c’était un membre de ma famille qui t’aurais posé la question. Les conclusions qu’ils prendront par la suite me sont tout à fait égales. Et pour reprendre tes paroles précédentes, je voudrais bien savoir quand il t’est venu à l’idée que je puisse m’importer de l’avis des autres. » L’originel pouvait faire preuve d’une extrême nonchalance. En grand rebelle, s’il était né à cette époque il aurait été le genre de garçon à ramener une fille tatouée pour ennuyer ses parents catholiques. Bien que pour éviter le sujet plus ambigu de leur relation, il reprend sur autre chose en posant son regard sur la route. « Ça me rappelle que j’ai manqué la fin du 18ème siècle. Je peux m’arranger pour que la ville crée l’une ou l’autre festivité en honneur à cette période.  Ça me permettra de la vivre le temps d’une soirée et comme ma réputation me précède, il me faut bien avoir la plus belle femme à mes côtés.  » ll ne lui dirait pas organiser une telle chose juste pour qu’elle sache une fois mettre une jolie robe. Non, il préférait déguiser cela comme ayant eu une idée, et puis, si Marcel pouvait organiser une soirée où ça se termine en véritable bain de sang, il n’y a rien qui l’empêche de faire de même. Minus le bain de sang. Bien qu’en devant ralentir pour quelques piétons, Kol se demande si justement, il ne serait pas temps d’en créer un dans sa ville pour se débarrasser des boulets qui traversent sans se fier aux véhicules.
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Sam 15 Aoû - 0:22

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Dans sa vie, la médium avait connu bien des péripéties. De celles que l'on ne pense jamais connaître. Par deux fois, un vampire avait décidé de changer sa vie, du tout au tout. Alors qu'elle ne devait pas être âgée de plus de quatre ans, une femme blonde et radieuse accompagnée d'un beau brun lui avait privé de ses parents : les assassinant de façon froide, juste comme ça, juste pour rire. Déjà à l'époque, Laëtitia n'était pas une fille ordinaire. Elle ne pleurait pas, bien que ses parents venaient d'être assassinés sous ses yeux. Elle fixait de ses grands yeux bleus cette femme radieuse. Cette femme qui ne put que tomber d'affection pour ce petit bout, cet être qu'elle ne pourrait jamais avoir d'elle-même. Laëtitia est une enfant volée. Enfermée, mise à l'écart. Elle devait apprendre à un être un parfait vampire sans pour autant connaître leurs existences. Détester les humains devaient faire partie intégrante d'elle. Puis, la cage vint à s'ouvrir lorsque l'une des premières créations d'Elijah, la mère adoptive de la petite médium, connu la mort. Son ami d'enfance la priva alors du souvenir du corps mutilé par un pieu, lui faisant croire que sa mère était humaine, qu'elle était morte à l'hôpital. Alors que tout semblait indiquer qu'elle ne serait plus jamais mêlée à ce genre d'histoires, simple humaine qu'elle était, il faut croire que personne n'échappait à son destin.

Kol Mikaelson. Personne ne saurait dire si la belle lui a lancé ce même regard qu'à Angèle, sa mère adoptive. Est-ce que Laëtitia n'était venue au monde que pour appartenir à cet homme ? On pourrait le croire lorsque l'on sait que deux vieux vampires se sont penchés sur elle. L'une l'ayant élevé, l'autre l'ayant pris sous sa protection. Il lui arrivait de s'asseoir près de la fenêtre quand il pleuvait et qu'elle était seule au manoir. Avait-elle raison de douter qu'elle soit la bonne pour Kol ? Ou était-ce ridicule vu tous ces événements dans sa vie ? Est-ce que l'originel s'était déjà demandé qui aurait pu être Laëtitia si ses parents n'avaient pas connu la mort. La jolie blonde n'aurait même pas la même identité. Elle ignorait son prénom de baptême. La médium ne voulait pas savoir qui elle avait été. Il lui arrivait d'oublier. D'oublier qu'elle n'était personne au fond. Juste une coquille vide ramassé sur la route en passant. Est-ce qu'il arrivait à Kol de rentrer dans ses rêves quand elle dormait pour s'apercevoir de ce trou sans fond ? Elle ne l'espérait pas...

Comment une coquille vide pourrait prétendre au plus bel ange qu'il lui ait été donné de voir ? Kol était magnifique et le cœur de Laëtitia ne battait que pour lui. Peu importe ce qu'il faisait, elle voulait seulement être à lui et qu'un jour il accepte d'être à elle tout en gardant ce qui faisait qu'il était lui, unique, beau, magnifique. Oui, personne ne serait jamais à la hauteur de cet homme. Pourtant Laëtitia restait la fille qui ne voulait être personne d'autre que l'enfant élevée par Angèle et tomber amoureuse du grand Kol Mikaelson. Elle aimerait être réellement sa fille, parce que parfois elle doutait. Et si en fait, elle était tout simplement ordinaire ? Alors Kol ne se serait jamais retourné sur elle, jamais. C'était se torturer l'esprit pour se torturer, mais ça lui arrivait. Ses angoisses, elle ne les partageait à personne, cherchant toujours à afficher une personne forte et – presque – sans faille. Elle ne voulait pas embêter Kol avec ce genre de questionnements idiots.

Sa question sur le lieu la fait rester silencieuse l'espace de quelques secondes. « Ah... » fit-elle bêtement, comme si elle était en train de lui montrer qu'elle faisait des bêtises qu'elle ne soupçonnait même pas. « ça veut dire que lorsque tu me dis que je fais ce que je veux de ma journée, je dois toujours rester à Sheverport ? » Elle s'enfonça un peu plus dans le siège passager avant de tenter. « Mais je peux tout aussi bien me prendre une voiture en traversant la route ? » Idiote, pensa-t-elle. Dire à Kol que tout était dangereux, autant qu'elle lui suggèrer elle-même de ne plus sortir du manoir sans lui. Laëtitia détourna le regard, ne comprenant pas où Kol voulait en venir par rapport à sa famille. Elle pensait qu'il avait honte d'elle, la simple petite médium dont il prenait soin. Mais s'il avait honte d'elle, c'est qu'il ne l'aimait pas et elle n'avait pas envie de penser à ça... Mais sa réponse suivante la fit sourire. Elle était heureuse, véritablement heureuse. Il n'y avait que Kol pour y arriver avec que quelques mots. Alors elle reprit enjouée. « Après on pourra aller à la piscine dans ce cas ? On n'aura qu'à refaire le remake des Dents de la mer. » plaisanta-t-elle. « On pourrait aussi aller manger dans un restaurant de la ville... Ou tout simplement regarder un film tous les deux. Tout ce qui te donnera le plus envie de faire Kol... » Elle se sentait toujours aussi idiote d'avoir les joues en feu et de prendre cette voix qui trahissait de loin à quel point elle l'aimait. Mais depuis le temps, le pauvre était bien au courant qu'elle était complètement mordue de lui. « Dis-moi... » lança-t-elle doucement en le dévorant des yeux bien qu'il était fixé sur la route. « Quel est ton endroit préféré sur Terre, Kol ? »

Autant Laëtitia souhaitait l'immortalité pour pouvoir vivre éternellement avec Kol. Autant elle ne voulait pas vivre une seconde sans lui. Exister pour lui, ou ne pas exister. Évidemment la jolie blonde avait des centres d'intérêts, ne serait-ce qu'être maladivement curieuse pour tout. Mais il était vital pour elle d'avancer auprès de l'originel, sans lui, elle ne voulait plus vivre. Telle une boîte de musique sans sa clef. Elle avait tellement envie de pleurer, mais elle était trop fière ou trop inquiète de se dévoiler ainsi au vampire aux yeux ténébreux. Forte, elle devait se montrer forte, ses émotions ne devaient pas la rendre faible. L'amour qu'elle lui portait la rendait forte, mais quand elle y pensait. Elle avait parfois juste envie d'entendre de la bouche de Kol qu'il n'y avait qu'elle qui comptait à ses yeux et personne d'autre. Elle aimerait être cette femme, la seule femme dont Kol pourrait réellement être amoureux. Mais combien avant-elle l'avait souhaité ? Qui pourrait le rejeter ? Personne... Elle le savait malheureusement que trop bien. Alors pourquoi elle plus qu'une autre ? En l'écoutant, bien que ses mots étaient réconfortant, elle continua de se taire. Une larme avait roulé sur sa joue pour s'écraser sur son genou. Il ne fallait pas qu'il comprenne à quel point elle était triste en cet instant. Elle ne voulait pas qu'il la voit... Humaine ?... Elle détestait les humains... Quand il l'appelle, elle ne peut qu'hésiter de longues secondes avant de quand même tourner la tête vers lui. Elle ne voulait même pas imaginer à quoi ressemblaient ses yeux à cet instant et était seulement comblée de prendre du maquillage waterproof, sinon bonjour le carnage alors qu'ils passaient la journée dehors, tous les deux.

La médium ouvrit la bouche et hésita quelques temps. Elle serra fortement les dents, mais elle se lança quand même, se disant qu'il lui laissait la seule opportunité de déballer son sac à propos de Klaus. Sinon il le lui reprocherait sûrement plus tard. « J'ai parlé un jour à Klaus... Tu étais parti du manoir en Nouvelle-Orléans et je révisais pour mes examens de sociologie. » Elle déglutit, craignant sa réaction, son cœur semblait se débattre pour réussir à sortir de son corps. « Il a eu une discussion avec moi... Au début, j'ai seulement pensé qu'il se disait que j'étais ta proie pour la nuit. Mais il m'a confié des choses sur votre famille... Des choses qui m'ont fait penser qu'il se doutait que je n'étais pas qu'une proie. Il m'a expliqué... » Sa voix se perdit et une nouvelle larme coula. « Que si Rebekah ne m'appréciait pas, jamais je ne pourrais avoir un seul espoir que tu me regardes autrement que toutes les autres femmes... Il m'a expliqué qu'il suffisait qu'un seul membre de la famille me déteste ou ne veuille simplement pas de moi pour que je finisse par l'une ou l'autre des fenêtres. Que chez les Mikaelson, seule la famille comptait et que jamais je ne pourrais espérer un jour que tu m'aimes... Il m'a dit qu'à la seconde où tu saurais pour cette conversation, tu en finirais avec moi... Parce que je n'étais qu'une distraction qui, même sans cette conversation, allait bientôt finir son temps. » Son visage se retourna vers le paysage, en proie au doute, avait-elle bien fait ou Klaus avait raison ? « Il ne sait pas que je vis avec toi, mais il m'a déjà aperçu plusieurs fois au manoir de la Nouvelle-Orléans... Je lui ai seulement dit que tu avais accepté que je sois dans ta ville malgré le fait que je ne sois que médium et qu'il m'arrivait de faire le ménage et que c'était seulement comme servante que tu me considérais. » Elle savait que si jamais elle lui demandait de ne pas la mettre à la porte, il ne pourrait plus répondre de ses actes, alors elle ne disait rien de plus. Au moins, peut-être que l'originel comprendrait mieux d'où ses idées angoissantes avaient émergées. Bien qu'elles étaient là même sans l'aide de Klaus.

La proposition d'une telle soirée illumina son visage. Bien que la seconde d'après, elle écarquilla les yeux sur la route. Kol avait dû piller à cause d'un piéton qui n'était pas capable de faire attention en traversant... Mais elle se reprit bien vite avec un sourire certain. C'était une chance que Laëtitia puisse se rétablir aussi vite quand elle était blessée, bien qu'elle n'était pas sûre qu'elle maintienne longtemps son sourire maintenant que la bombe Klaus était larguée. « Ce serait super ! Tu inviterais que Sherverport, ou tu vas inviter toute la Louisiane ? » demanda-t-elle, vraiment curieuse.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Dim 16 Aoû - 19:11


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Devait-elle en tout temps rester à Shreveport ? Oui. Sa ville, ses règles et ses pions. Dernièrement il s’était mis en tête de changer quelques règles, ne souhaitant nullement voir les hybrides de son frère s’aventurer dans sa ville sans qu’il ne soit mis au courant. Et surtout, il voulait s’assurer que la médium ne court aucun danger, ni les sorcières par la même occasion. Sa ville, ses préférences. Kol a  toujours eu de l’estime pour les sorcières et si vérité doit un jour être prononcée à ce sujet, il aurait aimé ne pas devenir immortel pour le rester. Certes, il a aujourd’hui des capacités bien différentes et tout aussi pratiques, mais c’est une forme différente de puissance. À la réponse de la médium, il se contente de lui lancer un regard furtif avant de fixer à nouveau la route. « Évidemment. Si tu veux aller dans les autres villes, tu me le dis avant. » Oh, il a bien comprit qu’en posant cette question, la médium avoue parfois ne pas rester dans sa ville, ce qui déplu fortement à l’originel, tout comme sa réflexion suivante. D’un ton amusé il reprit alors, bien que très sérieusement pour lui faire savoir qu’il n’hésiterait pas à mettre sa menace à exécution. « Tu ne traverseras plus aucune route en étant au manoir, de façon permanente. » Kol avait déjà menacé Laëtitia, l’idée lui semble de plus en plus intéressante au vue de ses plans.  Bien qu’il prenne ores et déjà des précautions pour que plus aucun vampire, sauf lui, ne puisse mettre un pied au manoir.

Sa réponse eut l’effet souhaité, la médium reprit d’un ton enjoué, sans nul doute heureuse qu’il lui dise ça. Elle doit bien être la seule personne au monde à vouloir passer la journée avec lui de son plein gré, on en viendrait presque à se demander s’il ne manquait quelques cases à la médium. Bien que Kol tuerait le premier faisant une telle remarque à la jeune femme. Bien qu’à l’évidence, il aurait peut-être mieux du se taire car la médium lui déballa toute une liste de choses qu’elle souhaitait faire aujourd’hui. Les Dents de la mer ? Vraiment ? « Et de Massacre à la tronçonneuse pendant qu’on y est. » Il faut dire que ce n’est en aucun cas un être tel que lui, possessif et de surcroît jaloux, qui laisserait Laëtitia s’afficher en maillot de bain. Il en viendrait à tuer hommes, femmes et enfants. Ou il lui faut réserver la piscine à l’un de ses casinos. Sauf que l’eau et Kol, ça fait deux. Il a toujours pensé que les humains ont bien des jambes pour marcher sur la terre ferme, n’ayant jamais trouvé ça drôle de nager pour le simple plaisir de le faire. « Je connais un endroit non loin du centre-ville qui sert des petits-déjeuners, commençons peut-être par ça. » La laisser mourir de faim ne fait pas encore partie de ses projets, bien qu’il ne lui laisse pas la liberté de lui dire que le verre de sang lui ait ou non coupé l’appétit. C’est sans doute plus facile pour un vampire de ne faire aucune différence du sang qu’il boit, certains avaient des préférences mais l’originel ne faisait pas partie de ces vampires. Du sang reste du sang, parfois l’un était meilleur que l’autre.  S’il faut néanmoins tuer selon ses goûts, autant participer à un tri collectif d’humains ou devenir un mangeur de lapins.

La question de la médium le fit réfléchir. Kol avait beaucoup voyagé, ou du moins jusqu’au 16ème  siècle. Par la suite et pour les quelques années où il quitta son cercueil, il voyagea moins et n’avait d’ailleurs quasiment plus quitté la Nouvelle-Orléans et ces alentours. Ou Mystic Falls, Boston et Denver. Avait-il seulement un endroit préféré ? Certes il appréciait certains pays plus que d’autres, connaissait des endroits qu’il aimait pour diverses raisons. Mais en étant tout simplement un vampire, pour Kol une seule et unique chose avait de l’importance, qu’il y ait des proies. Le reste lui importait très peu. Bien qu’il se souvienne d’un lieu en particulier qu’il avait toujours aimé visiter, certes un peu déserté par toute vie humaine. Ou du moins il y a plus de sept siècles de ça. « Une île Italienne, Ischia. J’y étais au 14ème siècle à la recherche d’une sorcière. Je n’ai jamais su si elle s’y trouvait tout à fait par hasard où si elle venait d’y arriver en sachant que le volcan ferait éruption. » Peut-être aurait-il dû le lui demander avant de la pousser dans la lave.  « Une sorcière de notre village avait d’antan prévenu Esther qu’en faisant de nous des êtres immortels, la nature finirait par se venger. Bien sûr ça n’a rien à voir avec ce qui s’est passé sur cette île, mais personne ne fait le poids face à un volcan. » L’originel s’en souvient encore. Le nuage de cendres avait assombri le ciel et les terres entourant le volcan. Et si ne rien voir n’est pas encore la fin du monde, sentir ses poumons brûler par la chaleur de l’air et les gaz volcaniques est bien moins plaisant. Encore moins lorsqu’on possède une guérison accélérée et qu’on ne meurt pas comme le commun des mortels. Quitte à en avoir souvenir, Kol avait trouvé cela magnifique. Tout comme le spectacle qui s’était offert à lui, les centaines d’humains se piétinant les uns et les autres pour sauter sur leurs navires et quitter l’île au plus vite. Détail qu’il ne va évidemment pas préciser à la médium.

Il est impossible pour Kol de comprendre la jeune femme. Il n’est pas à sa place et son manque d’humanité lui fait défaut dans cette situation. Pour lui, les sentiments sont une faiblesse. Avant de rencontrer la jeune femme, il avait d’ailleurs fait une remarque de ce genre à Rebekah. Tomber sous le charme d’un mortel est le premier signe de faiblesse. Quelle ironie. Bien qu’elle soit médium et non humaine. Toujours mortelle, oui, mais pas une simple humaine. Une excuse qui ne tient pas la route. Pourtant, les doutes de Laëtitia ne sont pas injustifiés. Le Mikaelson peut même les comprendre, ou du moins en partie. Il est dangereux et elle le sait, elle peut ainsi craindre qu’un jour il ne la tue ou perd tout intérêt à justement la protéger. Il pourrait tout aussi bien lui faire du mal en étant en colère, bien qu’il le serait moins souvent si elle respectait un peu plus les règles qu’il lui avait imposées. Mais qu’elle doute qu’il ait des sentiments envers elle, ce pour la principale raison qu’il ne lui ait jamais dit ces quelques mots, c’était une chose que le vampire ne comprendrait pas facilement. Pour lui les choses semblent des plus claires, il n’y a qu’elle qu’il tolère à ses côtés. Et il est partit la chercher à Boston après avoir passé plusieurs mois au fond d’une boîte. En même temps, si les rôles seraient inversés la situation serait bien différente. Kol n’attendrait pas qu’on lui fasse une déclaration quelconque mais l’exigerait, ainsi qu’une longue liste d’attentes personnelles. C’est bien pour ça qu’en mille ans, Bekah était la seule de toute la fratrie à avoir tant cherché l’amour et à y être parvenu quelques fois. Jusqu’à ce que Klaus ne s’en mêle.

D’ailleurs, il n’y pas seulement dans la vie sentimentale de Rebekah que l’hybride originel semble s’être incrusté. À en entendre le rythme cardiaque de la médium, Kol se préparait à l’entendre dire que son frère l’avait menacé. Ou même blessé d’une quelconque façon. Sauf qu’il ne s’agissait pas de ça. Et c’était pire, d’une certaine façon. Klaus lui a dit ça ? Niklaus, comme le frère psychopathe qui s’amuser à daguer les membres de sa famille ? Qui se faisait distraire comme le premier des débutants par une certaine blonde ? Au fil et à mesure que Laëtitia parle, le regard du plus jeune frère Mikaelson se fait noir. Si Klaus se serait à l’heure présente trouvé devant lui, il aurait déjà été six pieds sous terre. Kol devrait peut-être penser à contrôler la route, mais sa bonne humeur se dissipait à vue d’œil, les larmes de la jeune femme n’aidaient en rien la situation. Et qu’elle préfère observer le paysage n’est peut-être pas une mauvaise chose, des veines noires apparaissent sous les yeux du vampire, ce sous la simple emprise de la colère qu’il ressent. « Tu me caches cette conversation depuis plusieurs mois !?» le ton de sa voix monte, assez pour y laisser paraître sa colère. C’est le genre de choses qu’elle doit lui dire, qu’il n’est pas censé apprendre des mois plus tard ! Mais en prenant une telle attitude, il risque de lui faire croire que Klaus eut raison. Son satané frère était parvenu à faire en sorte que la médium ne vienne pas lui répéter cette conversation. Ce n’est dès lors plus étonnant qu’elle semble craindre à chaque instant qu’il se lasse d’elle. « Klaus n’a cherché qu’une chose, à ce que tu prennes la décision de fuir dans la crainte qu’un jour tu ne meurs de mes mains. Je te le redemande Laëtitia, quand as-tu eu l’impression que l’avis des autres m’est d’un quelconque intérêt ? Nik ne veut pas qu’on se lie aux autres de crainte qu’on l’abandonne. Il meurt de peur à l’idée qu’on se détourne de lui et qu’on décidé une fois pour toute qu’il n’en vaut pas la peine. Il en a toujours été ainsi. Il t’a fait marcher dans le seul but de t’éloigner de moi. » Le pire dans tout ça étant bien qu’il aurait pu y arriver. Si la médium serait partie après avoir eu une telle discussion avec son frère, sans qu’il n’en soit au courant, Kol l’aurait tué. Il ne supportait pas l’idée qu’elle puisse lui tourner le dos du jour au lendemain et il y a quelques mois, quand il n’avait pas encore accepté le fait qu’il avait à son égard des sentiments dépassant la simple possessivité, il lui aurait brisé la nuque sans se poser de questions. Car il n’aurait pas supporté qu’elle puisse lui faire du mal, quel qu’il soit. Qu’il puisse avoir ressenti quelque chose d’aussi humain. Et ensuite il serait allé voir Nik car c’est le seul de ses frères avec qui il se saoulait sans avoir à en expliquer la raison.

En fin de compte il reporta son regard sur la route au mauvais moment. Au bon moment pour éviter d’écraser un humain ignorant, oui, mais au mauvais moment car son humeur exécrable ne faisait que s’empirer. La médium semblait ravie de l’entendre faire une telle proposition et en entendant son ton plus joyeux, le vampire se résigna à ne pas arrêter le véhicule pour aller décapiter le piéton. « Les fêtes incluant toute la Louisiane ne finissent jamais bien. Mais si je n’invite pas les autres membres du Night World il risque d’y avoir de mauvaises surprises. » Un groupe de vampire qui se ramène à sa soirée, non invités à cette dernière. Ou des hybrides. Ou pire. Un autre Mikaelson. Autant inviter tout le monde et ne pas être surpris de les voir présents.
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Lun 17 Aoû - 20:34

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Dans un couple normal, la jeune fille aurait sûrement dit merci. Mais la situation de base était déjà hors du commun. Pourquoi merci ? Parce qu'il ne lui tenait pas rigueur du fait qu'elle avouait à demi-mot sortir de Sherverport sans le lui demander. Mieux encore, il faisait comme s'il ne l'avait pas compris dans sa réponse, mais elle n'était pas idiote. Il avait forcément compris l'insinuation déguisée. Comment faire pour voir Shelby ou même Rebekah ? Soyons fous, peut-être qu'un jour l'originelle voudrait l'inviter boire une tasse de thé… Si c'est bien du thé… Elle se sentait coincée et ne put s'empêcher de faire la moue, de toute façon, Kol avait les yeux sur la route. Elle se doutait bien qu'afficher une telle expression mettrait l'originel en alerte. Ce n'était jamais bon signe quand elle tiquait à l'une de ses recommandations, cela montrait qu'elle méditait quant au fait d'y tenir compte ou non. Même elle le savait, bien qu'elle pensait quand même suivre ses directives, légèrement dur à son goût, mais soit.

« Pourtant tu m'as laissé à Boston sans penser que je risquais de croiser un être surnaturel… » fit-elle remarquer dans un faible murmure. Inutile de le provoquer alors qu'il venait de faire l'impasse sur le fait qu'elle se baladait en dehors de sa ville. Néanmoins, elle se souvenait de la rencontre avec un vampire là-bas. C'était une femme radieuse aux cheveux d'ébènes. Elle lui avait sauvé la vie parce que Laëtitia n'avait pas levé le petit doigt lorsque un homme l'avait attaqué… Raison supplémentaire qui faisait qu'elle était contente que Kol ne lise pas dans ses pensées. Elle se pinça les lèvres, sachant d'avance la réponse, mais elle tenta tout de même. « Je peux aller en Angleterre dans le mois qui vient ? Je n'ai pas mis les pieds là-bas depuis que ma mère est décédée et j'aimerais vérifier que son appartement est en bon état. » Non, juste non, c'était la réponse qu'elle attendait. Laëtitia ne savait pas elle-même ce qu'elle souhaitait chercher là-bas, mais elle savait qu'elle avait besoin d'y aller par curiosité. Sa mère lui avait laissé bons nombres d'appartements en la faisant seule héritière. Mais elle savait que la situation de Kol et la sienne n'était pas aussi simple en ce moment. Si lui-même limitait ses déplacements, ce n'était pas pour la laisser partir dans un autre pays. Bien sûr, si elle ne le sentait pas aussi tendu quant à sa ville ces derniers temps, elle lui aurait demandé de venir avec elle. Londres devait être magnifique et la jolie médium avait tout oublié de cette ville, sans doute parce qu'elle n'était encore qu'une enfant quand sa mère et elle y avaient déposés bagages. « Même si je vais chez Elijah, je t'envoie un sms ? » Façon détournée de seulement le prévenir avant de prendre la voiture. Elle sentait qu'elle risquait de faire une croix définitive sur ses clefs de voitures. Il lui laisserait peut-être juste laver sa voiture de l'extérieur… A cette pensée, elle ajouta rapidement : « Ou tu préfères que je t'appelle ? J'attendrais une réponse de ta part, bien sûr. » Ce serait idiot de gâcher sa journée avec lui en le froissant quant au fait qu'elle devait seulement le prévenir quand elle changeait de ville.

Elle se mit à glousser, un gloussement presque forcé à son ton amusé. « Tu veux vraiment m'enfermer au manoir ? Tu vas mettre des barreaux à ma fenêtre ?... Tu ne peux pas aménager la cave, parce que tu t'en sers parfois pour… Enfin, j'imagine que tu t'en sers. » Les Mikaelson n'étaient pas connus pour leur patience légendaire. Elle avait toujours pensé que s'il y avait bien un endroit dans un manoir Mikaelson à ne surtout pas visiter, c'était la cave. Elle imaginait parfaitement Rebekah et Klaus torturer des personnes dans les leurs caves pour des informations. Alors même si la médium n'avait jamais entendu des cris déchirants y sortir… Elle se méfiait tout de même. « Du coup le grenier doit servir à… Mettre des objets que l'on entrepose pas dans le manoir ? » Elle commençait à rougir en se demandant si la prochaine fois, il allait vraiment l'enfermer. Puis, elle finit par secouer la tête. « Tout ce que je voulais dire c'est que je suis à la fois en sûreté partout et nulle part… Si tu m'enfermes dans le manoir et qu'il y a le feu, je suis coincée aussi. » tenta-t-elle de se défendre. « Je ne voulais pas dire que j'allais désobéir non plus… » murmura-t-elle en simple signe de défense.

Elle se pinça les lèvres en se rendant compte qu'elle avait dû un peu trop être emballée et braquer Kol avec toutes ses idées. « Il te faut une tronçonneuse pour ça… » Elle hésita à fredonner la musique des Dents de la mer pour l'embêter mais elle se retint en mordillant sa joue. D'ailleurs elle n'aurait pas dû lui faire toute une liste, parce qu'il reprit les commandes de la journée pour aller prendre un petit déjeuner. Elle se mordilla instinctivement la lèvre inférieure. Manger après avoir bu un verre de sang qui n'était même pas celui de Kol ? Elle frissonna rien qu'à l'idée. Mais c'était aussi la journée de Kol, elle n'allait pas le priver de son petit déjeuner. Elle se pinça les lèvres en s'imaginant commander qu'un verre d'eau… Non, ça ne passerait pas auprès du vampire. Elle aurait dû se vider une bouteille de bain de bouche avant de monter dans la voiture… « D'accord, si l'endroit te plaît et qu'il te fait envie, commençons par là. » fit-elle avec un sourire sincère. Elle ne put s'empêcher de le contempler quand il lui parla de son endroit préféré sur Terre et elle ne put s'empêcher de demander innocemment. « On pourra y aller un jour ? » Il y avait deux points de vues pour Laëtitia à ce sujet et une évidence criante à laquelle elle pensait. Si jamais un jour Kol l'amenait sur cette île, ce ne serait pas dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui. Elle ne pensait pas qu'il l'y emmènerai avant plusieurs années, s'il avait eu la patience de la garder. Mais serait-elle toujours médium à ce moment ? « Kol… Les deux sorcières de ton histoire ne sont pas les mêmes, si ? Qu'est-il arrivé à la sorcière que tu recherchais quand le volcan est entré en irruption ? » Laëtitia trouvait une certaine beauté aux volcans, surtout dans leur lave chaude. La couleur y était magnifique. Mais elle n'était pas imprudente au point de vouloir s'en approcher, trop de personnes y perdaient la vie ou même un membre calciné. La fumée elle-même était sans doute la plus dangereuse.

L'amour était d'autant plus risqué quand on est une souris et que l'on tombe amoureuse d'un chat. Bien qu'elle se comportait comme un chaton toutes griffes dehors, elle n'était pas dupe et savait très bien dans quelle catégorie elle se rangeait. Pourtant pour une petite médium parfaitement inutile, elle avait déjà rencontré tous les originels encore en vie. Seul Klaus semblait ne pas du tout l'apprécier… De toute façon elle ne voyait que Kol et ne voulait que lui pour être épanouie dans sa vie. Evidemment qu'elle avait peur que lui ne veuille finalement pas d'elle. Elle était mortelle, sûrement faible à ses yeux, physiquement parlant. Rien que l'étreinte de Rebekah aurait pu la tuer si cette dernière n'y avait pas prêté attention. D'ailleurs, elle souhaitait éviter le sujet de la sœur pour la journée. Avait-elle compris qu'il y avait quelque chose de louche lorsqu'elle l'avait poussé dans les bras de son frère ? Rebekah avait beau être blonde comme Laëtitia, aucune des deux n'étaient dépourvues d'intelligence et du sens de la déduction. De toute façon, pourquoi Kol déciderait de la changer ?... Mortelle, elle ne serait auprès de lui que quelques années. Il gagnerait sa liberté par la suite. Immortelle, il aurait à la subir pour l'éternité. Laëtitia ne pouvait s'empêcher de s'imaginer les pires pensées dans la tête de l'originel. Oui, elle avait besoin de certains mots parce qu'il ne se contentait pas d'aller que dans son lit. Oui, elle avait besoin de les entendre parce que tant qu'elle serait mortelle, elle craindrait toujours qu'il se lasse d'elle. Dans le même temps, changer lui faisait peur, parce qu'elle aimait être sous sa protection. Si on ne pouvait plus la casser facilement, serait-il toujours protecteur ? Sans doute pas… Elle aimait être sa petite médium et simplement se reposer sur lui tout en se sachant protégée.

Alors qu'elle était occupée à coller son nez sur la vitre de la voiture, elle sentait son sang influé de toute part, l'entendant même dans ses oreilles. Ses poings se fermèrent, risquant de faire rentrer ses ongles dans sa chaire. Elle déglutit alors que deux ou trois larmes coulaient sur ses joues. A quoi s'attendait-elle ? Peu importe le moment où elle lui dirait, évidemment qu'il allait se mettre en colère. Sa première question lui offrit un frisson parcourant toute son échine. Que répondre à ça ? Se taire et baisser la tête semblait être la plus simple des solutions. Klaus avait-il raison finalement ? Parler de ça à Kol était une erreur ? Mais se laisser faire par Klaus n'était sûrement pas une solution non plus. Elle se mettait à trembler, elle ne savait même pas pourquoi parce qu'à l'heure actuelle, elle n'était même plus sure des émotions qui lui venaient. Elle laissa l'originel s'exprimer, le regard dans le vide et toujours tremblante. Finalement, elle avait arrêté de pleurer, se contentant de baisser son regard sur ses genoux et de desserrer douloureusement ses mains. « Je ne sais pas… » murmura-t-elle. « J'ai peur c'est tout… Mais jamais je ne partirai. » Elle le savait mieux que quiconque, même si Kol dans un coup de colère lui rompait la nuque, elle préférait cela à devoir vivre sans lui. « Jamais.. » répéta-t-elle en le regardant, bien qu'il était plus que furieux contre elle. « Je ne savais pas comment te parler de cette conversation sans t'énerver. Je ne savais même pas si tu y trouverais un quelconque intérêt… Je pense que j'avais simplement peur que tu confirmes les dires de Klaus… Surtout qu'il a l'air d'accepter qu'Elijah soit étroitement lié à Shelby… Peut-être que Klaus ne m'aime pas, c'est tout. » acheva-t-elle avant de reporter son regard sur ses genoux.

Bien qu'il était furieux, de son côté elle se calmait et tout ce qu'elle avait envie de faire, c'était justement avoir un contact avec lui pour se rassurer. C'était tellement humain que s'en était idiot pour elle. Mais tout cela, ce n'était provoqué que par Kol, elle l'aimait plus que tout et il n'y avait vraiment que lui pour que la médium veuille à ce point un peu d'affection. Elle savait qu'elle risquait sa main ou juste de se faire houspiller dessus. Mais elle tenta quand même une faible approche en posant sa main sur le genou de Kol. De la même façon que l'on s'assure dans le noir que l'on n'est pas seul, bien qu'elle le voyait bien près d'elle. Elle ne garda sa main que l'espace de quelques secondes, elle ne voulait pas le gêner dans sa conduite. Ou le gêner tout court parce qu'il n'avait sûrement pas envie qu'elle le touche. « Pourquoi pas leur envoyer l'invitation des mois avant ? » fit-elle comme si tout allait bien. « De cette façon, ils auront plus tendance à oublier et ils ne peuvent pas reprocher le fait de ne pas avoir été invités ! » souligna-t-elle, n'ayant pas d'autres idées pour le moment. Elle le regarda de longues secondes, mais elle ne lui posait pas la question : tu m'en veux ? Sûrement, elle venait par deux fois de gâcher le début de la journée. Mais elle ferait tout pour se rattraper.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Mer 19 Aoû - 13:27


It's you, only you


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol


Si on lui avait un jour raconté qu’il ferait tant d’efforts pour s’assurer de la sécurité d’une mortelle, Kol aurait été mort de rire. Depuis qu’il avait rencontré Laëtitia, il faisait de nombreuses choses qui ne lui étaient même jamais venu à l’esprit avant. Ce même si la plupart des restrictions qu’il imposait à Laëtitia avaient pour seul but de la protéger, l’originel s’assurait de sa protection par diverses moyens, pas toujours aussi subtile. Il avait ainsi il  a quelques temps appris qu’une localisation par gps était possible pour les portables. Fait bien intéressant, il faut l’avouer. Cependant, si le vampire ne souleva pas le fait qu’elle sortait donc de Shreveport, la jeune femme vint lui rappeler Boston. Elle cherche à le provoquer, ce n’est pas possible autrement. Quant à l’Angleterre.. « Non. » C’est la première réponse qui lui vient à l’esprit car il ne peut pas l’accompagner, et donc, il ne peut pas la protéger. Au pire il pourrait hypnotiser deux ou trois vampires pour qu’ils le fassent à sa place. Mais s’il se décide à s’opposer à Klaus, et donc sans doute aux deux autres qui choisiront le parti de leur demi-frère, il ne pourrait pas faire confiance à de simples immortels. Et en même temps, c’était l’occasion rêvé d’éloigner Laëtitia sans qu’elle ne s’en rende compte. Loin de tout danger. « Peut-être. » se révisa-t-il. Bien qu’il doute trouver quelqu’un à qui il fait entièrement confiance pour laisser la médium seule dans les rues de l’Angleterre. Néanmoins, la proposition de Laëtitia pouvait sembler honnête, tant qu’elle le prévienne, bien évidemment. Et pourtant, si elle croyait avoir eu à subir des règles injustes, celles-ci n’étaient rien vis-à-vis de celles qu’il risquait de lui imposer dans un future proche. « Je préfère que tu me prévienne à l’avance. » Il ne disait pas non pour le sms, encore moins pour l’appel. Mais de préférence, il souhaitait être informé bien avant qu’elle n’ait à partir.

Quand elle vint lui parler du manoir et d’y rester enfermée, c’est en mentionnant la cave que Kol détourne un court instant son regard de la route. Elle ne semblait jamais y avoir mis pieds, tant mieux. C’est peut-être un trait commun chez les vampires mais les caves sont très pratiques quand on souhaite emprisonner quelqu’un, les torturer ou même les garder là pendant un certain temps. Il aurait peut-être un jour dû lui en interdire l’accès, mais comme à son habitude, elle serait justement aller voir suite à ça. Son imagination lui permettait cependant de savoir ce qu’il se déroulait en bas. Et c’est très bien ainsi. « Le grenier a été réaménagé. » Lui disait-il ça pour la faire paniquer ? Sûrement. Quand elle chercha à se défendre, l’originel regarda à nouveau la route. « Tu comprends que j’ai du mal à te croire quand tu me dis ça, non ? Tu n’as pas hésité à me désobéir pour la fête de Marcel, ni celle des sorcières.  Tu viens presque m’annoncer que tu te promènes dans les autres villes et je n’étais même pas au courant. Permets-moi donc d’en douter. » Si elle ne voulait pas comprendre que c’était pour son bien à elle, Kol ne viendrait pas non plus le lui expliquer. C’était simple, c’était clair et il n’allait pas se répéter.

Elle ne semblait pas s’opposer à son idée. Bien qu’il ne pense pas qu’elle puisse être contraire. Ce même s’il est assez clair qu’il pourrait presque lui proposer n’importe quoi, elle serait d’accord. Kol lui lança un regard surpris quand elle vint lui demander s’ils pourraient y aller un jour. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui demande ça. Et sans le savoir, ils pensaient tous deux à la même chose. Laëtitia ne sera plus mortelle d’ici là. Pour lui c’était chose évidente et il ne trouvait pas nécessaire de lui expliquer que tôt ou tard elle ne serait plus médium. « Bien sûr. » Si elle voulait un jour si rendre, il n’y voyait pas d’inconvénients. Le vampire ignorait si le volcan avait encore été actif par la suite. Ischia était déjà à l’époque une île magnifique, qui aurait au jour d’aujourd’hui attiré de nombreux touristes. Il dû rire, amusé par ce que la médium vint lui demander. « Non. Ayanna est décédée il y a  bien longtemps. Quant à l’autre sorcière, je crains fort qu’elle n’ait pas survécu cet évènement. » Nul besoin de préciser ce qui lui était arrivé. Bien qu’il tenait un certain respect  à ces dernières, certaines croyances de ces dernières l’avaient poussé à en tuer plus d’une.

Il ne pourrait pas confronter son frère au sujet de la médium, autant la lui offrir sur un plat en argent.  Klaus allait cependant regretter d’avoir donné de telles idées à Laëtitia. Son frère ferait mieux de se mêler de ses affaires, à ce qu’il sache, lui n’avait pas cherché à faire du mal à la petite blonde de Mystic Falls. Ni à sa blonde actuelle. Ou à sa couveuse.  À la suite des paroles de la médium, il reste silencieux. Que dire ? Si Klaus n’appréciait pas Laëtitia, ça n’était pas la fin du monde. Car de toute façon, qu’il l’apprécie ou non, en cas de besoin il n’hésiterait pas à la tuer. « Oublie Klaus. Elijah et Rebekah ont toujours été à ses côtés, il a l’habitude de les voir vivre quelques aventures. Et eux ont l’habitude de le laisser s’en mêler. Ce qui n’est pas mon cas. Alors oublie ce qu’il t’a dit. » Parce que jamais Kol ne se souciera de l’avis de sa famille. D’accord, si tout le monde en venait à voir Laëtitia comme ils avaient tous vu Sage, ça ne serait pas drôle, mais ça s’arrêterait là. Kol ne comptait pas passer plus de temps que nécessaire avec le reste des Mikaelson. En instance, Shreveport se trouvait assez loin des autres villes et sauf rumeurs quelconque et faits qu’on lui rapportait, le plus jeune des frères évitait de se mêler des affaires de sa fratrie ou des problèmes dans leurs villes. Il avait longtemps comprit que rester loin d’eux est synonyme de bonne santé, figurativement parlant. Il était à présent d’humeur exécrable. Commencer la journée sur de tels sujets n’était pas une bonne idée. Le contacte de Laëtitia ne venait pas au bon moment, Kol en colère, ruminant ses pensées noires pour ne pas s’énerver d’avantage. Son premier instinct était de lui lancer un regard froid, sans la toucher car il ne mesurait que très rarement sa force lorsqu’il était de mauvaise humeur. Pourtant il n’en fit rien, cherchant à se calmer avant que cette discussion ne ruine toute leur journée. Il vint dès lors répondre à son idée en se parquant non loin du petit établissement où il souhaitait se rendre. « Je doute que Rebekah n’oublie ce genre de choses mais c’est une excellente idée. » Les Mikaelson avaient bonne mémoire, n’étant d’ailleurs pas les seuls. Mais c’est vrai que d’autres oublieraient. Cependant envoyer des invitations à l’avance était aussi permettre aux trouble-fêtes de préparer leurs mauvais coups. Et Kol n’étant pas Marcel, c’est leurs têtes qui seraient affiché à l’entrée de son Manoir s’ils osaient ruiner sa fête.

Une fois sortit du véhicule, le vampire remarqua l’absence de monde dans les rues. À cette heure-ci la plupart se préparaient pour aller travailler ou se trouvaient déjà derrière leurs bureaux ou leurs comptoirs. Il s’était cependant décidé à ne pas se faire remarquer, tuer des humains dans sa ville ne l’amusait pas autant qu’on pourrait le croire. Ils étaient utiles et avaient donc le droit de vivre. Et de ne pas se faire tuer pour quelconque futilité. Alors que la médium sortit à son tour du véhicule, Kol s’approche d’elle et vient fermer la portière à sa place, laissant son humeur exécrable derrière lui. « Il y a quelques boutiques dans le quartiers historiques qui vendent des tenues de l’ancienne époque. On peut y aller ensemble. Ou je peux faire venir l’un ou l’autre couturier au manoir. » Il n’y avait pas intérêt à avoir d’autres membres du Night World à proximité, Kol Mikaelson semblait s’adoucir en présence d’une médium, imaginez donc ! Et pourtant, l’originel prit la main de Laëtitia dans la sienne avant de se diriger vers ce qui semble être un petit restaurant de quartier. Il fit cela sans lui lancer un regard, comme s’il ne la tenait dans le seul but de s’assurer qu’elle le suive. Se prendre la main, c’était bien ce que la majorité des couples s’amusaient à faire, non ? La menace d’une dague en plein cœur lui remettaient les idées en place et changeaient à première vue ses priorités.

Une fois à l’intérieur, une jeune fille âgé tout au plus de dix-neuf ans vint à leur rencontre. Kol ne lui adressa ni la parole, ni le moindre regard et entraina la médium avec lui vers l’arrière de la salle où se trouvait une véranda. Il faisait beau, autant profiter du soleil, non ? La serveuse ne semblait pas s’offusquer d’un tel comportement et les suivi jusqu’à la table que l’originel choisit.  Il lâche alors la main de la médium et tire une chaise en lui faisant signe de s’assoir. Ensuite, il repousse sa chaise comme un parfait gentleman, contournant la petite table ronde pour s’asseoir en face d’elle. La serveuse quant à elle ne perd pas de temps et place une carte sur la dite table avant de s’éclipser. C’était toujours pratique de pouvoir hypnotiser les gens à sa guise. Pas de questions, pas de bavardages inutiles. « Choisi ce que tu veux, mais mange quelque chose. » dit-il avant que Laëtitia n’ait le temps de regarder la dite carte. Le vampire ne la quitte plus du regard, ignorant les deux autres clients se trouvant eux dans la salle. « Il y a un cinéma non loin d’ici, on pourra y aller dans l’après-midi. Tu pourras choisir le film que tu veux, tant que ce n’est pas une histoire à dormir debout. » Les films romantiques, très peu pour lui, il préférait de loin les films d’horreur bien que très peu effrayant à ses yeux. « On ne parle plus de Klaus. Ni du reste de ma famille. D’accord ? »
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Jeu 20 Aoû - 0:41

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Il lui arrivait de se poser des questions sur son propre comportement. Elle n’était plus la même, plus du tout. Elle se rappelait d’une époque où elle n’était pas encore avec l’originel. Elle avait une amie rousse qui était vampire elle aussi. Laëtitia avait connu son amie douce et perdue. Sa nature vampire permit à la médium de devenir amie avec elle. Seulement, la rousse était tombée dans une voie sanguinaire. Au point de se permettre d’être face à Laëtitia avec un « déjeuner sur pattes » comme elle disait. La médium avait tout de suite remit la vampire à sa place, la supprimant des personnes qui comptaient à ses yeux. Elle l’avait trouvé sale et insultante pour sa propre condition de mortelle. Pourtant, lorsqu’elle accompagna Kol qui avait décidé d’être moins violent que d’habitude dans ces jeux parce qu’elle était là, elle ne lui en avait jamais fait le reproche. Pire encore, elle se rappelait d’une fois où elle avait tenté de le retenir quand ils étaient à Mystic Falls, lui demandant si elle pouvait l’accompagner même s’il allait être sanglant. Avait-elle été injuste envers la rousse ? Non, Laëtitia lui avait dit le fond de sa pensée. Mais elle trouvait Kol magnifique, en bien comme en mal, alors même si parfois, elle avait du mal à ne pas être choquée par ce qu’elle avait pu apercevoir. Jamais elle n’avait jugé Kol ou ses jeux, seulement sa propre faiblesse de mortelle. Elle aimait le contraste qui les liait, le fait qu’elle puisse être terrible, mais se contentant des mots. Lui, n’avait aucune limite. L’amour pouvait-il faire perdre la raison ? Si c’était le cas et que l’originel l’acceptait ainsi, alors elle céderait sa raison pour lui, pour continuer de l’aimer. Mais elle le savait depuis longtemps. Même en étant à ses côtés, elle n’était qu’un papillon à côté de lui. Elle était éphémère. On aime plus facilement une jolie fleur qui fane et que l’on peut laisser sur le bord de la route, qu’une fleur impérissable et que l’on devra garder comme un tatouage imprimé sur la peau. Laëtitia restait persuadé que l’originel avait été claire avec elle la dernière fois. Il n’avait jamais été amoureux, oui, il l’appréciait mais… Quand c’est la personne pour qui on donnerait sa vie, tout ce que l’on a, même à s’en éplucher la peau s’il le fallait pour ne pouvoir que le toucher d’un regard, on le sait tout de suite, non ? Laëtitia s’était menti à elle-même pendant plusieurs semaines. Avec le temps, elle l’avait oublié. Au début elle ne voulait pas reconnaître qu’elle l’aimait d’un amour éperdu. Maintenant qu’elle avait totalement accepté ses sentiments, elle savait que Kol serait le seul homme qu’elle aimera, même dans sa tombe. Oui, une tombe. Elle ne souhaitait pas accéder à l’immortalité pour qu’un jour, elle assiste à la rencontre de Kol et de la personne pour qui, lui aussi, ne pourra plus taire ses sentiments. Laëtitia doutait tellement qu’il rencontre cette maudite femme de son vivant. La médium se laisserait mourir, elle le savait. Elle se savait excessive, elle le savait, mais c’était tellement plus fort qu’elle. Plutôt mourir que de vivre sans lui.

La voiture lui était toujours aussi agréable, mais elle se laissait aller à ce genre de pensées, parce qu’elle n’avait pas à se soucier de la route. Si bien que le non la surpris, se tournant vers lui, elle fronça les sourcils. Ah oui ! L’Angleterre. Elle se mordit la lèvre, comprenant sa position. C’est à ce moment qu’elle entendit sa seconde réponse. « Vraiment ? » ne put-elle s’empêcher de demander à voix haute. « Pourquoi ? » Finalement, s’en tenir au non l’aurait rassuré. Il ne lui avait aucunement dit qu’il l’accompagnerait. C’était trop étrange après le fait qu’elle ne puisse pas se balader seule en Louisiane, mais qu’elle le puisse à l’étranger. Bientôt, elle allait se plaindre d’avoir des avantages, c’était dingue. Elle se mordilla la lèvre, comme si elle était fautive par avance dans la requête suivante de l’originel. « Bien sûr… » répondit-elle doucement et avec honnêteté, bien qu’elle savait qu’elle n’y parviendrait pas tout le temps, de le prévenir en avance.

Laëtitia était maladivement curieuse, encore plus lorsqu’il s’agissait de danger. Elle avait l’instinct de survie des lemmings et elle n’y pouvait pas grand-chose, enfin, d’après elle. Alors pourquoi ne pas avoir mis de pieds à la cave ? Sûrement parce qu’elle avait déjà fait suffisamment de bêtises comme cela. Par ailleurs, elle connaissait l’histoire de barbe bleu et des clefs. C’était bien à la cave les choses louches, non ? De toute façon, le regard de Kol en dit long et elle n’arrêta pas de penser sans cesse qu’elle ne devait pas céder à la curiosité. Parce que comment expliquer à l’originel qu’elle avait besoin d’être réconforté après être descendu dans sa cave ?... « Quoi ?! » s’empressa-t-elle de répondre quant au grenier, de façon un tout petit peu trop aigu à son goût. « Mais pour quoi faire ? » Elle laissa deux secondes de suspension et comme s’il ne pouvait pas s’agir d’un plan pour l’enfermer, elle s’empressa d’ajouter. « Je croyais que l’on habitait tous les deux dans le manoir. Alors même si ce sont des colocataires Koala ou Panda que tu as prévu, je préférais quand on était que tous les deux… » Elle se pinça les lèvres quand il lui fit remarquer qu’elle était la dernière de la classe pour obéir aux ordres. « Je n’ai pas envie de gâcher cette journée parce que j’ai désobéis et que tu sais que je me défendrais toujours… Oui, j’ai très mal agit pour la fête de Marcel. Mais je n’avais aucunement l’intention de te blesser ou même de penser une seule seconde que je serai en danger pour la fête des sorcières… Normalement, c’est une fête touristique. » Elle murmura très bas pour la suite, parce qu’elle ne voulait pas qu’ils se disputent, mais c’était plus fort qu’elle. « Rien ne t’empêche de cacher une puce GPS sous ma peau comme les chats au lieu de m’enfermer dans le grenier… »

Sa réponse concernant sa question sur son lieu préféré la surprit une nouvelle fois. Elle lui sourit d’un sourire sincère, d’un sourire véritablement heureux. Puis, vint une lente angoisse. Avaient-ils pensés à la même chose ? Non, c’était idiot de penser de cette manière. Bien qu’elle se doutait qu’un jour, soit Kol la mettrait à la porte, soit la question se poserait. Laëtitia avait peur d’une évolution pour son propre état, que ce soit la vieillesse ou le vampirisme. Vieille, Kol ne la regarderait même plus et elle paraitrait sale aux yeux de tous de continuer à l’aimer alors qu’il paraissait si jeune. Vampire, elle ne voulait rien changer, elle craignait tellement qu’un seul détail fasse que l’originel ne l’apprécie plus. Elle avait monstrueusement peur de cela, d’où ses cauchemars à répétitions, depuis Mystic Falls. Ne pas penser à ça, ne pas gâcher sa journée. Pitié, il fallait qu’elle arrête de détruire son propre bonheur ! Il n’était pas question de transformation ou de mise à la porte. Chut Laë, arrête de penser pour une fois. Vie le moment présent. Elle se contenta de sourire gênée par sa question idiote, c’était certain que la sorcière de cette époque était morte. « Je vois… » fit-elle d’un sourire, un peu préoccupé par ses pensées d’avant.

Klaus… Quelque chose en lui était tellement similaire à Kol et pourtant, elle le savait, même dans d’autres circonstances. Elle ne pourrait jamais être proche de cet homme sans se sentir en danger. Ce n’était même pas une question de menace. C’était sûrement parce qu’elle était amoureuse de Kol et qu’elle savait le mal que son demi-frère lui avait fait. Oui, c’était sûrement ça, ou le peu d’instinct de survie qui lui disait de rester en alerte. « Désolée… » fit-elle, sans donner plus d’explications à ces excuses. Mais elle les pensait. Elle n’aurait pas dû écouter Klaus ou lui donner de l’importance. Mais elle était tellement manipulable sur ses sentiments et ses inquiétudes. Le chapitre Klaus était clos, pour le moment et elle souhait juste profiter du seul homme qui comptait pour elle. Laëtitia se mordit la lèvre concernant la fête, même si elle allait le regretter, elle le lui demanda quand même. « Tu es sûr de vouloir la faire ? Si cela te pose problème, on peut très bien se contenter de faire quelque chose dans le quartier historique ? Quelque chose de discret ? »

Le tour en voiture était fini, peut-être qu’elle allait enfin se laisser respirer. Pourquoi avoir tant réfléchis pour des sujets qui ne concernaient pas cette journée ? A moins qu’elle se demandait ce qui se cachait derrière une journée plaisante sans contraintes. Non, il fallait qu’elle arrête de tenter de voir quelque chose de louche derrière chaque moment heureux. Kol, il ne fallait qu’elle ne pense qu’à Kol et au présent, le futur était devant, qu’importe pour le moment. Elle rougit instinctivement lorsqu’il referma sa porte à sa place. Visiblement, ils avaient décidés d’un accord mutuel de laisser les discussions tendus dans la voiture. Laëtitia rougissait de plus en plus quand l’originel lui proposa d’amener des couturiers juste pour elle. Elle ne le méritait pas, ce n’était pas une princesse. Elle secoua la tête. « Les boutiques m’iront très bien, sauf si ça t’ennuie de faire les magasins. Ce que je peux comprendre. » gloussa-t-elle de bon cœur. Son cœur battit la chamade lorsque Kol glissa la main dans la sienne, en public, même si les rues étaient désertes. Elle resserra son étreinte, sans un mot. Elle aimait le contact de la main de Kol contre la sienne. Elle se sentait protégée et même plus encore, bien qu’elle ne pouvait s’avouer qu’elle se sentait aimer en cet instant. La médium avait bien pensé que dans la journée, il la tiendrait sûrement, mais pas de façon intime. Elle avait pensé au poignet ou au bras.

La jolie blonde ne pouvait qu’apprécier le charme de l’établissement dans lequel Kol l’avait emmené. Même si la faim n’était pas quelque chose qui l’attirait pour le moment, elle adorait le cadre. « Bonjour.. » fit-elle presque honteuse quand elle se rendit compte que l’originel les plaçait de lui-même sans un mot pour la serveuse. Remarque, elle aurait rougit d’une autre façon s’il lui avait fait un clin d’œil, alors tant mieux, non ? Laëtitia se sentait vraiment traitée comme une princesse. Elle se comporta comme une lady bien éduquée et s’assit là où Kol l’invitait à s’asseoir. « Merci Kol… » glissa-t-elle doucement. Elle remercia la vendeuse d’un signe de tête et releva les yeux sur l’originel qui lui adressa la parole avant même qu’elle ne lise un mot. Une nouvelle fois, elle vint mordiller sa lèvre. A croire que finalement, il lisait dans les pensées. « Qu’est-ce que tu vas prendre ? » demanda-t-elle avec le sourire, peut-être que ça lui donnerait des idées ou qu’il choisirait à sa place. Le verre de sang ne l’avait pas donné d’idées pour la suite. Son cœur battait fort contre sa cage thoracique. Rien que ces mots auraient pu faire son bonheur pour un mois. « Tu es sûr que le cinéma ne va pas t’ennuyer ? » Après elle se mit à glousser avant d’ajouter. « On pourra aller voir un film d’horreur, mais je te rappelle que je suis facilement impressionnable devant un film. » Elle hocha la tête tristement, se disant que c’était de sa faute, tout le début de cette journée gâchée. « Excuse-moi, j’aurai du t’en parler un autre jour. »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Ven 21 Aoû - 0:25


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Laëtitia & Kol


Pourquoi. La question à laquelle il ne s’était pas forcément attendu. Peu de personnes viendraient vous questionner quand pour une fois vous leurs accorder quelque chose. Et que devait-il lui répondre ? Pour que tu ne sois pas là si les choses tournent mal ? Pour que personne ne t’utilise contre moi ? La médium en serait tout autant rassurée ! L’originel tapote le volant du bout des doigts, mesurant ses mots avant d’inquiéter la médium d’une quelconque manière qui soit. « Je n’ai pas dit que tu pouvais y aller. » dit-il d’un ton légèrement agacé. Il lui avait bien dit qu’elle pourrait peut-être s’y rendre. Ainsi le vampire cherchait aussi à ce qu’elle ne le questionne plus. Il préférait éviter d’en venir à lui expliquer la raison de cette décision.  Pour lui, tout ce qui importait c’était que la médium le prévienne. En cas d’ennuis, il savait où aller la chercher ou à quelle porte aller sonner. Et quelles têtes décapiter. De plus, si la destination ne lui plaisait pas, il pouvait lui interdire de s’y rendre.

Il s’attendait bien à ce qu’elle réagisse à sa remarque concernant le grenier. Laëtitia semblait croire qu’il pourrait l’y enfermer. Quitte à l’enfermer, autant lui laisser l’accès à tout le manoir, non ? Ce qui lui semblait évident ne l’était pas pour elle, visiblement. Mais c’était tellement drôle que Kol ne s’était pas privé de pousser la blague un peu loin. Et puis à quoi bon avoir un grenier qui ne sert à rien ? Bien évidemment qu’il n’avait pas prévu de colocataires, Kol n’était déjà pas du genre à supporter la vie en communauté. « Rassures-toi, je ne compte pas t’y enfermer et la porte n’est pas équipée de verrous. » Même si c’était drôle de lui faire croire le contraire, et d’avoir emménagé le grenier dans ce seul et unique but, elle risquait de s’imaginer mille et un scénarios. Ce n’était pas l’idéal pour passer une bonne journée par la suite. Elle vint se justifier pour les fêtes et Kol ne pu que lui donner raison. S’ils en venaient à discuter de ça, ils en auraient pour un certain temps. La médium se défendait toujours et lui trouverait toujours de quoi redire. À sa remarque, un sourire amusé se peint sur ses lèvres. « Tu sais où je peux m’en procurer ? » fit-il sérieusement. Si elle était disposée à proposer de telles idées, lui était tout disposé à les réaliser.

S’il ne voulait plus parler de sa famille, c’est bien parce que ce sujet n’apportait que mauvaise humeur et envies meurtrières. Ils vivaient tous sous ce même principe, la famille passe avant tout. Du moins en situations critiques. Mais étais-ce réellement encore le cas ? Pouvait-on tout pardonner ? Passer d’une dague au réveil et oublier de telles trahisons ? Quand ils ne se battaient pas contre un ennemi commun, c’était contre leur propre sang qu’ils préparaient complots et plans d’attaques. Ils se rendaient malheureux en tuant les êtres qui leurs étaient proches, en sachant que de toute façon ils reviendraient les uns vers les autres car en fin de compte, ils n’avaient personne d’autre. Il n’y avait qu’eux qui vivaient depuis plus d’un millénaire. Il n’y avait qu’un Mikaelson pour comprendre un autre Mikaelson. Pour lui pardonner la moindre de ses erreurs. Presque. Presque toutes les erreurs. Certaines choses ne se pardonnent pas, ou sous de faux semblants, ne s’oublient plutôt pas. Mais en fin de compte ils restent une famille, se partageant entre eux les mêmes gênes, le même sang. Mikael, Esther et Finn ne manquaient à personne. Le seul qui manquait peut-être serait Hendrik. Oui. C’est le seul membre de la famille que Kol aurait bien voulu revoir au lieu de ses parents et de son frère ainé.

Mais la famille Mikaelson, c’est plus de problème qu’autres choses. Encore aujourd’hui, Kol planifiait une nouvelle fois de s’opposer à l’un de ses frères, juste pour le plaisir de le faire. Et par vengeance personnelle. Pourtant rien ne l’empêchait de disparaître de la Nouvelle-Orléans avec Laëtitia. Partir loin d’ici et faire comme il y a bien longtemps. Il y a près de quatre siècles de cela, Kol parcourait le monde en ne rejoignant que de temps en temps sa famille. Et il ne s’en était pas plus mal porté. Ils pourraient aller où bon leur semble, Klaus était bien trop concentré sur la Nouvelle-Orléans et Bekah et Elijah sur leur future nièce pour se soucier de ses agissements. Pourquoi ne le faisait-il pas ? Pour Shreveport ? Non. Certainement pas. C’était pourtant la première fois depuis près de dix siècles qu’il avait la possibilité d’être près de sa famille, tout en dirigeant une ville et en y faisant ce qu’il voulait. C’est aussi pour cette raison qu’il se contenta de lancer un regard noir au médium en guise de réponse. S’il voulait faire une fête il en ferait une, même si ça tourne au drame. Après tout, si les autres pouvaient se permettre des véritables bains de sang, pourquoi pas lui ? Enfin, ce après la fête, tant que Laëtitia se trouvera au beau milieu des convives il était hors de question qu’il y ait le moindre souci.

Arrivé à destination, les rues étaient bien plus désertes que sur le chemin du manoir jusqu’au quartier historique. Kol préférait de loin oublier sa mauvaise humeur, il avait passé toute la nuit à élaborer des plans et à se questionner sur différents sujets, ça lui suffisait amplement. « Je ne ferais pas une telle proposition si ça me dérangeait. » Voir Laëtitia porter différentes tenues et s’amuser à dire ce qu’il en pense n’était en rien ennuyeux à ses yeux. Il ne se montrait pas souvent tactile en publique, il faut bien l’admettre. Si Kol ne voulait en aucun cas qu’on sache que la médium était bien plus qu’une simple médium pour lui, c’était principalement pour la protéger. Et pour son orgueil. Kol Mikaelson est un être sans cœur qui manque cruellement de sentiments. Qu’une quelconque rumeur soit lancée prouvant le contraire ne serait que néfaste pour sa réputation. Et pourtant à l’instant même, en tenant la main de la jeune femme, il ne semblait pas s’en soucier le moins du monde. Tout comme il ne se souciait pas de la serveuse ou des deux clients se trouvant déjà dans l’établissement. L’une était sous hypnose, les deux autres sans importance.

Ce ne fût qu’à la question de la médium que Kol comprit, le verre de sang avait dû lui couper l’appétit. Ça n’avait aucune importance, elle allait manger quelque chose de toute façon. Il ne voulait en aucun cas qu’elle finisse par avoir un malaise. Néanmoins il ne pouvait lui proposer de prendre la même chose que lui. Si la serveuse était hypnotisée ce n’était pas par simple plaisir. Il connaissait cet établissement après s’être une fois attaquée à la jeune femme, la vidant presque de son sang. Et n’ayant plus bu depuis près de trois jours, ce qui est très long pour Kol, il comptait bien se servir à sa guise. Ou pas. Au lieu de proposer un choix à la jeune femme, il rappela la serveuse qui semblait attendre comme un petit chien non loin d’eux. « Un petit déjeuner continental et un verre de bourbon s’il vous plaît. » La demoiselle ne vint même pas demander si Laëtitia préférait un café ou un thé, disparaissant dès que l’originel passa commande, d’un air faussement enjoué. Pour lui il n’y avait pas d’heure pour boire de l’alcool, encore moins quand il faisait une croix sur son petit-déjeuner. Fixant la médium, il eut un sourire au coin en l’entendant parler des films d’horreur. « On n’est pas obligés d’aller voir un film d’horreur.. Sauf si tu prévois de te réfugier deux heures dans mes bras. » Dit-il en souriant. « Je n’ai pas d'objections à faire. » C’était après tout à ses risques et périls, elle choisirait le film et si c’était un film d’horreur, lui ne peut absolument pas en être tenu responsable. Ni du fait qu’ils se trouveraient tous les deux, sans doute entouré de quelques autres personnes, au beau milieu d’une salle plongée dans l’obscurité la plus totale. Sauf la lumière de l’écran, bien sûr. Prenant un air plus sérieux, l’originel hausse les épaules quand la jeune médium vint s‘excuser.  « Il faut bien qu’on en parle un jour. Sans que  tu n’aies à craindre perdre la vie. » Après tout, quand les deux jeunes gens en venaient aux mots, bien souvent pour une action de Laëtitia qui avait déplu à Kol, tout se déroulait assez mal. Il y a presque un an de cela, il avait ainsi organisée une soirée des plus cruelles pour lui rappeler une des règles imposées. Ne pas s’approcher d’autres hommes. Par la suite, il y a quelques mois, il s’était amusé à la blesser de ses paroles et à tuer une innocente en n’hésitant pas une seconde à faire culpabiliser Laëtitia. Tout ça n’était au final qu’un combat perdu d’avance pour la jeune femme. Kol aimait avoir le dernier mot et s’il ne l’obtenait pas, il savait se faire comprendre par la peur. Laëtitia pouvait l’aimer, certes, mais elle le craignait également. Il aurait aimé que ce soit seulement son instinct de survie qui criait alerte rouge en sa présence, surtout quand il se trouvait être en colère. Mais ce n’était pas le cas. Il ne l’avait jusqu’à présence jamais persuadé du contraire. Mais admettre qu’il ne la tuerait jamais n’était pas pour autant admettre qu’il l’aimait. Kol se savait à présent faire partie de la catégorie de gens qui ne se trouvaient pas capable d’avouer leurs sentiments. Aussi bien à eux même qu’aux principaux concernés. Qu’il s’agisse de dire à ses frères ou sa sœur qu’il les aime malgré qu’il les déteste, ou rassurer Laëtitia qui croyait  que tôt ou tard il rencontrerait la femme de sa vie, Kol n'avait jamais prononcé de tels mots. Il ne se souvenait même pas une fois avoir dit, enfant, qu’il aimait sa mère ou son père. Ou sa famille tout simplement. Et pourtant il se souvient bien avoir été le type de petit-frère à considérer ses grands-frères comme les exemples à suivre. Minus Klaus qui était détesté de leur père. Donc s’il se souvenait de ce détail des plus stupides, il devrait certainement se souvenir avoir un jour dit à quelqu’un ces quelques mots. Non. Personne.

Il n’en restait pas loin que de telles paroles n’étaient pas choses fréquentes entre eux. Il s’énervait bien trop vite et la médium était tout aussi déterminée. Elle bien moins dangereuse si elle s’emportait, certes, mais même un chaton à des griffes. De toutes petites griffes acérées. « Tu as cru que je ne voulais pas que tu restes au manoir n’est-ce pas ? Et quand je t’ai rattrapé, tu as cru que j’allais te tuer. » Il ne cherchait presque pas à lui poser la question, connaissant déjà la réponse mais lui laissant néanmoins la liberté de s’expliquer.
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Ven 21 Aoû - 21:21

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Certaines personnes étaient insouciantes et ne réfléchissaient pas assez. Laëtitia était opposée à ces personnes. Elle savait très bien comment était Kol, d’ailleurs, sa première réponse retentissait telle qu’elle aurait dû être de façon définitive. Il venait de la forcer à boire un verre de sang parce qu’elle était allée à une fête. Alors oui, la Louisiane est un cas particulier, le Night World en essor attire énormément de personnes qui peuvent prétendre à faire partie de ce nouveau monde, mais… Non, c’était louche. A vrai dire, même si elle avait demandé pour l’Angleterre, elle ne s’imaginait plus voyager sans lui. Suspect était le mot d’ordre quant à la réponse du beau brun. Beaucoup aurait regardé Laëtitia comme une idiote. Tais-toi, tu as obtenu ce que tu voulais, plus de liberté ! Finalement, dès qu’il desserrait la vice de son autorité, elle se sentait menacée. Le seul souci, c’est qu’elle ne savait pas encore de quoi elle devait se méfier. Elle se contenta de fixer les doigts de Kol sur le volant. Qu’est-ce qu’il lui cachait ? Elle le fixa longuement, silencieusement. Cette fois, elle aurait souhaité qu’il lise dans ses pensées. Qu’il entende à quel point elle ne voulait pas revivre un épisode comme Boston. Cela l’inquiétait, ce peut-être. Mais elle s’en tint là, ne voulant pas se fâcher avec lui pour de simples suppositions. Lui-même attendait qu’elle fasse vraiment une bêtise pour lui tomber dessus. Après tout, il avait bel et bien deviné qu’elle se rendrait à la fête de Marcel. Ce n’était qu’à son retour que la sanction était tombée. Dans sa tête, elle ne pensait qu’à une chose : pitié Kol, ne me laisse pas de nouveau, ne prends pas ce risque. Elle ne voulait pas qu’il referme les yeux dans son cercueil. Elle secoua la tête, abandonnant ses idées noires. Boston n’était pas l’Angleterre. Kol l’avait forcé pour cette maudite ville ! L’autre pays, c’était sa demande à elle, il n’y avait aucun raccourci à faire.

La jeune femme ne pouvait pas penser qu’il lui laisserait l’accès au manoir pour une raison très simple. Libre, elle pourrait très bien passer par une fenêtre ou l’autre. Ce n’était pas son genre d’être arrêté par une simple porte d’entrée… Elle écarquilla malgré tout les yeux à sa réponse. « Attends, est-ce que tu es en train de m’expliquer que tu as quand même aménagé le grenier même si tu n’y a pas mis de verrou ?... Pourquoi m’avouer ça ainsi que le fait que tu n’as pas l’intention de mettre ta menace à exécution ? Alors que tu aurais pu utiliser cette menace pour t’assurer que je reste à ma place ? » Oui, elle était vraiment surprise qu’il lui avoue qu’il n’avait pas l’intention de la mettre dans une cage dorée. C’était quelque part réconfortant, mais elle avait du mal à saisir. Par la suite, elle ne put que froncer les sourcils et s’empourprer de mécontentement. Pourquoi est-ce qu’elle lui donnait des idées aussi ? Autant qu’elle s’enferme d’elle-même, ce serait plus rapide. « Je ne suis pas un chat, Kol… » se défendit-elle. Après elle détacha chaque mot. « Chez un vétérinaire… C’est pour les animaux, pas les humains. Crois-moi que même si je ne suis pas celle qui mord entre nous deux, je te mordrais le bras si tu tentes de me glisser une puce sous la peau… Ou que tu forces un vétérinaire à le faire. » Elle se mordit la lèvre avant de détourner le regard. Que pouvait-elle y faire après tout ? Elle ne sautait pas de joie à avoir une puce comme un chat… Mais évidemment qu’elle ne ferait que la tête pendant une semaine grand maximum. Au bout d’un mois, elle prendrait sûrement un couteau dans la cuisine pour se l’enlever et elle se ferait de nouveau disputer. Du moins elle imaginait ce schéma-là dans sa tête.

D’un regard étonné, elle plongea son regard dans les yeux ténébreux de l’originel. Pourquoi ? Elle n’avait rien fait pour se prendre un regard aussi noir. Elle en voulait de cette fête, c’est lui qui semblait dire qu’elle poserait problème. Elle posa son coude sur le rebord de la fenêtre et déposa sa joue dans sa main pour s’y accouder. « Bien, je ne dis plus rien. Je ne disais pas ça pour moi, j’en ai envie de cette fête… J’avais l’impression que tu n’en avais pas vraiment envie, c’est tout. » Elle se retint de lui faire remarquer à quel point elle désobéissait pour justement participer aux fêtes du Night World. Preuve qu’elle était toute disposée à en faire partie d’une que Kol présiderait. « J’espère seulement qu’il n’y aura pas Marcel… » se laissa-t-elle échapper. Elle ne le connaissait pas, vraiment pas en fait. Mais elle ne l’aimait pas, c’était viscéral. Quelque chose dans son regard ne lui revenait pas. Peut-être qu’en tant que médium, elle avait aussi ressenti que Kol ne le portait pas dans son cœur. C’était peut-être la seule explication logique au fait qu’elle soit tellement réfractaire face à cet individu.

La jeune médium n’avait envie que d’une chose, se permettre de passer une vraie journée avec l’originel en toute insouciance. Sans provocation de la part de la jolie blonde, elle savait que sa langue fourchait souvent. Elle avait juste envie d’être heureuse avec lui. Ils pouvaient se permettre pour une fois de se comporter comme deux personnes qui ne se sentent pas obligé de provoquer toujours la personne qu’ils aimaient ? A croire que bien qu’elle reconnaissait qu’elle l’aimait plus que tout au monde, elle avait encore besoin de se mettre sur la défensive et de le provoquer pour signifier qu’elle avait aussi son caractère. La ville presque vide, Laëtitia était parfaitement comblée. Elle n’avait jamais aimé devoir faire des sourires hypocrites aux passants. Elle n’avait jamais eu envie de s’exhiber ou d’être reluquée par les personnes inconvenantes. Son bonheur se simplifiait à être avec Kol et lui seul. Peu importe le lieu ou le moment. A sa réponse, elle aurait voulu l’embrasser tendrement. Mais ce n'était des gestes d’affections qu’elle n’usait que lorsqu’il lui avait montré qu’il l’acceptait avant. Alors elle ne pouvait que se retenir, surtout en public. Ses yeux brillèrent de mille feux, avec un sourire radieux. « Alors on aura qu’à faire les boutiques pour trouver une robe parfaite pour cette futur fête… » Elle se mordilla la lèvre inférieure, toujours souriante. « Tu as besoin aussi que l’on te trouve une tenue ou tu en as déjà suffisamment au manoir ? » Voir Kol essayer plusieurs habits l’amuserait. Bien qu’elle aimerait tout autant voir des couturiers s’afférer à lui faire la tenue parfaite au manoir.

Une fois bien installée dans l’endroit que Kol leur avait choisi, elle ne pouvait s’empêcher de penser que l’endroit était romantique pour des amoureux. Avait-elle le droit de vivre un rêve de princesse alors que son prince ne voyait sûrement pas les choses comme elle ? Tant qu’elle se retenait de l’irriter à être trop dans les sentiments, elle pouvait encore se le permettre. Cette journée était pour tous les deux, elle ne voulait pas qu’il se crispe face au trop grand enthousiasme qu’elle pouvait avoir. Elle haussa un sourcil en voyant que la serveuse ne prenait que la commande de Kol comme si elle était invisible. Elle se mordit l’intérieur de la joue en lançant un regard noir à la jeune fille. Bien qu’elle avait déjà pensé qu’elle était peut-être hypnotisée. « J’imagine que le petit déjeuner continental est pour moi… » murmura-t-elle en se mordillant la lèvre. « Pas le droit de sortir de table sans que je n’ai avalé quelque chose ? » plaisanta-t-elle de bon cœur en gloussant. Elle était vraiment heureuse et n’avait plus envie de se soucier des tensions d’avant. Elle hésita à proposer à Kol son poignet pour qu’il boive de son sang, après tout, elle l’avait privé de son verre à lui ce matin. La jeune fille se contenta de poser son avant-bras sur la table, dans un geste parfaitement naturel. Après tout, si l’originel le souhaitait, il pourrait très bien se saisir de son poignet et lui demander s’il pouvait la mordre, elle le savait. De plus, elle ne voulait pas le froisser en le suggérant d’elle-même de se nourrir. Il venait déjà de lui faire la leçon pour elle, Laëtitia était donc mal placée pour lui dire qu’il fallait qu’il mange aussi.

Au moment même où l’originel trouva exactement la raison du film que la jeune médium proposait, elle se pinça les lèvres en rougissant légèrement. Elle se sentait honteuse de tenter d’utiliser des stratagèmes tellement humains pour pouvoir se coller à lui. « Si ça t’embête que je t’embête pendant le film, je peux le comprendre. » se risqua-t-elle, craignant de balbutier pour s’être fait prendre la main dans le sac. « Je peux aussi me cacher derrière mon foulard au pire. » gloussa-t-elle, bien qu’elle ne rêvait que de pouvoir être contre lui, au risque d’avoir peur à chaque seconde du film. D’un sourire amusé, elle ajouta : « Promis, je ne crierai pas. » Même dans les situations réelles, Laëtitia était tellement maître d’elle-même que c’était rare de la voir craquer. Sauf quand Kol semblait lui permettre de montrer qu’elle avait peur. En réalité, dans une situation réelle, Laëtitia arrivait mieux à répondre avec provocation. Face à un film, elle était impuissante et se mettait facilement à la place des victimes trop idiotes pour prendre leur courage à deux mains et riposter. Pour une raison inconnue à la demoiselle, les scènes sanglantes dans les films la pétrifiaient bien plus que celles qu’elle avait pu assister avec Kol. Son sourire s’effaça bien vite quand le sujet famille retomba sur la table, elle détourna le regard. « Peut-être… Mais ce n’était quand même pas le bon moment. Je n’ai pas envie de gâcher cette journée à cause d’un homme qui a décidé de jouer avec mes sentiments. » Elle parlait bien évidemment de Klaus, mais n’avait plus envie d’étendre le sujet. Voulant juste profiter des heures à venir. Alors qu’elle pensait que les sujets à risques étaient enfin clos, un pire venait se joindre à eux. Un sujet qui n’était pas plus vieux que ce matin. « Ah… » fit-elle surprise dans un premier temps. « Je ne m’attendais pas à cette question… » avoua-t-elle, prise au dépourvu. Elle ferma les yeux l’ombre d’une seconde et pris une inspiration comme pour avoir le courage de dire la vérité à l’originel. « Non… » lança-t-elle dans un premier temps, elle préférait commencer par ce qui risquait le moins de l’emporter. « Je n’ai pas cru que tu allais me tuer, si tu avais choisi cette option, je ne pense pas que tu m’aurais fait boire ce verre. Alors, quand tu m’as rattrapé, je ne pensais plus à ça… J’ai pensé que tu allais me faire très mal, parce que tu m’avais déjà mise en garde mais que je l’avais oublié… Quant au fait que je ne devais pas dire que je quitterais le manoir. » Son regard se baissait au fur-et-à-mesure qu’elle parlait, comme si la nappe de leur table était une véritable carte au trésor qu’il fallait déchiffrer. « J’ai cru que tu allais me mordre pour me laisser inconsciente sur le sol… » murmura-t-elle. « … Ton silence me paraissait trop significatif. » avoua-t-elle sans relever son regard. « Alors je me suis mise à ta place. Pourquoi se gêner d’une personne que l’on apprécie si elle n’est pas capable de retenir les leçons ? Même des parents se débarrassent de leurs propres enfants pour ça.. » ria-t-elle nerveusement. « Je me suis dis que même si je n’avais pas pensé à mal, c’était une fois de trop. Alors j’ai pensé qu’il te restait trois options pour mettre un terme à notre … relation et enfin te libérer de la petite blonde du manoir. La première, la plus facile, me tuer. Parce que même si tu avais agis sous le coup de la colère, au moins, tu ne m’aurais pas vu gratter à la porte. La seconde, me mettre à la porte, mais je n’ai fait que supposer que tu attendais à ce que je comprenne par moi-même avec ton silence. Au cas où je me trompais, je me suis dit qu’il fallait que je précise que je ne partais que quelques jours pour que tu prennes ta décision finale… La dernière, la seule où je me serai défendue même si c’était perdu d’avance : que tu mettes ta menace à exécution et que tu m’enferme dans un endroit ou un autre… De toute façon, les deux premiers choix auraient fini par me tuer. Le troisième me condamnait à ne plus jamais te voir, parce que j’ai été assez idiote pour aller à une fête et je ne pouvais pas l’accepter. Je ne t’imagine pas passer des heures avec moi parce que tu m’as enfermé… Qu’est-ce que l’on peut faire entre quatre murs et sans fenêtres ? Parce que je filerais par la fenêtre pour sortir et revenir discrètement, tu le sais très bien. »


Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Sam 22 Aoû - 14:54


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Laëtitia & Kol


S’il n’en connaissait pas mieux les symptômes, Kol aurait presque pu croire que la jeune femme souffrait du syndrome de Stockholm. Si un inconnu pourrait venir en donner son avis, c’est en tout cas ce que cette personne viendrait vous dire. La situation n’était pas désespérée, Laëtitia n’était pas un simple jouet dont il comptait se débarrasser plus tard. C’était un des critères pour qu’une victime se rapproche de son ravisseur, que ce dernier semble leur être sympathique. Pour l’originel qui protégeait la médium, c’était donc chose acquise. Elle lui faisait aussi confiance, jusqu’à la limite du possible sans que cela n’en devienne obligatoirement d’un ridicule sans nom. Il était difficile d’ignorer qu’il restait un vampire. Il avait les capacités nécessaires, ainsi que l’intelligence d’esprit d’user les bons mots aux bons moments, pouvant justifier ses actes aux yeux de la mortelle. Elle qui semblait à chaque fois tout lui pardonner, même quand il poussait tout ça bien trop loin en faisant d’un de ses amis une simple victime. Et elle lui accordait son pardon, comme si l’on pouvait réellement pardonner de telles atrocités à un être tel que lui.

Le syndrome de Stockholm n’est pourtant ni plus, ni moins qu’une manifestation inconsciente de survie. Un mécanisme de défense créé par de simples pensées négatives et effrayantes. Si l’on se sentait parfois incapable d’avancer, le corps fatigué, c’est la force mentale qui s’opposait à tout abandon. Poussant toujours plus loin les limites de son hôte pour savoir vivre. Chose ridicule en soit, la survie n’était pas la vie. Vivre c’était se lever le matin, se préparer pour aller travailler et suivre un train quotidien d’activités en tout genre. Survivre, c’était entendre le réveil et souhaiter ne plus devoir supporter ça, tout en se levant pour passer une journée tout sauf agréable. Il y avait tant d’humains sur le monde qui se contentaient simplement de survivre, tels des pantins incapables d’en finir.

Mais Laëtitia n’avait rien à voir avec ces gens-là, bien évidemment. Laëtitia n’avait qu’un défaut, qui se trouve être son amour pour lui. Comment ne pas être en danger quand on vit avec un vampire originel ? De plus, Kol était de nature impulsive et colérique, il pourrait très bien un jour la tuer dans un élan de colère. Il ne le ferait pas, bien sûr que non. Quand il s’agissait de Laëtitia il semblait toujours retrouver la voix de la raison. La médium l’agaçait par moment, le mettait hors de lui quand elle se rendait à des fêtes où il lui avait dit de ne pas se rendre. Il y eut aussi l’incident avec l’un de ses amis.. Rafael, si sa mémoire est bonne. Il n’avait pas été tendre avec ce dernier, au lieu de s’en prendre à la médium, ce qui aurait été plus juste, le vampire s’en était pris au mortel. Pourquoi ? Car il était suffisamment en colère pour lui faire du mal à elle. Ce qui était également arrivé, mais une morsure n’était pas la pire souffrance à infliger. C’était ainsi, elle pouvait se rendre à toutes les soirées et les fêtes qu’elle souhaitait et il n’en serait pas heureux, c’est sûr. Mais il préférait ça plutôt qu’elle ne s’approche d’un autre homme. Kol se fichait bien évidemment qu’il s’agissait de simple amitié. Il ne faisait pas confiance aux autres hommes, sans en oublier qu’il était extrêmement possessif. Personne ne peut la toucher, sauf lui. C’est ainsi depuis qu’il a fait sa rencontre.

Craindrait-il peut-être qu’elle se désintéresse de lui ? Probablement. Si les rôles seraient inversés la situation serait bien différente. Mais ils ne l’étaient pas. Kol savait Laëtitia amoureuse de lui, il faut bien l’avouer, c’était sans doute ce qui fait qu’il se permet de commettre des atrocités car en fin de compte, elle le pardonne. L’amour rend aveugle, c’est bien connu. Rien ne l’empêchait pourtant d’un jour rencontrer l’un ou l’autre mortel, qui avouons-le, sera sans doute une meilleure option qu’un vampire. L’originel ne le tolérerait pas. Il se soupçonnait pourtant d’indulgence à l’égard de la médium, si une telle chose devait se produire, il serait capable de la laisser vivre sa vie avec un autre. Une des raisons qui avaient fait comprendre au Mikaelson que ce n’était pas simple possessivité à l’égard de Laëtitia. Il était rancunier et lui tourner le dos était fortement déconseillé. S’éloigner de lui s’il vous prenait sous son aile encore plus. Mais pas pour elle. Il y avait toujours le risque qu’il la tue, elle restait un petit être fragile à côté de lui. Sauf qu’il ne voulait pas la tuer. Il ne veut en aucun cas qu’elle meurt. Elle doit vivre et si dans cet effet il doit l’hypnotiser pour qu’elle ne se souvienne jamais l’avoir rencontré, il n’hésiterait pas. Un voyage en Angleterre ne serait donc pas plus mal. Que risquait-elle ? S’il envoyait quelques vampires à ses côtés ayant pour seul ordre de la protéger.. Elle ne risquait pas grand-chose. Il se ferait sans nul doute des ennemis dans les mois qui suivent, mais sauf Klaus, qui en ferait partie, aucun d’eux ne se donnerait autant de peine. Suivre la médium jusqu’en Angleterre et risquer de se faire attaquer par des vampires qui n’auront pour seul mission de la protéger, tant d’efforts presque inutile. Certes, cela déplaira fortement à Kol si quelqu’un venait à s’en prendre à la médium pour l’atteindre à lui. Mais lui risquait d’en tuer d’autant plus d’innocents et d’arracher des cœurs sans plus se poser de questions. C’est simple, quiconque possédant une once d’intelligence devrait savoir qu’il était dangereux de s’en prendre à Laëtitia.

L’Angleterre était loin, assez loin pour qu’elle sache y rester au moins une semaine, peut-être même plus. Il se doutait qu’elle ne comprenne pas d’où lui venait cet élan de générosité, lui qui venait de lui faire savoir qu’elle n’avait qu’à le prévenir quand elle quitte le seuil du manoir. Il sentait le regard de la médium mais l’ignora complètement. Kol n’avait aucune envie de s’expliquer. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Si jamais on me dague pendant mon absence je m’assurerais qu’un vampire vienne jusqu’en Angleterre pour tout te faire oublier, jusqu’à notre rencontre ? Ainsi tu pourras vivre une vie normale, loin de tout danger. Si tel était l’envie du vampire, la médium s’y opposerait et il doute pouvoir lui faire comprendre que c’est pour son propre bien. S’il en venait à finir dans son cercueil, ce de la main de Klaus, il n’en ressortira pas avant quelques siècles.

Laëtitia semblait s’obstiner sur le sujet du grenier, persuadé qu’il allait un jour se décider à l’enfermer. C’était une solution entre tant d’autres et lui ne s’en cachait pas, même s’il n’avait pas l’intention d’en venir là. « Je ne vois pas pourquoi j’irais t’enfermer dans le grenier, même aménagé et avec des verrous sur la porte. Tu serais capable de te frayer un chemin par le mur pour en sortir. Il y a bien d’autres menaces à faire. Tu sembles oublier que tu parles à un vampire, à quoi bon t’enfermer contre ton gré si je sais t’obliger à rester au sein du manoir d’un simple regard ? Je pourrais même te faire oublier que cela ce fait contre ta volonté. » Si le ton du vampire se faisait presque moqueur, c’est bien parce que elle semblait avoir oubliée n’avoir aucun pouvoir. Elle est médium, certes, mais rien de plus qu’une simple mortelle. Et ce tatouage qui l’empêchait de prendre de la verveine en était d’autant plus pratique, pour une fois. C’était amusant à remarquer que la médium ne se posait jamais la question, l’avait-il déjà hypnotisé pour qu’elle oublie quelque chose ? C’est vrai, il aurait pu et elle n’en saurait rien. Néanmoins, elle n’avait rien à craindre de ce côté-là. S’il y a une personne qui semble échapper à tout ça, c’est elle. Il pourrait lui divulguer ses plans, le seul ordre sous hypnose qui en suivrait serait de ne jamais en parler à quelqu’un, sauf lui. La médium tiendrait sa langue même sang, mais un autre vampire pourrait l’hypnotiser et ainsi la faire parler. C’est étonnant d’ailleurs que Klaus n’ait pas hypnotisé la jeune femme pour savoir exactement ce qu’il en est entre elle et Kol.. Bien que rien ne disait qu’il ne l’avait pas déjà fait. Ce serait bien du genre de son frère. Il sourit en entendant la médium qui se disait ne pas être un chat. Non, elle ressemblait d’avantage à un petit chaton qui croyait avoir la taille d’un lion. Mais sous risque qu’elle le prenne assez mal, il ne dit rien à ce sujet. « Sous la peau ne servirait à rien, il faudrait directement l’implanter dans l’os. Je ne voudrais pas que tu aies à te couper des morceaux de peau pour la sortir plus tard. » Ce ne serait pas très pratique et elle se ferait encore disputer, à quoi bon alors risquer ça ?

Kol ne souhaitait pas débattre sur la fête, il n’avait pas besoin de la médium pour douter du cours d’une telle soirée. La simple idée qu’il y ait des problèmes l’amusait peut-être, mais ça ne serait qu’inquiétude si la médium se trouvait être présente. C’est quand elle mentionna Marcel qu’il vint lui répondre. « Celui-là ne mets pas un pied dans ma ville. Ni sa bande de chiots bien dressés. » Il parlait bien évidemment des vampires qui considéraient Marcel être leur roi à la Nouvelle-Orléans. Mais pour combien de temps ? « Je veux organiser cette fête, je sais juste qu’elle ne se terminera pas sans incidents. C’est impossible quand vampires, loups garous, sorciers et humains se retrouvent au même endroit. » Sans parler des hybrides et des originels. Mais il enverra l’invitation des mois à l’avance en espérant qu’ils aient tous mauvaise mémoire. Il pourrait très bien organiser une fête et ce seulement pour les membres de sa ville, mais certains le prendront assez mal, d’autres viendront s’inviter eux-mêmes.

La jeune femme semblait ravie. C’était sans doute la première fois en un millénaire qu’il était heureux d’avoir proposé une session shopping. Non que Rebekah le traine avec elle, sans quoi il en profiterait pour la critiquer ouvertement dans la moindre des tenues. « Qui de nos jours garderait des costumes du 18ème siècle dans son armoire ? » Son demi-frère peut-être. Il eut un rictus amusé en poursuivant « Nul besoin de cacher tes véritables intentions, je ne viendrais pas te rejoindre dans les cabines d’essayages. » Bien sûr, il se moquait un peu du monde. Si un des deux devait avoir une telle idée ce serait bien lui, non pas elle. Kol préférait faire venir des couturiers, quand on a de l’argent on peut se le permettre et il en avait, plus qu’assez.

L’originel remarqua ainsi le regard noir de Laëtitia quand la serveuse l’ignora totalement. Il se retint tout commentaire car il ne souhaitait pas devoir expliquer à la médium comment la jeune fille avait fini hypnotisé. Laëtitia quant à elle vint lui poser une question, qui n’en était pas réellement une car la réponse elle la connaissait déjà. « Tu as tout compris. » dit-il d’un aire désinvolte. Elle ne sortirait pas d’ici sans avoir mangé. Le vampire espérait que l’appétit lui viendrait, elle serait capable de manger un petit pain et d’ainsi lui dire qu’elle avait bien mangé quelque chose. Kol ne s’était pas attendu à ce que la médium lui propose un film d’horreur dans l’unique but de se coller à lui. Elle n’avait pas besoin d’excuses pour le faire, il n’allait pas en faire tout un drame. Bien que ce soit là encore une fois sujet de controverse. « Ça ne me dérange pas. » se contente-t-il  de dire. Il ne voyait pas l’intérêt de voir un film qui ne lui plaisait pas. Mais si c’est ce qu’elle voulait faire, il n’allait pas lui faire de remarques.

Pourquoi relançait-il le sujet ? C’était un sujet délicat qui risquait de le mettre en colère, encore une fois. L’énerver, dans le meilleur des cas. Elle vin cependant lui répondre, commençant pas le sujet qui fâchait le moins. Il n’allait pas prétendre que c’était là une réaction à laquelle il ne s’était pas attendu. Il l’avait, à plusieurs reprises dans la passé, mordu violement dans le but de lui faire mal. Qu’elle ait pensé cela ce matin n’était donc pas étonnant et encore moins alarmant. C’est si elle n’y pensait pas qu’il commencerait à s’inquiéter. Il plisse le regard au fur et à mesure des paroles de la médium. Il n’aimait pas être comparé à de simples parents qui abandonnaient leurs enfants pour la première contrariété. Alors quand la médium eut terminé de lui répondre, Kol lui prit la main. C’était un geste affectif et même lui ne le déniera pas. « Je ne te laisserais pas agoniser sur le sol après t’avoir mordu. Jamais. » Il ne prendrait pas le risque qu’elle ne se vide de son sang, de plus, la morsure en elle-même était une punition suffisante. « Je ne compte pas un jour t’enfermer entre quatre murs. Peut-être temporairement pour une raison ou une autre. Mais on sait tous les deux que tu ne le supporterais pas. » Autant laisser la menace de l’hypnose sur le côté pour l’instant. « Je ne veux pas que tu partes, je ne te mettrais pas à la porte non plus. Tu en fais parfois à ta tête et ça ne m’arrange pas toujours, mais si ce n’était pas le cas on s’ennuierait. » Et elle ne serait pas elle-même non plus, s’il voulait d’un pantin, il hypnotiserait la première venue pour qu’elle fasse ce qu’il dise sans discuter. La serveuse vint alors apporter le verre de bourbon qu’il avait commandé, il  l’ignora tout bonnement, jusqu’à ce que cette dernière se tourne vers Laëtitia pour savoir si elle préférait rendre un café ou un thé. Légèrement agacé qu’elle vienne les déranger, il ne dit cependant rien et laissait la médium répondre.
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Sam 22 Aoû - 20:28

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Si une chose était certaine dans la vie de Laëtitia, dans ses choix, dans sa façon d’être. C’est que jamais elle ne se tournerait vers quelqu’un d’autre que Kol. Il y avait une légende propre aux sorcières, elle l’avait lu par hasard en fouillant dans une bibliothèque de la Nouvelle-Orléans. Il y avait peut-être qu’à l’université de cette ville que l’originel la laissait un peu plus libre, si on met de côté Sheverport. Cette légende raconte qu’il existe quelque chose propre à l’imprégnation. Les âmes sœurs ne seraient pas qu’un mythe, d’où le danger de la première règle de ce nouvel ordre du Night World : Ne jamais tomber amoureux d’un humain. Parce que cela ne pouvait pas prévenir. Pour de rares personnes, elle trouvait la personne qu’elle aimerait à jamais. Certains rejetaient ce sentiment qui les envahissait, ne souhaitant pas aimer la même personne pour l’éternité. Quand on est de nature vampirique, cela peut se concevoir. Alors l’amour laissait place à la haine, bien que les choses puissent changer. Laëtitia n’était pas du genre à croire le premier Conte sur lequel elle pouvait tomber. Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle était complètement imprégnée de Kol, peu importe la vérité sur toute cette histoire. Elle se sentait liée à lui et le seul qui pouvait briser le lien, ce serait lui. Avec tout ce qu’avait pu faire l’homme aux yeux ténébreux depuis leur rencontre, elle avait prouvé plus d’une fois qu’il n’y avait que lui qui comptait et personne d’autre. D’ailleurs, il semblait bien en profiter de temps en temps. Jamais elle ne pourrait oublier le jour où elle pensait qu’il ne reviendrait jamais près d’elle, bien avant Boston. C’est Rafael qui l’avait retrouvé dans la forêt, alors qu’elle était sous la pluie dans la nuit, depuis sûrement plusieurs heures. La médium était allongée dans la boue, parce que sa tente s’était envolée et elle s’en contre fichait. Son ami avait dû passer un temps interminable avant de réussir à la convaincre de rentrer quand même en ville. Elle était tombée extrêmement malade, mais on ne l’avait pas laissé mourir. Laëtitia n’en avait jamais parlé à Kol, par honte sans doute, ou parce que la façon dont il la retrouvé à Boston parlait déjà suffisamment de lui-même. Quel intérêt aurait une révélation de ce genre ? Elle ne ferait que les blesser tous les deux. Cet épisode datait d’il y a plus de deux ans de toute façon !

« Ha ha ! » fit-elle de manière sarcastique face à sa remarque. « Qui te dis que je n’ai pas sur moi un bijou de verveine caché ? » Elle se pinça les lèvres, remarquant à quel point cette question pouvait être pris comme une proposition de la déshabiller et elle réussit à se faire taire elle-même l’ombre de quelques secondes, priant que Kol n’y devine pas la même allusion. De plus, elle en avait eu un dans le temps. Celui offert par Mikael, son ami d’enfance, sans qu’elle sache ce qu’il contenait. Il s’agissait d’un bracelet en argent où était gravé l’arbre de vie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Laëtitia se reconnaissait de loin, elle avait toujours au moins deux objets qui la caractérisait. Elle portait toujours un foulard et un bracelet. Celui en argent, elle l’avait perdu lors d’une énième bataille avec l’originel, même s’il lui arrivait de soupçonner que la perte accidentelle de son bracelet avait soulagé Kol. Après tout, ce bijou lui avait été offert par un autre. Depuis qu’elle habitait Sheverport, elle avait un plus beau et précieux bracelet à son poignet gauche. Il s’agissait de son appartenance à la ville de Kol et elle ne s’en séparerait pour rien au monde. Alors que le vampire reprenait son idée de puce sous la peau, elle écarquilla les yeux sous le coup de l’horreur de son idée. « Mais t’es …. ?! » malade ! aurait été le mot de la fin. Elle se retint à temps, parce qu’elle ne se serait pas pardonnée un tel mot, bien qu’elle l’utilisait sur n’importe qui d’autre. « Un os, ça ne se répare pas … J’ai rien dit. » fit-elle en se pinçant les lèvres, se rappelant que même eux pouvaient se reformer. « La puce ne marcherait pas dans un os. » tenta-t-elle comme si elle le savait. Par contre elle ne pouvait pas se défendre, oui, elle enlèverait la puce sans le moindre remord si c’était sous la peau. « Comment tu ferais de toute façon, tu m’opérais toi-même ?... » Elle secoua la tête en levant les yeux au ciel, se disant qu’il voulait juste lui faire peur.

Le sujet de Marcel lui arracha un gloussement discret à l’évocation des chiens qui lui étaient fidèles. Elle évita immédiatement de regarder le conducteur, se disant qu’il allait la tuer d’un simple regard pour avoir gloussé. Pourtant, elle décolla un peu sa joue du creux de sa main pour observer Kol. « Tu veux que je rentre au manoir une heure après le début de la fête ? Ça ne me dérange pas… J’espère seulement que l’on ne va pas devoir hypnotiser des humains d’autres villes pour remplir de nouveau Sheverport. » plaisanta-t-elle. En réalité, elle imaginait même l’originel apprécier que cela dégénère. Bien qu’elle émettait un doute, c’était quand même dans sa ville que se passerait les hostilités. C’est pourquoi elle n’avait pas voulu émettre l’hypothèse qu’il devrait être satisfait de l’after de sa soirée. Elle faillit même lui proposer de ne pas venir et de rester sagement au manoir… A cette pensée, elle eut l’air soudain des plus sérieuses, fixant l’originel. « Kol… Tu ne crois pas que Rebekah ou l’un de tes frères va vouloir venir au manoir après la fête ? Est-ce que tu veux que je dorme ailleurs cette nuit-là ? » pour tenter d’apaiser un petit peu l’atmosphère, elle plaisanta en proposant : « Autrement, je dors dans le grenier cette fois-ci, ils ne devraient pas y jeter un œil. »

Il faisait encore frais dans les rues à cette heure de la journée, mais Kol la réchauffait d’un simple regard. Elle ne put que sourire amusée par sa remarque. « Je pense que si j’avais vécu à cette époque, je n’aurai pas pu m’empêcher d’en garder des robes… » reconnaissait-t-elle. La jeune fille ne put s’empêcher de rougir sur le moment avant de glousser en détournant quand même un peu la tête. « Bien, si tu ne souhaites pas me rejoindre dans les cabines, je me débrouillerai seule pour m’habiller. » Pas un seul instant elle avait pensé à ce genre de conduite, bien qu’elle ne pouvait que se trouver amuser par la plaisanterie déguisé de Kol. Laëtitia ne pouvait reconnaître qu’elle-même qu’elle n’était pas non plus des plus innocentes concernant ce sujet. Mais elle n’avait jamais demandé à l’originel s’il pouvait le faire dans des endroits aussi… risqués.

Dans l’établissement où ils se trouvaient, Laëtitia ne s’empêcha pas de se mordre l’intérieur de la joue quand il lui répondit de façon sérieuse qu’elle devrait manger quelque chose. Non par provocation, mais par malice elle demanda : « Une graine de sésame, ça compte ? » Elle attendit un instant, mais tenta quelque chose de plus osé, bien qu’elle était toujours amusée. « J’ai déjà pris mon verre de jus de fruit avant de partir déjà… » Oui, elle faisait référence au verre de sang. A dire vrai, Laëtitia s’était toujours demandée comment était le goût du sang pour eux. Etait-il vraiment le même que pour les papilles des mortelles ? Elle ne se voyait pas enivrer par du sang ou être heureuse d’en boire s’il avait exactement le même goût. Sa réponse quant au film l’inquiéta sur le moment, elle se mordilla la lèvre avant de reprendre la parole sur ce sujet. « Si tu n’aimes pas les films d’horreur, on peut voir autre chose. Je les adore, mais je suis incapable d’en regarder un toute seule… » Elle craignait que l’originel se demande avec qui elle avait pu en voir avant, mais la réponse était simple. Laëtitia n’en avait plus vu depuis le décès de sa mère, celle avec qui elle partageait ce genre de films. « Tu veux voir quelque chose en particulier ? » s’enquit-elle.

A dire vrai, la jeune fille s’attendait à encore gâcher la journée avec ses révélations, même si c’était Kol qui avait mis le sujet sur la table.  Alors quand il lui attrapa doucement la main, celle qu’elle avait déposée pour qu’il puisse boire son sang si elle le souhaitait. Elle crut qu’elle allait être aussi mielleuse que n’importe qu’elle fille à pleurer pour ce simple geste d’affection. La médium se retint, bien qu’elle était profondément touchée par le fait qu’il lui prenne la main malgré tout ce qu’elle venait de dire. Elle releva son regard pour plonger dans celui du seul être qu’elle aimait profondément et sincèrement.  Elle secoua doucement la tête, sachant ce qu’elle allait répondre et du fait aussi que jamais elle répéterait ces mots. « Si jamais tu souhaites m’enfermer, pour une raison ou une autre, j’ai suffisamment confiance en toi pour savoir que ce ne serait pas par simple caprice et que tu aurais tes raisons… J’espère pour toi que tu as bien entendu, parce que je ne risque pas de le dire une seconde fois. » gloussa-t-elle. Mais soudain, son visage se referma, comme si elle était profondément soucieuse. « Kol… Promet-moi juste une chose, s’il te plaît… Peu importe ce qui arrive, refais moi vivre Boston si tu veux, mais ne m’hypnotise pas pour que je t’oublie. Je suis prête à te supplier s’il le faut… » Oui, malgré les apparences, Laëtitia avait toujours la réponse pour l’Angleterre en tête. Finalement, être enfermée serait plus plaisant. Non, elle ne voulait pas l’oublier, par pitié. La jeune fille se leva, gardant la main de Kol en enlaçant leurs doigts entre eux. Bien qu’elle ne savait pas si elle en avait vraiment le droit, ses paroles l’avaient touchés et elle souhaitait seulement lui voler un baiser. Mais alors que ses lèvres frôlèrent celles de Kol quand elle se pencha vers le visage de l’originel, la serveuse était revenu. « Excusez-moi… » fit-elle vraiment gênée pour celle qui les servait, ce n’était pas un comportement très polit. Laëtitia revint sagement à sa place et demanda simplement un thé, rougissant de honte.



Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Lun 24 Aoû - 0:49


It's you, only you


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol


Vivre depuis plus de dix siècles, c’était voir le monde changer et se voir évoluer avec ce dernier. Il faut évoluer et s’adapter, continuellement. Les temps changent, la technologie évolue.. Quand Elijah vint retirer les dagues à Mystic Falls, Kol se souvient avoir embêté Rebekah jusqu’à ce que cette dernière ne lui explique la façon dont se servir d’un portable. Il faut dire qu’au début, en ayant raté près d’un siècle d’évolution, il ne comprenait pas le principe d’un téléphone sans fil. Et encore, si les choses avaient été assez compliquées pour lui, ne parlons même pas de Finn. Son frère qui n’avait par la suite pas eu le temps de profiter de sa liberté. Contrairement à Kol. L’originel s’était rapidement habitué aux temps modernes. Portables, télévisions, consoles de jeux, il avait tout essayé. Mais les temps ne changeaient pas seulement que dans cet aspect. Les gens étaient différents. Leurs manières tout autant. Kol avait connu différentes époques. Celles où les femmes étaient vendu contre des dotes. Celles où les femmes pouvaient se permettre plus de liberté, tant que leur mari ou leur famille n’étaient pas mis au courant. Ensuite il avait manqué quelques siècles, revenant seulement quelques années pour déjà voir de grands changements. Mais le 21ème siècle ?

Le 21ème siècle était sans nul doute la preuve d’une évolution trop rapide et dérisoire. À son réveil, Kol vu sa sœur habillée d’une robe rouge qui, en 1914, aurait été ni plus ni moins la tenue d’une catin. Bien qu’en sortant de la demeure familiale, il comprit rapidement que c’était la mode. Ensuite il s’aventura jusqu’au seul bar du coin et y aperçu des comportements assez étrange. Mais comme pour la technologie, il s’était adapté. Si à quelques siècles un couple pouvait à peine se montrer le moindre signe d’affection, les choses étaient bien différentes maintenant. Ce n’était pas la raison pour laquelle Kol ne tolérait pas qu’ils soient proches en publique. Les choses auraient été différentes s’il n’était pas un Mikaelson. Pas un vampire originel. Mais on peut construire un autre monde avec des suppositions et de simples ‘si’.

La médium ne savait pas ingérer de verveine. C’était bien pratique pour le vampire. Non pas pour l’hypnose car en vérité, Kol n’en faisait pas usage avec elle. Plutôt pour son sang. Il était désagréable de mordre quelqu’un et de subir par la suite le goût nauséabond de la verveine. Il n’avait dès lors jamais à s’inquiéter de ça. Bien évidemment, comme elle venait elle-même de le dire, elle pouvait porter un bijou de verveine et le dissimuler, de façon qu’il ne puisse pas le voir. De toute façon, ça ne lui serait d’aucune utilité, s’il venait à en trouver un il le détruirait sur le champ. De plus, la médium devait savoir qu’il ne tolérerait pas qu’elle en porte un et que ça se retournerait contre elle. « Ne t’inquiète pas, je te fouillerais avant de t’hypnotiser. » Il ne cherchait pas vraiment à répondre à l’allusion qu’elle avait faite. Pas besoin de lui donner l’envie de faire demi-tour et de passer la journée au manoir. Le monde extérieur est distrayant alors autant profiter de cette journée qui se promet d’être ensoleillé. La médium quant à elle vin presque répondre sous l’effroi d’une telle idée, mais se retint à temps de finir sa phrase. San doute faut-il être malade pour être sadique et joueur à la fois. Il ne prétendrait pas le contraire, loin de là. Laëtitia tente donc de le dissuader, bien que ces arguments fussent très peu crédibles. Quant à l’opérer lui-même, pourquoi pas, ça ne devait pas être si compliqué après tout, il pourrait s’exercer sur ses victimes avant. « Le métier de chirurgien doit être passionnant ! Ne me donne pas d’idées de ce genre et j’éviterais d’en faire usage. » Après tout, l’idée n’était pas mauvaise, au contraire. Un peu complexe et certainement dérobée d’un film policier, mais pas si mauvaise que ça en fin de compte.

Kol restait attentif à la route, certes, mais il ne pu s’empêcher de lancer un regard à la médium quand cette dernière gloussa en l’entendant parler des sbires de Marcel. Elle ne semblait pas apprécier le ‘roi’ de la Nouvelle-Orléans, ce qui n’était pas plus mal. Sa question vint néanmoins faire réfléchir Kol. Il n’organisait pas nécessairement cette fête sous la nostalgie du 19ème siècle. Il voulait l’organiser pour la médium, alors forcément, le moindre combat ou bain de sang ni serait pas la bienvenue. Et en même temps, la soirée serait d’un ennui peu commun si tout se déroulait comme prévu. « Même si les choses dégénèrent, tu seras à mes côtés. Je ne laisserais personne te faire du mal. » Le pauvre fou qui s’amuserait à croire le contraire en payera rapidement de sa vie. Kol n’avait pas non plus l’intention de voir cette fête tourner en massacre, quelques morts et quelques problèmes, oui, mais un bain de sang qui aurait des répercussions pour sa ville ? Il en est hors de question. L’originel s’amusa pourtant de la plaisanterie de la médium. « Je vais finir par croire que tu souhaites y être enfermée. » C’était à cause d’elle qu’il eut la brillante idée de faire aménager le grenier, bien sûr, grenier ou cave si un de ses frères ou sa sœur rentraient dans le manoir ils n’avaient pas besoin de vérifier toutes les pièces pour savoir que quelqu’un d’autre s’y trouvait. « Je ne les inviterais pas chez moi après la fête. Et même si l’un d’eux débarque au manoir, ils ne pourront pas rentrer. » Précaution au vue de ses futurs plan. Si l’invitation nécessaire pour rentrer dans la maison d’un mortel était des plus agaçant, cela se prouvait pratique dans certaines situations. Dans quelques jours, le manoir appartiendra à un humain et ce jusqu’à sa mort. Il sera donc le seul vampire à pouvoir rentrer et c’était très bien ainsi. Bien sûr, il était lui-même de ces vampires qui brûlaient une maison pour en faire sortir un humain, mais avant que l’entièreté du manoir ne brûle, il pourra être prévenu et arriver à temps. C’était le plus important en fin de compte.

Il semblait l’avoir un peu gênée en lui faisant une telle remarque, ce qui a la base était bel et bien le but. Aucun d’eux n’était innocent à ce sujet, bien que l’originel se démontrait déjà bien plus tactile qu’à son habitude et qu’il se permettait donc de faire d’autres allusions. « Tu pourras toujours m’appeler si tu as besoin d’aide ? » S’il y a un moment où Kol pouvait sembler des plus innocents, ce serait bien maintenant, même si naturellement sa question avait un tout autre sens. N’avait-elle pas elle-même fait une suggestion du genre plus tôt dans la voiture ? Ce même si elle n’avait pas exactement fait la remarque d’un bijou de verveine avec cette idée en tête.

À l’intérieur de l’établissement, Kol ne répondit pas à Laëtitia, elle allait manger quelque chose et il serait dommage qu’il soit obligé de l’hypnotiser pour si peu. Et bien évidemment, il ne parlait pas d’une seule tranche de jambon ou d’une graine de sésame. Cependant la jeune femme en vint à mentionner le verre de sang. « Ça t’as coupé l’appétit n’est-ce pas ? » Autant le lui demander, même si la réponse était des plus évidente et que ça ne changerais pas grand-chose. Il hausse un sourcil mais reste impassible quand elle vient lui parler des films d’horreur. En quoi n’aimerait-il pas ces derniers ? Sauf le fait que peu d’entre eux étaient peu crédible, les effets étaient spectaculaire et en règle générale, la peur des autres l’intéressait. « Je ne suis pas très à jour sur les derniers films sortit au cinéma alors si tu veux aller voir un film d’horreur, on ira voir ça. » C’était sa journée après tout, il lui avait dit qu’ils feraient  tout ce qu’elle voulait. Et combien de chances y avait-il pour que d’autres membres du Night World se trouvent au cinéma ?

Laëtitia vint lui dire qu’elle lui faisait confiance, son regard était sincère et l’originel savait très bien qu’elle le pensait aussi. Elle lui fait confiance malgré le fait qu’il soit un véritable monstre. Et c’est bien pour cette raison qu’elle est à ses côtés. Il eut un sourire au coin en l’entendant, c’est sûr, elle ne risquait pas de lui répéter ça d’aussi tôt. Mais la jeune femme devint soudainement sérieuse et Kol n’aima pas entendre la suite. Il savait ce qui risquait de lui arriver, oui. Mais il savait aussi que s’il l’abandonnait, ou serait forcé de l’abandonner à nouveau, elle se laisserait dépérir. Un sujet de controverse, certes, mais sa décision était prise et dans le pire des cas, elle ne pourra pas lui en vouloir de toute façon. Il ne vint pas tout de suite la répondre, suivant du regard la médium quand cette dernière se leva pour s’approcher de lui. Il avait compris son intention, en temps normal, il ne l’aurait pas accepté, ils étaient en quelque sorte en publique et pour Kol, personne ne devait savoir pour la médium et lui. Mais encore une fois, c’était sa journée. Alors le Mikaelson laissa la médium s’approcher, mais avant qu’ils n’aient le temps de s’embrasser, la serveuse revint à leur table. Les interrompant par la même occasion. Kol posa son regard noir sur la jeune humaine. Dès que cette dernière reçu la réponse de Laëtitia, elle repartit vers l’avant de la salle pour ensuite passer dans la cuisine. Sous hypnose, elle ne se doutait pas une seconde qu’elle venait de signer son arrêt de mort. Mais ce sera pour un autre jour.

Son regard s’adoucit en se posant sur Laëtitia, il ne lui avait toujours pas répondu. « Je te promets de ne pas t’hypnotiser dans ce but. » Il ne briserait pas sa parole. Ce n’était pourtant qu’un leurre. Lui ne pourrait pas l‘hypnotiser avec une dague dans le cœur. Et de toute façon, une fois dagué, son hypnose n’aura plus aucun effet. Il ne viendrait cependant pas lui préciser ce petit détail. L’originel pouvait entre les quelques humains dans la cuisine, préparant quelques plats, sans doute aussi pour les deux autres clients. Il vient poser ses coudes sur la table et se penche un peu en avant, fixant Laëtitia d’un air amusé, tout en restant sérieux. « Et pourquoi viens-tu me demander ça ? Je n’ai pas l’intention de t’envoyer à Boston. Ni autre part d’ailleurs. » Mentir ne lui était pas inconnu, préserver autrui l’était par contre. Il ne mentait que dans le seul et l’unique but de ne pas inquiéter la jeune femme.  « Si je n’ai pas dit non pour l’Angleterre, c’est parce que je croyais que ça te ferais plaisir.. » L’amadouer pour qu’elle ne se pose pas les mauvaises questions ? Il n’hésitait pas à le faire. « Tu dois avoir une bonne raison pour vouloir t’y rendre, non ? Dis-moi laquelle et j’y réfléchirais. » Bien évidemment, sa décision se trouvait déjà être positive mais la médium l’ignorait encore.

C’est alors que la serveuse revint avec un plateau, déposant sur la table un thé, ainsi que différentes  viennoiseries. Kol n’y prêta une nouvelle fois pas attention, parcourant un court instant la salle du regard pour observer les deux autres clients. Il s’agissait d’un couple de trentenaires qui à première vue avait l’habitude de déjeuner ici. Cependant, en y écoutant de plus près, il s’agissait en réalité de touristes allemands. Un rictus amusé se peint sur son visage, personne ne devait savoir qu’ils étaient ici. Et s’il venait à leur arriver quelque chose, personne ne viendrait les chercher ici en premier lieu. Mais il avait le temps pour ça. Alors il regarda la serveuse s’éloigner, désintéressé par cette dernière qu’il finirait pas tuer elle aussi. « J’ai une autre suggestion si l'appétit ne te vient pas... Je peux toujours te proposer un autre verre de jus de fruit. » Dit-il à Laëtitia en lui souriant. Il n’y avait sans doute pas meilleure menace pour la faire manger quelque chose.
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Lun 24 Aoû - 20:30

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Il vous arrive de vous retourner, de vous voir dans le miroir et de soudain vous apercevoir que votre reflet n’est plus le même ? Non, il n’était pas question de l’âge. Laëtitia avait toujours eu une apparence jeune pour son âge, au point où elle serrait des dents quand on lui demandait sa carte d’identité. Il s’agissait du fond du regard, quelque chose qui témoigne que vous êtes toujours la même personne mais que vous êtes tout autre en même temps. La médium savait que sortir avec l’originel ne l’avait pas rendu plus aimable auprès des autres, bien au contraire. Pourtant, elle se sentait bien plus vivante à ses côtés, bien plus humaine paradoxalement, mais qu’en sa présence. Finalement, elle ne partageait que sa faiblesse et ses sentiments avec l’originel. Oui, parfois avec un ou une amie proche, elle l’était aussi. Mais elle n’était que complètement elle-même qu'avec Kol. C’était amusant de se dire que finalement, la part de l’humanité de la jeune fille appartenait à quelqu’un qui, lui aussi, se montrait un peu plus chaleureux à ses côtés. Leur relation électrique s’expliquait aussi de cette façon. S’il y avait une seule chose qu’elle devait sauver, garder en mémoire, dans toute sa vie, ce serait lui. Ne serait-ce que leur tout premier échange de regards. Elle ne souhaiterait pas revivre le théâtre non plus, mais elle ne supprimerait rien de sa vie avec lui. Jamais. Même l’hypnose à ses limites, non ? En tant que médium, elle savait qu’elle pouvait se faire hypnotiser par Kol et étrangement, elle s’y était faite et était même rassurée par cela. Pour une raison ou une autre, sa confiance aveugle la persuadait qu’il n’utiliserait jamais ce pouvoir contre elle, mais pour l’aider s’il y avait un problème. Oui, Laëtitia ne pouvait qu’aimer être entre ses bras et savoir pertinemment qu’elle était vraiment en sécurité. Mais parfois elle regrettait sa faiblesse, parce qu’elle avait toujours peur pour lui. Et si un jour il avait besoin d’aide et qu’elle n’était pas à la hauteur ? Elle ne se le pardonnerait jamais. C’était encore une chance que l’arme pour tuer les originels n’existaient plus, mais elle se rappelait de l’existence des dagues, que trop bien.

Même Laëtitia n’appartenait pas à ce siècle. Elle n’avait pas été élevée par une personne de ce siècle après tout. Le fait est qu’avant de se retrouver avec Kol, elle ne souhaitait pas avoir de relations, cela n’avait rien de mystérieux. Vous en voudriez-vous, d’un homme qui cours partout et qui ne vous aime même pas ? Alors bien sûr, tout le monde pourrait rire de la petite médium. Mais il n’était pas question d’avoir eu envie de se mettre en couple. Elle était tombée amoureuse, rien d’autre, rien de plus innocent ou de plus pur. Elle l’aimait et ne pouvait rien faire pour y échapper. La mode de se mettre en couple pour l’être était d’un ridicule pour elle. Bien sûr, elle n’aurait pas souhaité non plus d’un mariage arrangé. Mais elle n’aimait pas les mœurs des hommes et des femmes de son siècle. Il lui arrivait de regarder Kol de façon insistante sans même sans rendre compte. Mais elle se disait qu’elle avait une chance inestimable d’être tombée amoureuse de lui. Là encore, beaucoup de personnes ne pourraient la comprendre mais elle s’en moquait éperdument. C’était lui ou personne, peu importe les sacrifices qu’elle devrait faire.

Avec un petit air pincé, elle continua de l’observer, mais pour sonder quelque chose. Était-il vraiment responsable du fait qu’elle avait perdu le bracelet de Mickaël ? D’un sourire malicieux, elle glissa une remarque quant au fait qu’il trouverait le bijou. « Tu sais qu’au lieu de faire en sorte que je perde mon bracelet, tu aurais pu l’ouvrir et en enlever la verveine ? » Mais pour Laëtitia, soit il était innocent, soit ce n’était pas pour la verveine. Mais à cause du fait que cela vienne d’un autre homme, alors il n’y avait aucun reproche dans le son de sa voix. Surtout qu’elle avait le bracelet de Kol maintenant et il lui plaisait bien plus, comme tout ce qui venait de lui évidemment. Revint le sujet désagréable de la puce, sujet qu’elle lui avait donné sans penser qu’il s’y arrêterait. Elle se mordilla la lèvre inférieure à sa menace qui se poursuivait. « Je n’aime pas cette étincelle dans ton regard quand je suis la victime… Trouve-toi un autre jouet pour le charcuter, je ne veux pas que tu trifouilles dans mes os. » Frémit-elle. La jolie blonde se tourna de nouveau vers la fenêtre en ayant de nouveau un frisson. « Pourquoi l’os, Kol ? Tu ne crois pas que sous la peau ce serait me montrer au moins un peu de respect ? » Elle s’empourprait en redoutant un tel moment. « Tu vas me faire mal, risquer que je meurs, juste pour pouvoir me géocaliser ? Alors oui, peut-être que je ne suis pas très obéissante, mais je ne mérite pas de souffrir milles morts pour une futur bêtise… » Ils n’étaient pas idiots, ni l’un ni l’autre. Même quand elle restait tranquille, il y avait toujours quelque chose qui faisait que Kol était obligé de la remettre à sa place. Même quand elle était innocente, ou le pensait tout du moins. D’où le terme de nouvelle bêtise.

Bien qu’elle craignait que son rire n’irrite Kol, ce dernier ne sembla pas y prêter attention. De même, les mots qui suivirent la touchèrent profondément. Parce que si il prenait sa défense dans cette fête, ce serait très risqué. Comment cacher le fait qu’ils étaient proches ? Les soirées mondaines signifiaient de toute façon de ne pas s’afficher en public. Pourrait-il vraiment lui accorder une danse sans que certains se posent des questions ? Finalement elle s’en voulait. Sans la fête des sorcières, le fait qu’ils s’affichent tous les deux n’auraient peut-être pas provoqués des rumeurs, mais maintenant ? « Je suis très touchée et bien sûr que je meurs d’envie d’être protégée par toi. » gloussa-t-elle, bien que son ton de voix montrait qu’il y avait autre chose. « Mais je ne veux pas te mettre mal à l’aise, surtout si tu penses que Rebekah sera à la soirée. Après tout, mon sang n’attire peut-être pas les vampires… » Tenta-t-elle de plaisanter. Elle se contenta de rire à sa réflexion sur le grenier. Bien sûr qu’elle n’en avait pas envie, sauf si c’était pour tester le matelas avec lui à la limite. Quelque chose au fond d’elle la rendait triste. Elle ne voulait pas être heureuse au dépend de Kol, elle savait que trop bien qu’il ne voulait pas s’afficher avec elle. Ce serait cruel de lui infliger de devoir être à ses côtés pour son simple plaisir. Mais alors qu’elle semblait se torturer l’esprit, elle ne disait pas un mot. Elle ne pouvait pas non plus lui suggérer d’y aller avec une autre, parce que là, c’est elle qui en souffrirait. Ses pensées moroses lui échappèrent quand Kol la fit réagir de par ce qu’il avançait. « Comment ça ?... Le manoir t’appartient, non ? » fit-elle en fronçant les sourcils. « Tu as demandé à Fauve de protéger le manoir des vampires ? » Laëtitia s’en souviendrait si le manoir était à son nom, alors elle était dans l’incompréhension. Dans son cœur, elle ressentait encore les picotements de l’égoïsme qu’elle avait l’impression de faire subir à Kol. Pourtant, elle était bien une personne des plus égoïstes, avec tout le monde. Mais pas avec lui, elle voulait seulement son bonheur et un soupir lui échappa alors qu’elle reporta son attention sur la route. L’inquiétude de rendre malheureux la personne avec qui elle avait envie de passer chaque seconde de son existence.

L’invitation pour les cabines d’essayages n’était que trop tentante. Laëtitia afficha un sourire radieux et malicieux. « Je m’en souviendrais… Tu sais, ce n’est pas toujours évident avec tous ces rubans et ces fermetures éclairs. Je suis certaine que tu sauras te montrer plus délicat que les vendeuses de la boutique. » Si elle avait eu envie de le provoquer pour être certaine qu’il la rejoigne, elle aurait dit : vendeurs. Mais elle savait être aguicheuse de façon un peu plus élégante tout de même. A dire vrai, il fallait éviter de mettre Laëtitia au défi pour ce genre de choses, elle serait capable de le faire et d’y réfléchir qu’après, le soir venu.

Sous la véranda qu’il n’était qu’à eux à cette heure, elle se sentit soudain mal à l’aise. Laëtitia avait seulement voulu plaisanter, avait-elle vexée Kol sans le vouloir à propos du sang ? « Oh et bien… » Commença-t-elle légèrement mal à l’aise. « Disons que si je n’avais pas été en tort… Je t’aurai sûrement demandé de ton sang pour me passer l’idée que ce n’était pas le tiens que j’avais en bouche… Désolée, ça doit vraiment paraître tordu dans la bouche d’une personne qui n’est pas vampire. C’est seulement que depuis que… » L’on sort ensemble ? « Habite ensemble, j’ai l’impression d’être plus proche de toi quand j’échange mon sang avec le tiens, c’est tout. » finit-elle en conclusion, presque honteuse de vouloir voler le sang d’un originel. « Alors si je dois boire du sang, je n’accepte que le tiens… Voilà. » Elle hésita à mettre sa main devant les yeux de Kol pour qu’il ne puisse pas l’observer en se disant qu’elle était folle. Avec un petit sourire, elle hocha la tête en signe d’approbation pour le cinéma. De toute façon, c’était peut-être ces films qui restaient le moins redondant aujourd’hui.

Le baiser manqué et la crainte de la réponse de la part de l’originel la crispait au plus haut point. Pourtant, elle ne le quitta pas du regard quand la serveuse s’en était allée. Elle se sentit rougir quand il repéra l’objet de son inquiétude. De manière machinale, elle vint jouer avec sa fourchette. « Je ne sais pas… Je n’ai plus envie d’être séparée de toi en réalité, même si cela signifie rester entre quatre murs… J’ai toujours eu peur que tu choisisses le choix de m’hypnotiser alors que tu en as d’autres… » Elle resta évasive quant au sujet de l’autre solution, parce qu’elle n’avait pas envie d’en parler. « L’Angleterre était aussi une excuse pour que l’on voyage ensemble, j’imagine. Mais… Je ne sais pas si j’ai envie de faire réellement ce que j’ai en tête. Je ne sais toujours pas qui je suis. Enfin, qui j’étais. Je ne sais pas si finalement, j’ai envie de le savoir… Mais je pense que si ma mère adoptive avait gardé quelque part ma véritable identité, cela se trouve en Angleterre. Jamais nous n’y avons remis les pieds. Je sais que je suis newyorkaise de naissance, mais je pense que c’est dans cet autre pays qu’elle m’a enlevé… » Elle haussa les épaules comme si ça n’avait pas d’importance. Finalement, le secret que Laëtitia ne voulait pas apprendre était sur elle. Sa curiosité semblait avoir cette limite.

La première chose qu’elle fit quand son petit déjeuner arriva, c’est de s’amuser avec la cuillère de son thé, ce qui risquait d’irriter Kol s’il remarquait qu’elle n’était pas du tout intéressée par son plateau. Son regard croisa celui du vampire quand il lui proposa un nouveau verre de sang. « Je ne suis pas intéressée… » Lança-t-elle comme si ça ne l’atteignait pas. Au contraire, elle profita qu’il soit encore un peu penché pour se relever suffisamment de sa chaise pour emprisonner enfin ses lèvres contre les siennes. De la même façon que celui du manoir, il était trop rapide à son goût, mais brûlant et passionnel. Laëtitia se comporta de nouveau comme une lady, tirant sa serviette et la plaçant sur ses genoux. Elle porta son thé à ses lèvres et s’y brûla avant de le reposer en faisant la moue. « Si tu le souhaites, tu peux te servir un jus de fruit, je t’ai volé le tiens ce matin. » Elle était très sérieuse, ce n’était pas que sa journée, mais celle de l’originel aussi. Elle ne comptait pas l’empêcher de vivre normalement parce qu’elle était là. Elle découpa un morceau de croissant en deux et proposa l’un des bouts à Kol. « Je mangerai le mien si tu manges celui-ci. » tenta-t-elle.




Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Lun 31 Aoû - 17:56


It's you, only you


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol


Les humains vivaient, sans s’en rendre compte, une vie monotone et d’un ennui peu commun. Certains naquirent entourés de proches aimants et bienfaisants, d’autres vinrent voir le monde pour ensuite être détestés, voir abandonnés. Mais qu’ils soient pauvres ou riches, tous mourraient un jour. La société changeait aux fils des siècles, Kol ayant manqué les premières manifestations des féministes réclamant le droit de vote. D’antan, les femmes étaient quasiment considérées comme des objets qui appartenaient à leurs maris, ou avant les fiançailles ou le mariage, à leur famille. D’antan, tuer un homme en duel était tout à fait acceptable. Écarteler un simple voleur se pratiquait quotidiennement pour montrer l’exemple. Les temps changent et les humains évoluent, pour le meilleur et pour le pire. Mais quoiqu’ils fassent, le résultat en restait le même. On nait et on meurt, l’ordre naturel de la vie. Jamais la pauvreté ne sera totalement vaincue, jamais les riches cèderont leurs places à la classe moyenne et aux pauvres. Aujourd’hui la plupart des pays n’étaient plus géré par un roi, mais par des ministres en tout genre qui se disaient chercher des solutions.

Il n’y avait qu’une constance dans la vie des mortels, le bien et le mal. Certaines ne faisaient que l’un, d’autres les deux et une minorité l’autre. C’était pourtant cette minorité qui prouvait au monde entier que la race humaine était foncièrement mauvaise. Les animaux vivaient eux dans un monde ou seul les plus forts pouvaient survivre. Mais ça, c’était la loi de la jungle. Les humains eux, détruisaient tout ce qui leur venait sous la main. Si tant d’espèces avaient aujourd’hui disparu, c’est suite à la surchasse, aux constructions des hommes et la déforestation pour de plus grandes villes, plus de villages. Alors la nature avait peut-être ainsi crée les loups garous. L’humain n’avait pas de prédateur naturel, après tout. Du moins aucun pouvant faire face à son intelligence et ses armes. Mais les loups ne tuaient qu’en masse les soirs de pleines lunes. Ainsi, peut-être est-ce le destin que les Mikaelson soient devenu vampires. Peut-être que la nature se devait de trouver un prédateur plus conséquent, qui tuerait jour et nuit, non pas seulement par choix mais aussi pour survivre. Peut-être étais-ce le destin qui avait décidé de la mort d’Henrik. Qui sait, c’était peut-être aussi le destin qui avait décidé de permettre aux vampires d’éteindre leurs émotions. À quoi bon créer un prédateur qui ne sait pas chasser sans vouloir se donner la mort ? Et pour équilibrer le tout, la nature s’était permise de créer des faiblesses aux prédateurs ultimes. Peu importe le nombre de vampires sur terre. Mille, un million, dix millions.. Il y aura toujours plus d’humains. Combien d’enfant voyaient-ils le jour à chaque minute qui passe ? Combien d’humains mourraient donc à chaque instant ? Pas suffisamment. Kol ne s’était donc jamais inquiété du nombre de vampires qu’il avait créé. Bien qu’après trois siècles il s’était retrouvé à l’époque devant une jeune femme qui fût par la suite la dernière à y avoir le droit. C’était bien plus drôles de tuer quelqu’un que de le transformer. Même si la culpabilité qui se lisait sur leur visage à leur premier meurtre était un des rares spectacle l’amusant réellement. S’il en venait ainsi à transformer Laëtitia, serait-elle seulement capable de tuer quelqu’un, ne fusse que pour se nourrir ? Kol détestait les vampires à la Mary Sue, mais si c’était Laëtitia qui refusait de tuer, tout en devenant un être comme lui, il n’aurait aucune objection à faire. Bien qu’il tenterait de la convaincre. Mais il craindrait bien trop qu’elle ne coupe ses émotions. Elle ne sentirait pas coupable, mais perdrait tout sentiment pour lui et c’était bien la seule chose qu’il ne voulait pas. Qu’elle le déteste momentanément pour ses actes oui, mais de l’indifférence totale ? Non.  

Il ne réagit pas à son accusation, car s’en était bien une même si elle ne semblait pas lui faire de reproche. Ce bracelet ? Elle l’avait perdu. Oui, Kol n’était pas totalement innocent dans cette histoire, mais à la base, elle l’avait réellement perdu. C’est juste qu’en ayant une bien meilleure vue qu’elle, il lui fût aisé de retrouver le bijou en question. Deux possibilités s’étaient offertes à lui, retirer la verveine et le rendre tel quel, ou le faire disparaître. On devine facilement laquelle de ces options il vint à choisir. « Tu devrais faire plus attention à tes affaires, je n’y suis strictement pour rien si tu as perdu ce bracelet. » Simple vérité, elle l’avait perdu par hasard et il en avait profité pour ne pas le lui rendre. Si elle lui aurait posé la bonne question, il lui aurait répondu qu’il ne lui avait pas rendu, oui. Kol n’a jamais eu besoin qu’on le prenne la main dans le sac pour avouer ses crimes. Quel qu’ils soient. Heureusement pour la médium, la méthode de la puce électrique ne lui semblait pas réellement intéressante, bien que fort pratique en l’entendant ainsi. Laëtitia quant à elle semblait croire qu’il mettrait ce plan à exécution. Avait-elle donc si peur de ses menaces au point de le croire capable de lui charcuter le bras ? Visiblement, oui. Il n’appréciait guère qu’elle vienne lui dire de trouver un autre jouet, car cela impliquait qu’il la voyait de la sorte, comme un simple jouet, une victime de plus. Posant son regard sur la médium, il la vu frémir en s’imaginant la scène qu’elle vint pas la suite presque décrire elle-même. Si d’un côté il voulait la rassurer, d’un autre, il n’aimait pas qu’on lui donne le mauvais rôle alors qu’il n’avait à la base eu aucune mauvaise intention. Ce même s’il n’avait lui-même rien fait pour en dissuader la médium. « Je vois que tu me tiens en haute estime. Ne t’inquiète pas, je trouverais un anesthésiste pour que tu n’aies pas à souffrir. » Son ton en était devenu froid et distant, alors qu’il passa un feu-rouge en se souciant très peu des quelques humains qui s’étaient déjà engagés sur le passage-piéton.

S’il organisait cette fête, ce ne sera que pour dans quelques mois. Et le vampire n’était pas sûr de ne pas être enfermé dans une boîte d’ici là. Il éviterait de l’être bien évidemment. S’afficher avec Laëtitia restait dangereux. Que sa famille soit présente ou non, ça ne changeait rien. Il trouvera cependant une solution d’ici là. La médium semblait se poser les même questions et Kol décela bien ses doutes au ton de sa voix. « Tu fais partie du Night World et tu vis dans ma ville. Rebekah se souviendra de toi, oui, mais ce qu’elle en pense est le dernier de mes soucis. Quant à Klaus, je te garantis qu’il sera mal placé pour me faire un commentaire. » Suite aux révélations de la médium, l’originel comptait bien s’assurer que son frère reste loin de cette dernière. Et que de mieux que lui faire comprendre qu’il connaissait lui aussi une certaine blonde qui semblait lui plaire ? Si l’hybride voulait jouer à ce jeu-là, son plus jeune frère jouerait lui aussi. Mais contrairement à Nik, lui était bien moins sympathique quand il s’agissait de coups bas. C’était ainsi qu’il voyait la discussion de son frère avec Laëtitia.Lui faire croire qu’elle ferait mieux de partir pour que Kol vienne forcément se rapprocher de sa famille. Il ne regrettait dès lors pas s’être assuré qu’aucun autre vampire ne puisse rentrer au manoir. « Je n’ai rien demandé à Fauve. Officieusement, le manoir m’appartient. Officiellement, c’est un humain qui en est l’heureux propriétaire.» Il ne cherchait pas à donner plus d’explications, Laëtitia n’était pas sans ignorer qu’un vampire ne savait rentrer qu’en étant invité et que s’il avait donc fait une telle démarche, c’était dans l’unique but de la protéger.

Il sourit, amusé par les paroles de la jeune femme concernant les cabines d’essayages. Ils s’adonnaient tous deux à faire des allusions, bien que c’était loin d’être la première fois, c’était sans doute la première fois qu’ils en faisaient concernant un lieu plus au moins publique. Braver l’interdit était dans la nature de Kol, mais il se pouvait être paranoïaque et en dehors du manoir, il ne voulait pas qu’on le voit proche de la médium. Aujourd’hui, il faisait donc un effort hors du commun pour passer outre cela. Le temps d’une journée.. Et s’il rencontrait un autre membre du Night World, il le tuerait, tout simplement. Ce serait assez ennuyant s’il s’agissait d’une sorcière étant donné que l’originel tentait tout en son pouvoir pour rester en bon terme avec ces dernières. Aucune exception ne sera cependant de mise.

Sa question mis la médium mal à l’aise, le souvenir du verre de sang qu’elle dû boire plus tôt dans la matinée ne devait pas lui être plaisant. Les paroles de la médium vinrent cependant expliquer ce léger malaise. Il ne trouvait pas ça étrange, loin de là, il était plutôt mal placé pour trouver de telles paroles déplacées venant d’une mortelle. Il remarqua aussi qu’elle évitait toujours de mettre à réel terme à leur relation. Bien qu’il n’en ignorait pas la raison. Cela ne changeait pas le fait qu’il ne lui donnerait pas de son sang, pas dans l’immédiat. Au lieu d’une réprimande habituelle, le Mikaelson s’était contenté de lui faire boire un verre de sang. Ce en sachant que ce serait une expérience peu plaisante pour la médium. Elle l’avouait elle-même, elle préférait boire son sang. C’était d’ailleurs la seule à y avoir droit. Bien que ce soit  là un détail qu’il ne lui dévoilera pas. « Tu parles à un des vampires ayant le plus de victimes à son actif. » Nul besoin de croire que ses paroles lui paraissaient donc.. tordues. « Et si tu veux de mon sang, il te suffit de le demander. » dit-il d’un ton légèrement provocateur. Après tout, rien ne l’en empêchait. Bien sûr, c’était loin de vouloir dire qu’il lui donnerait de son sang à chaque fois qu’elle le demande, même si ce serait amusant de la voir tenter sa chance.

La serveuse ne faisait que son boulot, ce qui n’empêche en rien que d’ici la fin de la semaine, sa vie prendrait un tournant décisif. Malheureusement pour elle, l’originel avait de l’imagination à revendre et bien qu’il tentait, tant bien que mal, de ne pas tuer trop d’habitants de sa propre ville, quand il en tuait un c’était dans des circonstances peu enviable. Laëtitia ne semblait pas se rendre compte que sa promesse était vaine. C’était mieux ainsi, l’originel ne souhait en aucun cas lui faire comprendre que quoiqu’il arrive, les choses se dérouleraient comme lui l’avait souhaité. C’est-à-dire, à son retour en cercueil, qu’elle se fasse hypnotiser pour l’oublier et poursuivre sa vie. Le sang afflue sous l'angle doux de ses pommettes, alors qu’elle lui explique ne plus vouloir être séparé de lui. Et c’est là que ça lui revient, ce sentiment d’un petit quelque chose qu’il n’aime pas ressentir, qu’il a du mal à s’admettre. « Et de quelles autres solutions me crois-tu donc capable ? » Il y avait toute une panoplie de solutions qui s’offraient à lui, mais Kol se demandait ce qu’elle allait bien s’imaginer. « Je ne peux actuellement pas me permettre de quitter la Louisiane. » C’était la vérité, partir en Angleterre alors qu’il façonnait une alliance avec les sorcières était loin d’être une bonne idée. Ensuite vint la raison pour laquelle Laëtitia souhaitait se rendre en Europe. Kol n’était dès lors pas sûr qu’il veuille la laisser partir. Le besoin qu’avait la médium à vouloir connaître une telle vérité le dépassait. Certes, il n’aimerait lui-même pas être dans cette position d’ignorance. Mais son tatouage parlait pour elle. Il avait bien essayé d’en savoir plus, bien qu’il aurait pu se donner plus de moyens pour le faire. Si ça tenait réellement à cœur la médium, il lui proposerait une nouvelle fois son aide. Mais..  « Est-ce vraiment important à tes yeux ? Parfois on découvre des vérités qui ne nous plaisent pas, tu le sais aussi bien que moi. » Il ne s’imaginait pas une seconde que la mère adoptive de la médium soit en réalité un vampire qui avait, qui plus est, tué ses parents. « Tes parents biologiques auraient éventuellement pu être des sorciers, d’où ton tatouage.» Kol avait rapidement fait le rapprochement, aucun mortel ne devrait avoir de problèmes vis-à-vis de la veine de Vénus. Hors la médium ne pouvait pas en ingérer. Et quand bien même sa mère aurait-elle été une sorcière, ces dernières pouvaient avoir des enfants humains, voir médium. Bien évidemment, il se pouvait aussi que ce soit justement la mère adoptive qui fût alors une sorcière. C’était un des deux scénarios. Du moins c’est ce qu’il se plaisait à croire, combien de chances pouvaient-ils y avoir qu’une femme tombe comme par hasard sur un enfant ayant des dons tel que Laëtitia ?

La médium ne réagit quasiment pas à la remarque qu’il lui avait lancé. Sans doute parce qu’il lui était impossible de mettre sa menace à l’œuvre sans que les humains ici présents ne s’en inquiètent d’avantage. C’est autre chose qu’elle préféra faire, reprenant dès lors son intention précédente et encore une fois, l’originel la laissa faire à sa guise. Cependant, le contact de ses lèvres lui faisait oublier qu’ils étaient en publique, lui donnait envie de lui accorder le moindre de ses désirs et bien que fort plaisant, ce baiser venait au moment où le vampire savait sa soif plus présente que jamais. Voyant la médium se rasseoir, son regard vint tout d’abord se perdre sur les lèvres de la jeune femme. Une journée entière au manoir n’aurait finalement pas été ne si mauvaise idée. D’un instant pourtant plus primitif encore que simple amour, la faim poussa son regard à se poser sur son cou, là où il savait se trouver l’artère carotide. Les paroles de Laëtitia le tirant un court instant de ses pensées, il lui fit un sourire en coin aussi sincère que malicieux. « C’est une proposition? » Bien qu’il ne la mordrait pas avant d’avoir tué au moins un des autres mortels de l’établissement, Kol préférait le sang de Laëtitia. Il ne pourrait pas l’expliquer, c’était comme ça. Il était cependant loin de se priver en temps normal et il comptait bien s’en prendre aux humains ici présents. Peut-être attendrait-il d’abord que la médium ait mangé, elle serait capable de faire disparaître les croissants pour lui faire croire qu’elle a bien profité du petit déjeuner. Initiative bien vite oubliée quand Laëtitia lui proposa la moitié d’un croissant. « Tu fais des compromis maintenant ? » Amusé par cette tentative, Kol  vint se relever pour contourner la table. Mais au lieu de se diriger vers ses futures proies, il se place derrière la médium et écarte ses cheveux pour glisser ses lèvres le long de son cou. « Tu n’es pas en position de faire des compromis au vue de ta dernière petite escapade. Alors mange quelque chose avant que je ne t’offre un autre verre de sang. » Il murmure ces mots contre sa peau avant d’y déposer un baiser. Ensuite, il se dirige vers la cuisine de l’établissement, laissant la médium à leur table.

Ce n’est que cinq minutes plus tard que la vampire vint rejoindre Laëtitia, aucune trace de sang pouvant faire soupçonner aux deux touristes allemands qu’il venait de tuer les deux cuisiniers déjà présents. Tout en s’asseyant, il chercha à voir si la médium avait au moins mangé quelque chose.  « Je peux te faire confiance ou dois-je faire un inventaire rapide des aliments placés précédemment sur notre table ? » Bien qu’il fût d’humeur plus joyeuse, le vampire resterait sur ses positions et la médium se devait d’avoir mangé au moins un croissant.
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Lun 31 Aoû - 20:32

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Le bracelet de Mickaël, le bracelet donné quand on l’avait abandonné. Sa mère était morte, son ami d’enfance ne semblait plus le même. Elle avait à peine le droit de l’approcher sans qu’il ne la repousse, se justifiant d’une façon ou d’une autre. Laëtitia n’avait jamais été du genre à s’attacher aux gens, mais quand c’était le cas, elle était du genre à s’accrocher. Enfin, tout dépendait pour qui. Mais en revenant, Mickaël avait changé. Alors qu’elle ne connaissait pas encore leurs existences, Mickaël était devenu un vampire. D’où le fait qu’elle se sentait bien mieux avec lui qu’avant. Alors que lui battait son instinct primitif de lui arracher la carotide. Il l’abandonna, la laissant avec le deuil de sa mort et lui offrant seulement un bracelet en argent. Plus jamais elle ne l’avait revu, plus jamais. Seul lien de sa vie passé avec son tatouage maudit, Laëtitia y avait mis tous ces souvenirs. Elle l’avait perdu, sa seule protection, sa seule preuve que Mikaël avait pu être un véritable à une époque. En réalité, ce jeune vampire avait été comme un frère pour elle. Un frère qui s’était détourné d’elle. Par deux fois, elle avait perdu une famille. La vraie, la biologique, celle qu’elle n’avait jamais connue et la famille adoptive, reconstituée. Sa mère était morte, son ami était partit la laissant à son triste sort. Au sort d’une jeune fille riche parce qu’elle avait hérité d’une femme qui l’avait adopté. D’une femme qu’elle aurait vraiment voulu être sa mère. La réponse de Kol l’a fit grincer des dents. Elle serra l’un de ses poings, se retenant de répondre sous le coup de l’impulsivité. « J’y tenais vraiment à ce bracelet Kol… Tu le sais et je te trouve injuste de me dire de faire attention à mes affaires… C’était la seule chose qui m’appartenait vraiment. » Le pire dans l’histoire, c’est qu’elle était sérieuse. Quand on a été adopté, il est plus dur de se dire que l’héritage est juste. Laëtitia se sentait parfois comme un raton laveur qui avait profité d’une excellente occasion pour prendre les biens de quelqu’un d’autre. « Je ne t’accusais pas vraiment non plus… J’avais juste besoin de savoir. Je n’ai rien que je me suis achetée moi-même et qui me plaît. » Cela aussi c’était une vérité. Toutes les affaires qu’elle chérissait le plus, c’était les affaires que Kol lui avait offertes. En fait, elle n’était qu’un raton qui venait grignoter l’argent de quelqu’un d’autre. « Je sais ce que tu peux me répondre, le bracelet aussi était un cadeau… Mais j’ai été abandonnée par cette personne, alors j’estimais que j’avais le droit de penser que c’était vraiment à moi. » Tellement de personnes rêveraient d’avoir la vie de Laëtitia. Elle n’avait jamais eu à travailler et il suffisait qu’elle tende la main vers son héritage pour pouvoir profiter de la vie comme elle le souhaitait. « Parfois, je me dis que je ne suis qu’une pie voleuse… » Une nouvelle fois, elle était parfaitement sérieuse. Elle se contenta de hausser les épaules comme si elle avait parlé du temps qui faisait.

Quand le sujet de la puce revint au centre de la conversation, Laëtitia ferma les yeux. Elle ne pouvait que remarquer qu’elle l’avait blessé sans le vouloir. « Tu sais quoi ? Je ne parle plus, je ne dis rien, comme ça je ne t’énerve pas. Puisque visiblement je suis incapable de parler sans t’énerver… Je trouve ça plus simple que tu m’offres un collier avec une puce dedans, c’est tout. Cela évitera que l’on salisse le tapis de sang une nouvelle fois… » Elle gloussa malgré elle en voyant une mamie agiter sa canne parce que Kol avait failli la renverser. La médium se mordait la joue, n’arrivant pas à se sentir honteuse de rire à cette scène. Elle soupira après, se retournant vers l’originel. « Tu es de mauvaise foi et tu le sais. C’est comme moi quand je dis que je ne suis qu’une victime de plus… Tu sais très bien que je t’ai en haute estime. Ne confonds pas avec le fait que je n’ai aucune envie d’imaginer que j’ai une puce dans un os… J’ai toujours eu peur des personnes qui devaient garder dans leurs chairs des clous ou des trucs du genre. » Elle frémit rien qu’à l’idée. « J’aime pas ça, c’est tout… Tu imagines si ça rouille ?... » Elle secoua la tête pour chasser de son esprit ce genre d’images.

Son regard en disait long, elle se retenait de poser des questions à Kol. Pourquoi Klaus ne pourrait lui faire une réflexion ? Elle se pinça les lèvres et se retenait presque de respirer pour ne pas poser de questions. Elle préféra dévier sur autre chose qu’elle ne pouvait s’empêcher de garder en tête. « Tu penses que Rebekah s’est doutée de quelque chose quand tu as voulu repousser le sorcier qui s’approchait de moi ? Ou elle pense tout simplement que c’est parce qu’il était trop proche d’elle que tu as agis ainsi ? » Maintenant, elle s’en voulait sérieusement d’avoir été à cette soirée des sorcières. Finalement, elle avait bien mis Kol dans l’embarras. C’était la pire des bêtises qu’elle ait faite finalement. Elle se sentait soudainement très mal pour l’originel et cela se lisait à sa tête. Malheureusement, elle ne pouvait toujours pas remonter dans le temps. Alors qu’elle se torturait l’esprit à imaginer ce que pensait Rebekah, la voix de l’originel la sortie de ses pensées. Laëtitia le regarda longtemps, comprenant qu’il l’avait fait pour elle. Après tout, les vampires ne pouvaient pas daguer un originel sans en mourir alors… Merci serait surfait, non ? En plus il risquerait de se braquer si elle agissait de la sorte. Elle lui avait déjà pris la tête avec la puce… Inutile d’en rajouter. La jolie blonde préféra alors user d’une plaisanterie taquine. « Il ne m’appartient même pas. Tu as trop peur que j’invite quelqu’un par erreur ?... Tu as sans doute raison de te méfier. » fit-elle joueuse bien qu’elle aurait fait très attention. C’était évidemment plus dur de se faire inviter par une personne inconnue qui ne dormait même pas au manoir.

Malgré ses airs faussement sages, c’était typiquement le genre de défi qu’elle serait prête à relever si Kol la laissait faire. Après tout, qui regardait dans les cabines d’essayages ? Ils pouvaient très bien se contenter de se voler un ou deux baisers. Mais la médium n’était pas idiote, dans un endroit aussi exigu, est-ce que l’un des deux seraient assez sage pour dire à l’autre de se stopper avant de vraiment aller jusqu’au bout ? Après tout, les cabines étaient faites pour se déshabiller et se rhabiller. Le plus amusant était de penser que ce serait sûrement Kol qui serait capable de dire stop. Sans doute était-il plus raisonnable que Laëtitia qui retenait vraiment la proposition dans un coin de sa tête.

La jolie blonde n’osait toujours pas qualifier d’un mot ou d’un autre ce qu’ils y avaient entre eux d’eux. Cela la tuerait de dire autre chose que « couple ». Elle ne voulait pas seulement être sa bonne copine avec qui il partageait parfois son lit quand l’ennui lui prenait. Elle ne voulait pas s’imaginer de la sorte. Elle était amoureuse de lui, prenant les risques qui allaient avec. Peut-être ne l’aimerait-il jamais comme elle, elle l’aimait. Mais tant pis. Il lui avait déjà tant permis. Elle dormait dans le manoir de l’originel, pouvait manger avec lui. Elle était protégée par ce dernier et quand parfois elle en avait la chance : ils s’échangeaient du sang. Une notion qui dépasserait plus d’un mortel. Pour elle, c’était normal dans une relation avec un vampire. Son ton provocateur la séduisait plus qu’autre chose, alors elle se mordilla la lèvre avant de réfléchir à ce qu’elle allait répondre. « Tu veux que je mange, tu me diras non si je te le demande, surtout en public. » releva-t-elle. « Je peux te réveiller en pleine nuit si j’en ai envie aussi ? » lança-t-elle avec un regard malicieux. « Peut-être que je n’ai pas envie d’eau quand je me réveille en pleine nuit. » acheva-t-elle avec un minois adorable. « Sinon je te mords avec ça ? » demanda-t-elle taquine en montrant l’un de ses tout petits crocs de mortelle.

Alors qu’elle pensait avoir gagné quant à l’hypnose. Kol demanda quand même pour les autres solutions. Elle secoua la tête sans le regarder. « Je n’ai pas envie d’en parler… Je trouve que c’est un sujet beaucoup trop sérieux et… Je ne sais pas. J’en ai peur aussi… » Elle passa l’une de ses mains sur sa nuque, vraiment gênée. Il n’y avait qu’une autre solution pour qu’elle puisse l’attendre, peu importe le temps qu’il serait piégé si un traitre de sa famille le remettait dans un cercueil. Il devrait lui donner l’accès à l’immortalité. « En même temps, non… » Murmura-t-elle. Si jamais elle devait être transformée par quelqu’un en vampire, elle voulait que ce soit Kol et personne d’autre. Alors s’il le faisait dans la hâte, ce ne serait peut-être pas lui. Le sang lui montait à la tête et la peur la prenait. La peur que si elle devenait un vampire, ce ne serait même pas le choix de Kol. « On arrête d’en parler, d’accord ?... » Elle voulait vraiment cesser de se faire peur avec tout ça. Il y avait trop de questions et ces questions ne se posaient pas maintenant, n’est-ce pas ? En plus, il ne voudrait même plus boire son sang si elle devenait vampire… Son regard était complètement dans le vide, elle en oublierait presque la présence de l’originel en face d’elle. Une chance que le sujet suivant soi tout autant désagréable, parce qu’elle pouvait garder la tête baissée et ne pas affronter son regard. « Je sais… » Affirma-t-elle dans un murmure. Bien sûr qu’il ne pouvait pas quitter la Louisiane, mais elle ne voulait pas partir non plus dans ce cas. « Je ne sais pas… » Avoua-t-elle alors qu’elle portait discrètement l’une de ses mains sur son tatouage pour le griffer. Elle le détestait. Elle le connaissait depuis toujours et elle le haïssait. Ce tatouage que sa mère adoptive voulait qu’elle montre à tous. L’une des premières choses que la jeune fille avait fait en perdant sa mère, c’était de s’acheter un foulard pour enfin le cacher. Le montrant que rarement, quand elle avait peur la nuit, toute seule. « Je n’en ai aucune idée. J’ai peur de perdre toute mon identité si j’apprends qui j’aurai dû être. C’est seulement en tombant sur des papiers d’adoptions quand je déménageais que j’ai compris que j’avais été adopté… Je ne sais pas… Ma mère était déjà morte et… Tout ce que j’avais envie, c’est que ma vie ne soit pas un mensonge. » Elle marqua une pause et lança une évidence : « Je déteste ce tatouage. » Il avait toujours eu plus d’importance que ça petite personne. Tellement de personnes se retournaient sur elle à cause de lui. En même temps, elle avait beau le détester, il faisait partit d’elle, de son identité. « Mes souvenirs sont trop flous, les souvenirs de la mort de ma mère et je ne sais juste plus comment agir. Parfois je n’y pense pas une seule seconde, mettant complètement mon passé de côté et parfois, j’y repense en voyant le tatouage dans la glace quand je croise mon reflet… » Elle se mit une nouvelle fois à jouer avec sa fourchette. « En même temps… Je veux rester Laëtitia Moonrise, fille d’Angèle Moonrise… Si j’apprends la vérité sur qui je suis, j’ai peur de me révulser moi-même. Je suis contente de qui je suis, je n’ai pas envie de me dire que dans une vie alternative, tu ne te serais même pas retourné sur moi… »

La médium vint s’humecter les lèvres, après avoir volé son baiser à Kol. Ils ne seraient pas en public qu’elle lui en aurait sûrement volé encore un. Mais là encore, elle n’était pas vraiment sûre de rester raisonnable, alors c’était peut-être mieux ainsi, qu’ils soient en public. Son regard croisa celui de l’originel et elle s’empourpra en le voyant regarder ses lèvres. A croire qu’aucun des deux n’étaient vraiment sage finalement. Elle se mordilla la lèvre, n’ayant même pas eu la présence d’esprit de penser qu’il voudrait boire son sang et non celui de quelqu’un de l’établissement. La jolie blonde aurait seulement préféré manger avant qu’il ne le fasse. Elle n’ignorait pas vraiment qu’il n’avait pas bu de sang depuis un moment et elle craignait qu’il ne puisse pas être doux s’il s’en prenait à son cou. « Si c’est une proposition, à toi de la saisir… » Proposa-t-elle doucement, même si elle devinait qu’elle se ferait disputer si elle ne mangeait pas après. Le morceau de croissant tendu vers lui, elle se mordilla la lèvre de plus belle en le voyant se relever. Elle trouvait que c’était un bon compromis pourtant. Mais visiblement, il n’était pas de cet avis. La médium releva légèrement le regard en le sentant derrière elle, un léger frisson remonta le long de son dos alors qu’il repoussait ses cheveux pour poser ses lèvres le long de son cou. Son cœur battait la chamade alors qu’elle se contentait de fermer doucement les yeux. Elle s’attendait à chaque seconde qu’il la morde. Elle reprit une profonde inspiration lorsque l’originel lui déposa seulement un baiser pour partir vers les cuisines. Elle posa deux doigts sur l’endroit du baiser, elle était enjouée et elle ne le cachait pas. Remarquant que le regard des deux autres occupant avaient suivis les pas de Kol, elle s’adressa directement à eux.

« On a oublié le sucre à notre table, rien d’autre. C’est un client régulier, il a l’habitude d’aller dans la cuisine. Charmant comme endroit, n’est-ce pas ? » Glissa-t-elle mine de rien avant de se reporter vers son propre petit déjeuner. Une chance que leur langue était la plus parlée au monde, parce que Laëtitia ignorait qu’ils étaient allemands après tout. Elle bailla discrètement, jouant presque avec son morceau de croissant. Elle finit par le mettre dans sa bouche et se força à manger. Quand Kol revint, les lèvres de Laëtitia trempaient dans son thé. A sa réflexion, elle fit la moue. « Je mange si je veux… » Souffla-t-elle contre sa tasse, faussement capricieuse en réalité. Elle fit une petit boule de pain et fit semblant de vouloir l’envoyer dans le visage de Kol avant de reprendre un croissant pour le manger devant lui. Elle ouvrit légèrement la bouche pour lui prouver qu’elle n’avait pas triché. « C’est bon, j’ai été sage pour une fois ? » demanda-t-elle en rougissant légèrement.





Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Mar 1 Sep - 0:32


It's you, only you


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol


La médium semblait mal prendre le reproche du Mikaelson. Mais ce n’était que simple vérité, elle avait perdu son bracelet et honnêtement, ce n’était strictement pas de sa faute à lui. Sauf bien sûr qu’elle l’avait égaré lors d’une de leurs disputes, il lui semblait d’ailleurs lui avoir attrapé le poignet un moment ou un autre. C’est sans doute à ce moment qu’elle vint le perdre. Néanmoins, les reproches de la jeune femme vinrent lui taper sur les nerfs. Certes, par la suite il ne lui avait pas rendu le bracelet, mais pourquoi Diable se mettait-elle dans de tels états pour un bijou, offert de surcroit par un autre homme ? Jalousie quand tu nous tiens. L’argent était un bien compliqué, provoquant de nombreux sentiments encore plus difficile à cerner. Les Mikaelson n’avaient jamais eu à travailler pour en avoir, ni eu à en dépenser pour s’acheter meubles ou sculptures anciennes. Kol était doté du don de l’hypnose, comme tout autre vampire, sauf qu’il en faisait usage et ce presque sept jours sur sept. Il ne payait pas aux bars, ni aux boîtes de nuit auxquelles il se rendait pour trouver ses proies. S’il souhaitait avoir un nouveau véhicule, il s’arrangeait pour qu’on le lui donne gratuitement. Toute propriété n’était en réalité pas réellement sienne et acquisse à l’aide d’un don que de nombreux humains pourraient envier. Il n’allait donc pas laisser la médium se morfondre d’une telle facilité qu’était un héritage quelconque. « Tu considères donc que tout ce que tu possèdes ne t’appartient pas réellement. Et ce pour quelles raisons ? Car tu ne t’ai pas tué à la tâche pour les avoir ? Que tu n’aies pas passé quarante ans de ta vie à travailler quarante heures par semaine pour finalement ne pas pouvoir t’acheter une villa à la mer mais seulement une petite maison à la campagne ? » Vie d’un mortel, bien évidemment. « L’argent ne représente rien, Laëtitia. Tu as touché un héritage, ça ne fait pas de toi une voleuse. Que ce soit un parent adoptif ou un parent biologique, ce qui est à eux devient à toi à leur mort. Quand on te donne quelque chose, car c’est bien là le principe d’un cadeau, on te le donne et il est à toi. Estimer qu’un objet t’appartient et ce seulement quand la personne te l’ayant offert ait disparu, c’est ce moquer du monde. » Bien évidemment, il pouvait comprendre sa façon de voir les choses. Il fallait sans doute avoir quelques siècles derrière soi pour ne plus trouver aucune honte à vivre la vie d’un roi sans jamais dépenser un franc. Ou se poser de telles questions existentielles sur la valeur d’un bien ou d’un héritage.

Le vampire pourrait se dire avoir été vexé des dires de la jeune femme. Lui ne faisait que plaisanter, bien sûr l’idée restait tentante, mais combien de gens y avaient-il que la médium lui pardonne un tel supplice ? Il ne vint même pas lui répondre, jugeant inutile d’y ajouter son approbation pour qu’elle se taise finalement, écrasant presque au passage une dame âgée qui se mit à faire des gestes à l’aide de sa canne. Mais le jeune frère Mikaelson n’y prêta aucune attention, remarquant la situation hilare quand Laëtitia gloussa. C’est n’est qu’ensuite qu’elle reprit la parole et Kol vint un court instant se rappeler qu’une des raisons pour lesquels il l’avait toléré au tout début  était justement le son répondant. Mais au lieu de reprendre d’un air distant et quasiment glacial, l’originel vint calmer les tensions pour ne justement pas rentrer dans un débat actuellement inutile. « Et on dit que c’est moi qui ait beaucoup d’imagination » marmonna-t-il entre ses dents pour que la médium n’ait à l’entendre, avant de reprendre d’un ton plus amusé en s’adressant cette fois-ci à la jeune femme. « Au moins la prochaine fois que je t’offre un collier, tu pourras m’accuser à raison de te traquer à l’aide d’une puce électronique. »

Le sujet de la fête restait délicat, Kol s’amusait déjà à se créer une liste des invités, ainsi que de toutes les choses à faire. Ou plutôt dire des humains à trouver pour que tout cela soit parfait. Quand un Mikaelson organise une telle fête, il le fait bien et ce même en ayant mauvaise réputation. La question de la médium ne le perturba pas, il avait l’habitude qu’elle lui en pose et elle était la seule à posséder ce droit. D’autres se seraient déjà retrouvés sans trachée. « Rebekah a un sixième sens pour ce genre de choses, rien ne lui échappe. Mais ne t’en préoccupe pas, je me chargerais de ma sœur et de ses jugements, quels qu’ils soient. » La Mikaelson était ma placé pour lui faire des commentaires, tout comme leur frère ainé Klaus d’ailleurs. Cependant, Bekah possédait l’âme sensible et presque aussi naïve qu’un enfant. D’ici là, il pourra inventer l’une ou l’autre histoire et si bien même il venait à lui dire la vérité, c’était la seule de la fratrie qui pourrait garder sa langue et ne pas gâcher ce bonheur éphémère. Au sujet de l’acte de propriété, Kol avait agi dans l’unique but de protéger la médium. Mais il vint répondre à la plaisanterie de la jeune femme, bien que son ton sérieux car il l’en croyait capable. « Si le manoir se trouvait à ton nom, tu devrais m’inviter pour que je puisse rentrer. Avoue qu’il aurait été très tentant de me laisser à la porte. » Pas indéfiniment bien entendu. Laëtitia se retrouvait la majorité du temps en position de faiblesse, qu’il s’agisse de son statut de mortelle ou du fait que l’originel avait une personnalité bien plus violente, elle n’avait que très rarement un quelconque avantage sur lui. Hors dans le cas échéant, elle en aurait eu un. « Je sais que tu n’aurais pas fait rentrer n’importe qui, mais il aurait suffi de t’hypnotiser pour que par la suite tu donnes l’invitation. Et ce n’est pas le but qu’on s’en prenne à toi pour rentrer au manoir. »

Alors qu’ils patientaient et que la serveuse préparait le petit-déjeuner commandé, la médium sembla peser ses mots avant de répondre au vampire. Même si elle avait raison et qu’il ne lui accorderait pas toujours la faveur de son sang, ça ne devrait pas la priver de le demander, tout simplement. Elle pourrait y gagner un oui en ayant déjà un non. Alors pourquoi hésiter à le faire ? Il ricana cependant face aux crocs inexistants de la médium.  À croire qu’il s’agissait aujourd’hui d’une journée accordée au sous-entendu, le vampire vint répondre au regard malicieux de la mortelle par un rictus tout aussi espiègle. « Si tu souhaites tenter ta chance en pleine nuit, libre à toi. En revanche, je ne te promets pas que tu puisses retourner te coucher par la suite. » Il est vrai dire que si la médium devait venir le tirer de son sommeil elle risquait fort de la regretter. Toutefois, comme il avait cette fois-ci lui-même abordé un tel sujet en lui donnait presque le droit de venir le déranger, si elle devait à présent venir le réveiller il saurait pourquoi. Et bien qu’il ne puisse garantir être tout le temps d’humeur à partager son sang, il n’hésiterait pas à tirer profit de sa présence. Combien d’hommes pourraient donc résister à la jeune femme si elle se retrouvait au pied de leur lit ? Kol étant Kol, si la médium mettait un pied dans sa chambre, elle n’en ressortirait pas avant l’aube.

Le sujet qu’évita la médium était un sujet qui ne devait pas encore être abordé entre eux. L’originel s’en rendait bien compte, elle ignorait ce qu’ils étaient l’un pour l’autre, tout comme lui d’ailleurs, alors parler d’une éventuelle transformation n’était pas encore de mise. Le Mikaelson n’avait pourtant jamais aimé le tact et aurait poussé la médium à en parler d’avantage. Si ce n’est pour ses battements de cœurs qui semblaient temporairement s’affoler. La peur était un sentiment qu’il infligeait bien souvent aux malheureuses âmes qui se retrouvaient face à la, il n’eut aucun mal à distinguer cela chez sa médium. « Comme tu veux. » lui dit-il d’un ton se voulant rassurant. L’a forcée à en parler ne serait pas une bonne idée et en toute franchise, le vampire lui-même n’avait pas mille et une chose à en dire. Pour l’instant. L’Angleterre était une option sûre pour envoyer la médium en toute sécurité loin d’une guerre des plus imminentes. Bien que les vérités d’un passé oublié ne sont pas toujours bonnes à savoir. Pourrait-il la dissuader du contraire ? Oui, il pouvait même lui faire tout oublier. Mais c’est la vie qui construit l’être et lui enlever son passé équivoque à lui enlever une partie de soi. Alors qu’elle lui avoua ne pas savoir, elle porta une de ses mains à son tatouage. Le Mikaelson détestait cette habitude qu’elle avait et vint rapidement lui tenir le poignet pour le ramener à lui. N’importe qui entrant maintenant dans l’établissement croirait voir un couple se tenant amoureusement la main. « Ton identité n’est pas juste ton prénom ou encore ton nom. C’est l’essence même de ta personnalité, de ton vécu et de ta façon de voir le monde. Quoique tu puisses découvrir, cela ne changera en rien le fait que tu aies été adoptée par Angèle Moonrise. Que tu portes le même nom de famille que la femme qui a voulu te donner un meilleur avenir. Quant au tatouage.. Il fait partie de toi et tu le sais. Si tout ça te tient tellement à cœur je peux contacter quelques personnes qui pourront s’informer aux quatre coins du monde. » Il avait déjà une fois lancé quelques recherches, mais à l’époque, les problèmes de Mystic Falls l’avaient bien plus préoccupé que cette situation. Et le lien qui les unissait avait bien évolué depuis. « Les univers parallèles n’existent pas, quand bien même ils seraient réels, tu aurais fini par croiser ma route. » Au cas échéant, il aurait fini par la trouver lui-même. Mais avouons-le bien, ces dernières paroles étaient dignes d’un discours que donnerait son frère Elijah et Kol n’était certainement pas du genre à croire aux âmes sœurs et autres futilités de ce nom.

Impossible de vivre avec un vampire et de ne pas craindre se faire mordre quand ce dernier s’approche un peu trop près de votre cou. C’était l’instinct de préservation tout autant que celui de survie qui prenaient le dessus. Vous poussant à imaginer le pire pendant quelques secondes, jusqu’à ce que votre esprit ne vienne comprendre l’erreur commise et les intentions innocentes. Mettez ça sur l’instinct du prédateur, mais même quand il s’agissait de Laëtitia l’originel aimait qu’on s’attende au pire de sa part. C’était cette anticipation qui créait ensuite la peur et au final le désespoir. N’ayant aucune envie de faire du mal à la médium, le Mikaelson partit se nourrir d’autres mortels. En l’occurrence deux cuisiniers. Et à y choisir il préférait nettement le sang des femmes, toutefois la serveuse lui était utile et à l’exception de la touriste allemande, seule Laëtitia se trouvait elle aussi dans l’établissement. Il prit soin de leur donner une mort des plus clémentes venant de lui, leur imposant le silence avant de plonger ses crocs dans leurs carotides.
Ayant rejoint la médium, Kol vu la serveuse se diriger vers la cuisine sans craindre une réaction affolée de sa part. Les deux allemands le fixaient pourtant comme s’il lui manquait quelque chose, et oui, le sucre. Ils revinrent rapidement à leurs propres occupations suite au regard noir qu’il leur adresse. Regard qu’il plissa d’ailleurs en entendant les paroles de jeune femme. Il était bien évident qu’elle ne feignait qu’un faux caprice et comme pour prouver sa bonne volonté, elle mangea un croissant devant lui. Il aurait préféré qu’elle mange un peu plus, soit. Si lui avait toute l’éternité devant lui, la journée ne comptait que vingt-quatre heures et près de neuf s’étaient déjà écoulées. Le Mikaelson observait avec amusement le sang affluer à hauteur de ses pommettes quand elle vint lui poser sa dernière question. Maintenant qu’il ne risquait pas de la mordre en mourant de faim, il se permettrait sans aucune gêne à la mettre dans l’embarras. Buvant une gorgée de son verre de whisky, il vint lui répondre d’un air pensif. « Tu sais, il fût un temps où être sage signifiait ne pas recevoir de fessée en guise de réprimande. » Précisons bien qu’il ne spécifiait pas de temps précis, car quoiqu’en avaient été les époques, Kol avait toujours été digne pécheur. « De telles punitions seraient-elles plus efficaces, schatz ? » Bien qu’un sourire amusé en coin, une lueur malicieuse s’installa dans le regard du vampire. Il scrutait la réaction de la médium, sachant avoir parlé suffisamment fort pour que les touristes allemands puissent l’entendre.
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Mer 2 Sep - 1:00

If things were easy, they'd be boring
Kol & Laë

Parler du bracelet l’avait touché bien plus qu’elle ne l’aurait pensé. Pourtant elle n’enviait pas celle qu’elle avait été. Laëtitia était arrivé à Mystic Falls avec la photographie ancienne d’un homme. Une adresse au dos. Un mot doux laissé à sa défunte mère. Damon Salvatore. Il se trouvait que même encore maintenant, bien qu’elle ait effectivement habité dans la même ville que cet homme, elle ne l’avait jamais rencontré. Elle avait pris de gros risques. Connaissant rapidement les vampires et surtout Kol, la médium avait tenté d’obtenir des informations en parlant à d’autres vampires qui n’avaient pas de chastes intentions à son égard. Il fallait bien qu’ils se nourrissent, non ? Elle avait échappé de peu à la mort plus d’une fois. Autant dire que les écarts qu’elle se permettait maintenant n’étaient rien face à ce qu’elle faisait quand elle n’était pas encore officiellement sous la protection de Kol. Si ses souvenirs étaient exacts, elle avait fini par comprendre que l’originel la considérait plus que comme un jouet quand il l’avait réprimandé après avoir écarté un vampire d’elle. Cette photographie, elle l’avait oublié à Boston. Elle se fichait pas mal de Damon Salvatore depuis. Pourtant, sans le savoir, elle était passée à côté de la personne qui avait tué son père ou sa mère avec sa mère adoptive. L’ancienne blonde portait un foulard rouge, le même qu’elle portait depuis ses dix-sept ans suite au décès de sa tutrice. Un bracelet en argent et un chouchou fin, mettant tout le temps ses cheveux en queue de cheval. Depuis, pour faciliter l’accès de son cou à l’originel, elle faisait parfois attention à laisser ses cheveux seulement détachés pour masquer son tatouage. Le foulard aussi, elle l’avait changé, trop heureuse que Kol lui en offre un. Pour le bracelet… Ils en étaient là. Elle entrouvrit la bouche afin de répondre au vampire, mais finalement elle baissa le regard, le laissant d’abord finir. « Je sais… Mais j’aimais l’arbre de vie gravé sur ce bracelet. J’avais l’impression d’être protégée par lui… Ironiquement c’était vrai sans que je le sache. J’imagine que ça n’a plus d’importance depuis que j’ai celui-ci. » Elle était sincère en reportant son regard sur son poignet, tout en tournant son bracelet pour y voir clairement la fleur représentant l’appartenance à la ville de Kol. « C’est seulement que parfois ça me dépasse. J’ai l’impression d’avoir toujours vécu en ayant toujours ce que je veux alors que… » Elle lança un rapide coup d’œil à l’homme qu’elle chérissait. « Je suis parfaitement ordinaire. » C’était aussi une vérité que Laëtitia avait bien en tête. Après tout, elle n’était pas vampire et tout ce qui faisait d’elle une personne intéressante n’était que son tatouage. N’importe quelle autre fille choisit au hasard par Angèle aurait pu avoir sa vie. Bien sûr, c’était extrapoler aussi. Laëtitia ignorait complètement que même avant d’avoir été adoptée, elle sortait de l’ordinaire. « Je trouve le commun des mortels… affligeant… » Souffla-t-elle. Sa haine pour les humains était quelque chose qu’elle maîtrisait, pourtant il lui arrivait d’en témoigner ouvertement. Bien plus encore depuis qu’elle avait la possibilité de vivre avec des personnes qui n’étaient pas humaines.

Maintenant, elle s’en voulait. Laëtitia ressentait un pincement au cœur, elle avait exagéré. Kol devait plaisanter depuis le début pour la puce et elle l’avait profondément exaspéré en s’agitant pour rien. Bien qu’il avait poussé la plaisanterie un peu loin. Elle se mordilla légèrement la lèvre et expliqua son raisonnement plus par amusement que réel sérieux. « Tout le monde sait que les portables peuvent se géocaliser. Ce serait tellement idiot de la part d’un prédateur de laisser sa victime avec ce bijou de technologie allumé. Mais un collier, c’est moins évident de penser qu’il y a une puce dedans, non ? » Elle gloussa et ajouta. « Dans le pire des cas, c’est le voleur que tu retrouves pour lui faire sa fête, c’est quand même tentant comme solution. » Ce qu’il ne fallait pas oublier, c’est que Laëtitia avait beau être une fille plutôt sage, elle savait exactement comment réfléchir et mener des plans les plus tordus les uns que les autres. D’où en partie sa crainte de changer si jamais elle devenait un vampire. Elle ne se priverait sûrement pas de donner des idées tordues à l’originel. « En plus, l’idée me permet d’avoir un cadeau alors… » fit-elle malicieuse comme si elle avait fait exprès d’en arriver à l’idée du bijou.

Maladroite, elle l’était souvent. Combien de fois lors d’une dispute, alors que Kol ne l’avait même pas effleuré, elle s’était tordue la cheville ? Dédramatisant la dispute malgré elle. Par contre, elle regrettait celles qui avaient des répercussions bien plus fortes. Elle déglutit, se sentant soudain très mal. « Je n’aurai pas dû venir… Je sais que ça ne changera rien pour toi que je le dise, mais si c’était à refaire, je resterai au manoir. J’ai mal agis encore plus qu’à la fête de Marcel alors que je ne pensais pas … Je ne voulais pas en tout cas. » Si Rebekah savait, cela représentait un énorme souci pour Laëtitia. Elles étaient amies, une amitié particulière, mais elle existait bien. Les paroles de Klaus lui revenaient en mémoire. Jamais la sœur de Kol n’accepterait une médium pour lui, quoi de plus normal, non ? Après tout, la jolie blonde ignorait totalement que Rebekah pouvait elle aussi tomber amoureuse d’humains. Laëtitia se sentait tellement petite et insignifiante, comme si elle n’était vraiment pas à sa place aux côtés de Kol. Pourtant, pour rien au monde elle laisserait quelqu’un tenter de lui prendre sa dite place. Elle ferait tout et n’importe quoi pour rester avec lui. Au sujet de l’acte de propriété du manoir, la médium ne peut qu’afficher un large sourire. Effectivement, elle en aurait été capable. C’était plus que tentant même. Elle se mit à glousser, mais se mordit la joue. « Tentant… Oui. Au moins quand j’habitais dans mon appartement à Mystic Falls, j’avais le pouvoir de te dire non. Mais je n’aurai pas voulu te contrarier non plus… Ce n’est pas amusant si après tu es fâché contre moi et que je ne peux plus t’approcher sans risquer un regard assassin. » Elle hocha la tête à son autre affirmation même s’il ne pouvait le voir. « Je n’ouvre que rarement la porte quand tu n’es pas là. Par principe, parce que je sais que je dois me faire discrète. Mais j’ai l’impression que personne ne cherche à être contre toi à Sheverport. Ou je rêve éveillé et tu me protèges assez pour que je ne m’en rende pas compte ? » Il n’y avait aucun reproche, bien au contraire. Elle était très heureuse d’être sous sa protection, même si parfois ça lui attirait des ennuis avec l’originel lui-même quand elle désobéissait. Mais elle se rendait compte qu’elle était peut-être un peu naïve concernant d’éventuels ennemis de Kol.

A dire vrai, la médium avait déjà tiré l’originel de son sommeil à cause de visions qui la terrifiait. C’était peut-être le plus surprenant avec elle. Voir les choses en vrai était une chose qu’elle arrivait à maîtriser, mais les voir en rêves ou sur un écran la tétanisait. Même si Kol s’imaginait peut-être que c’était une tentative pour pouvoir dormir près de lui. Bien que cela fasse un moment qu’elle n’avait pas tenté de gratter à sa porte pour être rassurée des monstres qui se trouvaient dans son dressing. Evidemment, c’était de la pure provocation de sous-entendre qu’elle le réveillerait en pleine nuit. Elle n’avait pas les mêmes besoins que lui et ce serait étonnant qu’elle ait une envie fulgurante d’un liquide rouge et chaud coulant le long de sa gorge. La jolie blonde se mordit fortement la lèvre à l’allusion du vampire, ne pouvant malgré tout lui cacher ses battements de cœur bien qu’elle faisait le maximum d’effort pour ne pas rougir une nouvelle fois. « Arrête… On est en public et tout ce que tu vas réussir à faire c’est me frustrer. » Murmura-t-elle. Laëtitia était sérieuse, s’il continuait, elle l’entraînerait vraiment dans les cabines d’essayages. Elle détourna le regard comme si elle allait se brûler en croisant celui de l’originel. « Tu sais très bien que ce genre de sous-entendus ne me laisse pas indifférente. Je ne suis pas sûre que les autres personnes présentes aient envie de me voir assise sur tes genoux à t’embrasser comme si on était en privés… » Elle savait se tenir, c’était certain, mais elle commençait déjà à regretter le manoir.

Ses yeux bleutés se posèrent immédiatement dans les yeux ténébreux du vampire. Rien ne se lisait dans son visage. Elle se retenait d’y penser, mais elle ne put s’en empêcher. S’il coupait la conversation, c’est qu’il ne comptait pas la transformer, n’est-ce pas ? Après tout, c’est ce qu’elle avait pensé. Différente, il n’en voudrait pas. Laëtitia avait déjà la chance de passer quelques années avec lui, c’était déjà ça, non ? Il ne fallait pas en demander trop. Elle se sentait complètement perdue, regrettant presque qu’il ne lui accorde jamais d’être à jamais à ses côtés. Mais c’était elle qui était amoureuse de lui, pas l’inverse, elle ne devait pas inverser les rôles. Incapable de dire un mot, même pas merci, parce qu’elle ne savait pas si c’était une bonne chose ou une mauvaise chose, qu’il ne veuille pas envisager une transformation pour elle. Ce serait toujours plus simple pour lui de l’accepter près de lui tant qu’elle était mortelle. Il savait qu’elle devrait le quitter un jour, parce que telle était la loi des mortels. Immortelle, ce serait plus dur pour lui de regagner totalement sa liberté. De nouveau elle se perdit dans ses pensées. Tant pis, elle n’aurait qu’à profiter de l’instant présent. Du temps qui lui permettait de vivre à ses côtés, peu importe combien de temps cela durerait. Elle inspirait calmement de peur de faire une crise d’angoisse devant lui. Ils passaient la journée ensemble, pas besoin de s’affoler en se disant que le lendemain il ne voudrait plus d’elle. Repensant à l’Angleterre, à ses fausses racines et surtout à son maudit tatouage, elle commença à l’attaquer comme si elle pouvait l’effacer. Ses ongles commencèrent à rentrer dans sa chaire, mais Kol la stoppa avant qu’elle ne puisse s’égratigner. Son regard marqua de la surprise, comme si elle venait de faire une crise de somnambulisme et que l’originel l’avait réveillé dans un couloir. Elle l’écouta, le souffle coupé, si seulement elle ne savait pas se retenir, retenir ses émotions, elle aurait sans doute pleuré. Il avait raison, peu importe qui elle était, elle serait toujours Laëtitia Moonrise, mais elle aurait seulement voulu ne jamais savoir pour son adoption, tout aurait été tellement plus simple ! « Non… » Affirma-t-elle dans une sorte d’instinct de conservation. « Après tout, je n’aurai pas dû découvrir qu’elle n’était pas ma mère. J’ai du mal à comprendre… Vraiment… J’avais vraiment l’impression de lui ressembler. » Gloussa-t-elle en se forçant.  « La photographie ancienne de cet homme m’avait surpris aussi, mais tant pis. Peut-être que je ne dois pas savoir, j’ai peur de changer si je le sais et je n’en ai pas envie non plus. » Elle soupira légèrement, se sentant mal à l’aise vis-à-vis de tout ça. « Est-ce qu’elle m’aurait prise à mes parents alors qu’ils vivaient encore ? Je me suis déjà posé la question. Angèle a toujours été très paranoïaque à croire que je risquais de me faire attaquer à chaque coin de rue. A part en France, je ne me souviens pas avoir passé plus d’un an dans un même pays quand je vivais avec elle. » Elle eut un rire triste quand il voulut la rassurer en lui disant qu’ils se seraient quand même rencontrés. Non pas qu’elle en doutait. Mais pourquoi Kol se serait intéressé à une petite blonde entourée par deux parents qui l’aimaient ? Peut-être aurait-elle été du genre à avoir pleins d’amis, à être juste prétentieuse. Peut-être que Kol l’aurait seulement tué ou ne l’aurait même pas regardé. « Peut-être… » se força-t-elle à répondre, se disant que l’originel faisait un énorme effort en l’écoutant et en tentant même de la rassurer sur ce qui devait être pour lui des idioties.

Son regard ne put s’empêcher de suivre les mouvements de la serveuse, pourtant elle n’entendit aucun cri. Kol avait pu se débarrasser des corps ? Mais comment ne pas trouver étrange que deux collègues disparaissent sans prévenir ? Elle secoua la tête, comme si elle n’était pas intéressée par la réponse. Alors qu’elle reportait son thé à ses lèvres, elle faillit s’étouffer en écoutant Kol. Elle reposa sa tasse et se mit à tousser contre sa serviette. Laëtitia avait du mal comprendre, c’était certain. Pourquoi parlait-il de fessées ? Elle crut devenir écarlate quand il se mit à sous-entendre qu’il pourrait lui en donner une. La médium reprit un morceau de croissant en bouche comme si ça allait la calmer, mais rien n’y faisait, elle était toujours aussi rouge et elle ne se retint pas. Discrètement, elle donna un coup de pied à Kol sous la table, sachant pertinemment qu’il pourrait lui attraper la jambe s’il le souhaitait. « Arrête ! » souffla-t-elle en se forçant à froncer les sourcils. « Tu sais très bien à quoi je pense et tu me feras pas croire que tu es innocent… » En voyant le regard des deux touristes, elle cacha son visage derrière la serviette. « Vas-y, donne-la moi la fessée si tu oses… » Murmura-t-elle. Se souvenant qu’elle s’adressait quand même à Kol, elle manqua de s’étouffer à nouveau. « Ce n’est pas un défi. » murmura-t-elle encore plus rouge si cela était possible.






Emi Burton
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MessageSujet: Re: If things were easy, they'd be boring [PV Laë ♥]   Lun 12 Oct - 22:10


It's you, only you


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it's hard, it’s sad inside and life is out.
Laëtitia & Kol


Le bracelet autour du quel tournait la conversation ne sera jamais rendu à la médium. Il est évident que Kol ne viendrait pas nier l’avoir prit pour ensuite le lui rendre, finalement coupable de ce quoi elle l’avait accusé. Il ne comprenait pas forcément un tel attachement, ce n’était qu’un objet, certes offert par l’une ou l’autre connaissance du passé, mais un bien matériel tout de même. Et le matériel n’avait aucune valeur aux yeux de Kol. Il pouvait aisément s’approprier tout ce qu’il souhaitait alors forcément, l’argent et autres biens lui semblaient inutiles par moment. Il ne s’était jamais attaché à de simples objets, ce même s’ils lui avaient été offerts par l’une ou l’autre personne ayant une soi-disant importance. Tout ce qui comptait cependant, tant que quelconque bracelet ou bijou soit concerné, c’était qu’il soit orné du symbole de sa ville. Le reste n’avait réellement pas d’importance et c’était là une chose qui garderait une quelconque raison d’être jusqu’au jour ou l’originel ne décide de partir. En revenant aux possessions matérielles, Kol se demandais si la médium ne cherchait pas à rentrer dans un débat avec lui. Elle ne devait pas ignorer qu’il ne la laisserait pas simplement se rabaisser à se dire être quelqu’un d’ordinaire. Elle ne l’était pas, pas pour lui. Son tatouage ou le fait qu’elle soit médium n’était pas la raison pour laquelle il l’appréciait tant. Ces deux aspects lui permettaient cependant de lui donner une place à ses côtés sans que cela ne paraisse bien suspect. Aurait-elle été simple humaine, le vampire n’aurait eu autre choix que de la transformer. « Tu te mésestimes trop. » Et qu’il avait en horreur qu’elle fasse ça. « La première fois qu’on s’est rencontré, tu ignorais que tu étais médium et ton tatouage n’avait aucune signification à mes yeux, pourtant tu es bien là aujourd’hui. » Ils étaient peut-être tombé tous les deux dans un seul et unique piège, se revoir une fois de plus pour en arriver à ce qu’ils étaient à présents. Dès qu’elle fit une remarque sur les mortels, il ne put s’empêcher un ricanement. Au moins ils étaient d’accord sur cet aspect le plus primordial.

Se rendant compte qu’il avait cherché à plaisanter, -bien que même lui avouerait ne pas trouver l’idée si mal que ça-, la médium prit elle aussi la dérive de l’amusement. Il doute que d’autres personnes ne parlent de puces électroniques ou encore de torturer un soi-disant voleur, soit. L’original plissa le regard en regardant la médium, bien qu’un rictus amusé ne trahisse une nouvelle fois la moquerie dont il faisait réellement preuve. « Insinuerais-tu par-là que je ne t’offre jamais de présent ? » On pouvait dire qu’il n’avait pas forcément l’âme romantique, pas autant que les autres Mikaelson. Mais si ces derniers s’amusaient à croire aux belles histoires d’amour,  loin était l’époque ou Kol eu cru nécessaire d’offrir de nombreux présents à une demoiselle pour obtenir ses faveurs. Et au vu de ses humeurs, sans parler des actes de la médium qui le poussaient parfois à vouloir l’enfermer à vie entre quatre murs, il était mieux qu’il s’abstienne par moment. Ils auraient l’éternité après, c’était évident. Autant ne pas s’ennuyer après deux ou trois siècles non ? Ce qui le repoussait à se mettre à l’évidence, la médium devrait d’abord vouloir devenir un vampire. Sujet suivant. La fête et le fait que Rebekah soit peut-être au courant. Oui. C’était loin d’être pratique mais elle restait sa sœur et il la connaissait que trop bien. « Souviens-toi de tes paroles la prochaines fois qu’une fête sera organisé. » Il ne comptait pas discuter plus longtemps de ça, comme on dit, le mal était déjà fait. Le plus jeune frère Mikaelson ne pouvait pas éviter les dégâts, mais les réduire ou stricte minimum. Il ne souhaitait pas que toute la famille soit au courant, bien qu’à son ignorance, ils l’étaient plus au moins tous. Klaus était dès lors un souci plus important à régler que Bekah. Laëtitia gloussa lorsqu’il fit mine de dire qu’elle en aurait profité pour ne pas l’inviter à rentrer. Ça lui valut un court instant un regard noir, bien plus amusé qu’autre chose cependant, le vampire s’y était attendu. Lui-même ne s’en priverait pas s’il en aurait le pouvoir. La médium semblait se prouver quelque peu naïve, bien évidemment qu’il avait des ennemis qui étaient déjà arrivés jusqu’à son manoir. Tant qu’aux habitants de sa ville, simples mortels ou non, le prix à payer pour toute déviance n’en valait pas la peine. Et les règles se voyaient généralement respectées. Tant bien même, il laissait parfois certains faire à leur guise et se permettait ainsi à avoir des yeux qui surveillaient sa ville en son nom. Il y a toujours eu un équilibre, donner et recevoir. Dès qu’on le trouvait, le reste se prouvait aisément être facile. Voulant garder sa nonchalance habituelle, le vampire hausse légèrement les épaules. « Je dois être un bon roi, c’est pour ça. » Il ne voulait pas en venir aux détails, forcément, grand nombre devaient craindre ce qu’il leur ferait subir s’ils venaient à s’approcher de son manoir. Les autres préféraient, par simple intelligence, s’en prendre à lui sur un terrain qui lui était plus défavorable.

La réaction de la médium l’amusa. Quand bien même ils s’accordaient tous les deux à ne pas agir comme le commun des mortels, qui semblaient souvent oublier qu’il y avait bien une différence entre le privé et le publique, ça ne l’empêchait pas de faire des sous-entendus. Et à sa première remarque, Kol répliqua aussi tôt, reprenant l’innocence dont il était pourtant incapable. « Ce à quoi mes paroles te mènent à penser ne regarde que toi. » Il cherchait peut-être à la frustrer, qui sait. À l’allusion d’un comportement plutôt déplacé pour le lieu, le vampire s’esclaffa à son tour. « Si tu en perds déjà tes bonnes manières, je vais devoir me taire. » Peut-être faudrait-il mieux aussi, bien qu’il ne sache pas encore qui il tuerait ou non, c’était toujours dommage de s’en prendre aux habitants de sa ville. La prochaine fois peut-être, quelque part d’autre qu’à Shreveport. S’il avait pensé bien faire en coupant court à une conversation bien trop sérieuse pour le moment, il remarqua l’air pensif de la médium. Et comme elle avait l’art de se dire qu’elle n’était  qu’une humaine de plus, le vampire l’observa sans dire un mot. Il ne pouvait connaître ses pensées, ou du moins pas en cherchant à les deviner. Laëtitia était pourtant facile à lire sur certains sujets, celui-ci en étant un. Du moins en ce qui concernait ses questionnements, toujours assez ridicule aux yeux du vampire. Elle ne serait vraiment pas là s’il ne souhaitait pas l’avoir à ses côtés. Lui qui se lassait rapidement de certains la laissait vivre sous le même toit que lui, il n’y avait pas plus explicit. Elle revint sur le sujet de sa mère adoptive et Kol l’écouta. Évidemment que ses parents n’étaient plus en vie. Y aurait-il eu des papiers d’adoptions adéquat à un tel acte l’aurait peut-être cru capable. Bien qu’il ignorait qu’Angèle soit un vampire et que forcément, elle ait elle-même tué les parents de la médium. « Elle savait peut-être que tu étais médium, peut-être que quelqu’un d’autre ayant de bien plus mauvaises intentions ne cherchait à te mettre la main dessus. » Il n’aimait pas envisager cette option, ce même s’il n’avait pas connu Laëtitia dans le passé, la simple idée qu’on ait voulu ou qu’on veuille lui faire du mal l’énervaient au plus haut point.

C’était presque trop facile, les allemands levant le regard pour à peine croiser celui du vampire. Il trouvait ceci fort amusant, c’était d’une évidence telle qu’il laissa la médium lui donner un coup de pied sous la table. Elle avait failli s’étouffer dans son thé, après tout, et il s’était moqué de cette réaction loin d’être effrontée. La voyant se cacher derrière sa serviette, l’originel s’esclaffa une nouvelle fois. Bien qu’elle se souvint  vite qu’il ne fallait mieux pas lui lancer de défi. « Je me demande ce que tu ferais si je relève ce défi. » Tout était bon pour l’embarrasser un peu plus. Il n’était pas forcément aisé de la mettre dans l’embarras, ayant trouvé le moyen le plus rapide, il l’utilisait contre elle sans remord. « Trêve de plaisanterie, on y va ? » L’originel se releva, attendant que la médium fasse de même pour lui prendre la main et la mener vers l’extérieur. S’il en abandonnait ses pensées paranoïaques, ce n’était pas forcément désagréable. Tout le monde pouvait ainsi voir qu’ils étaient liés, façon de voir les choses tel un être possessif comme lui pouvait les concevoir.

La rue semblait déjà grouiller un peu plus de vie. De nombreux humains s’apprêtant à partir travailler, sortant de leur demeure pour ainsi mieux pouvoir se rendre à leur travail. Comme les maisons dataient encore d’une autre époque, beaucoup n’avaient pas de garage et de ce fait, la rue semblait réellement se vider avec les départs. L’originel avait depuis longtemps perdu le l’envie de s’intéresser aux quartiers historiques, c’était là plus un trait d’Elijah. Les boutiques étaient deux rues plus loin et il ne comptait pas non plus déplacer son véhicule. Voyant les humains se presser, certain sans doute en retard, Kol ne pu s’empêcher de s’en amuser. « Voilà pourquoi le commun des mortel est prévisible. On pourrait croire que le diable est à leurs trousses sauf qu’il s’agit simplement d’éviter d’être en retard. Les patrons doivent être effrayants. » Se moquait-il de cette contraire que représentait la vie banale d’un mortel ? Oui. Il ne pouvait après tout la comprendre. Tout en tournant la rue, Kol lança un regard amusé à la médium. « Toi qui te plains d’avoir toujours ce que tu veux, tu devrais travailler. Il parait que c’est satisfaisant de gagner son propre argent. » Bien sûr, il proposait l’idée pour embêter la jeune femme. Il ne la laisserait en aucun cas faire ça, ce même si elle lui disait aimer ça.
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